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«L'Ukraine, c'est une boucherie»: Maurine Mercier raconte

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«L'Ukraine, c'est une boucherie dégueulasse»: une reporter suisse raconte

Après des années à couvrir la guerre civile en Libye, la journaliste Maurine Mercier quitte Tunis à bord de sa vieille bagnole pour avaler les 3600 kilomètres qui la séparent de Kiev. Depuis plus de huit mois, la correspondante de la RTS raconte avec passion le front, l'Ukraine, les Ukrainiens. D'ailleurs, son travail a été récompensé par un prestigieux prix cette semaine. Entretien.
03.11.2022, 18:3206.11.2022, 11:38
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Maurine Mercier n'aime pas parler d'elle. Normal. Son job, c'est de parler des autres. On lui promet de faire court, juste le temps de la féliciter pour le prix Jean Dumur 2022, reçu mardi pour auréoler sa couverture de la guerre. «Quand je reçois des récompenses, j'ai juste envie de me planquer», rit-elle au bout du fil.

La correspondante de la RTS, Radio France et la Radio-télévision belge de la communauté française (RTBF), qui «déteste» l'étiquette de «journaliste de guerre», préfère nous décrire le conflit, l'Ukraine, le moral des troupes et des habitants, qu'elle observe depuis huit mois.

Pour commencer, comment ça va?
Maurine Mercier: Bien, merci! Aujourd'hui, c'est une journée «calme». J'ai le temps, j'en profite pour faire des sujets de société, raconter ce pays qui se transforme avec la guerre, sans me «limiter» aux lignes de front et aux bombes qui tombent. 80% de l'Ukraine ne se trouve pas dans cette situation.

A quoi ressemble votre journée type?
La journée type n'existe pas. On ne sait jamais ce qui va se produire! Pour l’instant, ça s’annonce calme. En ce moment, je me balade en plein centre-ville. Avant la guerre, c'était une fourmilière, électrique, trépidante. Désormais, tout fonctionne au ralenti. On voit peu de gens déambuler dans les rues. Il y a beaucoup de petites échoppes à café: en temps normal, il faut attendre une demi-heure pour qu’on te serve. Là, tu as tout tout de suite. Mais on ne sait pas ce qui va se passer.

«Tous les lundis, depuis un mois, Kiev reçoit une pluie de bombes»

Alors, la journée se transforme. On n’arrive jamais à prévoir.

C'est comment le quotidien dans une grande ville?
Dans les grandes villes comme Kiev, les gens tiennent. Les Ukrainiens ont un proverbe merveilleux: «Nos yeux ont peur, mais nos mains s’activent». On est remué de l’intérieur, on subit, mais on s’active. On se lève le matin, on va bosser, on vit. Quand il y a des coupures d’eau ou d’électricité, on s’organise. L'action, c'est la meilleure manière de chasser l’angoisse.
C'est plus éprouvant quand on est à l'écart. Beaucoup d'Ukrainiens me disent que leurs proches, réfugiés à l’étranger, vivent bien plus mal la situation.

Comment va le moral des Ukrainiens sur place?
On parle beaucoup de leur résilience. C'est vrai. Même s'ils n’ont pas le choix. Lorsque je suis arrivée en mars depuis la Tunisie, au moment des premières attaques, j'ai été frappée par leur dureté. Ce n’était pas évident de les capter. J’avais peur de les brusquer, de ne pas être à la hauteur en termes de courage. Finalement, j’ai compris: les gens étaient saisis. Traumatisés. Le moment était tellement dur. C'était une telle gifle. En m'installant à Kiev, au mois d’août, j'ai découvert les Ukrainiens pour ce qu’ils sont: des êtres humains, évidemment, mais aussi des gens capables de rire de tout. Même du pire.

On dit en effet que les Ukrainiens sont bourrés d'humour. C'est donc vrai?
Ils ont un sens de l’humour absolument génial, qu’on retrouve dans beaucoup de pays qui subissent des conflits. Régulièrement, les interviews finissent par des pleurs, mais aussi par des blagues. L’humour de guerre peut être très dur et incisif parfois, mais il est nécessaire. Il permet de prendre du recul. Les Ukrainiens savent que ce conflit va durer. Le rire fait partie de la boîte à outils qu’ils utilisent pour résister.

En tout cas, ce sont des pros du trolling sur les réseaux sociaux...
C'est vrai qu'on voit parfois beaucoup de moqueries à l’encontre des Russes sur les réseaux sociaux. Dans la vraie vie, en revanche, on s’abstient de les tourner en ridicule. Beaucoup trouvent que c'est une provocation inutile. En tout cas, ils ont un humour très fin.

«La situation est dure, mais ces moments de vie, il faut les saisir pour tenir sur la longueur. Le rire, le sourire, c’est la plus jolie des armes»

Les Ukrainiens en sont convaincus: d’un point de vue territorial, ils vont gagner. Mais dans quel état se trouvera alors leur pays, notamment économiquement? Le pays est à l’arrêt.

Justement, comment font les gens pour se procurer des denrées sans revenu? Reçoivent-ils des aides de l'Etat?
C’est compliqué. Les zones bombardées, ou à proximité des zones de combat, sont approvisionnées par des volontaires. Ça aussi, c’est très impressionnant. Au-delà de l’Etat, ce sont souvent les citoyens lambda qui s’organisent, créent des réseaux, acheminent des produits. Quand je pars faire des interviews dans des lieux complètement reculés ou hors circuit, je demande ce que je peux apporter. On me répond souvent: «Pas besoin! Des volontaires sont passés hier! J’ai du lait, des céréales….»

«Il y a une entraide, une solidarité colossale, entre les gens»

Les Ukrainiens ont coutume de dire que c’est comme ça qu’ils bâtissent leur pays. Ils ne veulent pas tout attendre de l’Etat. Non seulement parce qu'il est en guerre et qu'il a du pain sur la planche, mais aussi parce qu’il est défaillant. Il y a encore d'immenses problèmes de corruption. Chacun, sur le plan individuel, a un rôle à jouer. C’est épatant.

Au supermarché, on trouve quoi du coup?
Tout! C’est dingue. Même quand Kiev était attaquée violemment en mars. Il y a bien plus que tout ce que j’ai vu en Tunisie. Pour citer un exemple pas très écolo: pour trouver un avocat en Tunisie, il fallait se lever tôt. En Ukraine, il y a des avocats partout. Les chefs de réapprovisionnements se sont mis en place. Les Ukrainiens sont des hyper pragmatiques. Plus ils ont peur, plus ils agissent. Ils le disent eux-mêmes: c’est un pays qui a souvent souffert. Ils savent y faire, dans l’adversité. En ce moment, à Kiev, il y a des coupures d’électricité de plusieurs heures tous les jours. Mais on fait avec.

Pourquoi avoir quitté la Libye pour l'Ukraine?
Quand je suis venue en mars, ma première idée était de couvrir la guerre du côté russe. Malheureusement, ça ne s’est pas encore fait. Les autorisations sont quasiment impossibles à décrocher. Je n’ai pas encore eu accès aux territoires occupés par la Russie, mais je garde cela très à cœur. C’est notre devoir de couvrir un conflit des deux côtés. Il y a des victimes partout, il ne faut pas se leurrer.

«Il ne faut jamais l’oublier: les guerres sont des boucheries. C’est dégueulasse, il n’y a pas d’autres mots. Il y a des gens qui crèvent de part et d’autre, dans les deux camps»

J’étais venue pour dix jours, je suis restée trois mois. C'était un choix. J’ai tenu à m’établir pour me faire des réseaux, sentir les choses sur le long terme, comprendre le pays. Je sais que les gens finiront par se lasser de la guerre en Ukraine. C’est à ce moment-là qu’il faudra vraiment être présent, essayer de faire entendre les voix de ces gens qui souffrent.

«J'avais besoin de subir les coupures d’électricité dans un appart, comme n'importe quel Ukrainien. Je ne voulais pas rester dans un hôtel où il y a des générateurs quoi qu’il arrive»

Au mois d'août, j'ai fourré tout ce dont j'avais besoin pour vivre dans ma vieille voiture pourrie. Toutes les deux nous avons avalé les 3600 kilomètres Tunis-Kiev. Depuis, j’ai passé pas mal de temps en vadrouille. L'Ukraine est vaste. Pour ne rien vous cacher, je suis encore en train de chercher où sont les interrupteurs dans mon appart’!

Comment vous déplacez-vous sur le front? Vous êtes accompagnée?
Pour mes reportages, je circule avec ma voiture, en train ou en transports publics. Je suis accompagnée par trois différentes traductrices, en fonction de là où je me trouve dans le pays. Une dame de cinquante ballets, génialissime, et deux autres jeunes femmes, d'environ 28 ans. Ce sont de belles relations, avec lesquelles j’ai collaboré quand je suis venue pour la première fois, juste après le début de la guerre. Comme tant d’autres de gens en Ukraine, ces femmes essaient de trouver d’autres sources de revenus. Elles me font un cadeau inouï: elles bossent avec moi pour un dixième du salaire qu'elles pourraient toucher avec un envoyé spécial. C’est une amitié dingue.

Pourquoi cette faveur?
Parce que je suis là pour rester. Ces femmes sont très clairvoyantes, elles ont la tête froide, elles ne suivent pas aveuglément ce que disent les autorités et se méfient aussi de la propagande ukrainienne. Elles ont un recul sur leur pays, car elles ont des attentes: elles veulent bâtir une démocratie. On travaille en communion. Ça m’aide beaucoup de collaborer avec ces interprètes. Plutôt que de penser à ma bobine, je pense d'abord à elles. Il n’est pas question qu’il leur arrive quoi que ce soit.

Comment travaille-t-on sur la ligne de front?
Quand on est près du front, on est hyper concentrés. Il faut faire en sorte que la sécurité soit assurée. Et puis, il y a une part d'instinct. On a beau faire toutes les formations de sécurité du monde, on ne peut pas deviner ce qui va se produire. Nous sommes comme des chats: si nos antennes se dressent pour une raison ou pour une autre, qu'on a une mauvaise intuition, il faut partir. On est peut-être en train de se sauver la mise. Finalement, il faut se renseigner énormément.

«Ce n’est pas évident en Ukraine, car l'armée et les militaires sont très verrouillés. Il est devenu presque impossible de s’approcher des lignes de front»

Pourquoi les lignes de front sont-elles verrouillées?
Plusieurs raisons: d'abord, la sécurité. Au début de la guerre, des journalistes ont fait des idioties et filmé des villages qui étaient encore des lieux de combat. Suivant la manière dont on tourne, les images peuvent servir à l’armée adverse et provoquer des morts en plus. Ensuite, il y a une stratégie militaire. Et puis, il y a une forme d’opacité, il faut le dire. Nous, les journalistes, on se trouve dans une situation compliquée. On aimerait pouvoir se rapprocher du front, voir de nos propres yeux, mais on n'y est pas toujours autorisé. Je comprends, mais j’aimerais que les autorités nous le permettent.

«Pour bien couvrir une guerre, il faut pouvoir voir»

En termes militaires, en quoi le front que vous avez sous les yeux en Ukraine diffère-t-il de celui que vous avez connu en Libye?
La guerre, ici, est épouvantable. Dans le sens où il s’agit d’une guerre de tranchées, à l’ancienne, façon Seconde Guerre mondiale. Les gens s’entretuent à quelques centaines de mètres de distance. Rajoutez à cela des armes de haute-technologie, tout l’éventail de ce qu’on peut imaginer pour se faire la guerre. Heureusement, le système de défense antiaérien ukrainien est beaucoup plus efficace qu’il ne l’était avant. Ce qui n'empêche pas certaines bombes d'atteindre leur objectif. D’autres, même si elles sont détruites par le système de défense, doivent bien tomber quelque part et provoquent d'énormes dégâts.

Comment les Ukrainiens vivent-ils ces bombardements?
Dans certaines villes comme Mykolaïv, au Sud, les habitants subissent les bombardements presque tous les jours.

«Les gens sont sous anxiolytiques, parce que c’est trop d’angoisse, de stress»

C’est pour ça que cette guerre est terriblement violente: personne n'est pas à l’abri, pas même dans les lieux «calmes». Il y a ce contraste inouï entre des tranchées, des drones, de l’aviation et, quelques centaines de kilomètres plus loin, des villes qui peuvent être la cible des missiles longue portée russes.

«Désormais, tous les Ukrainiens peuvent potentiellement prendre une bombe, où qu’ils se trouvent»

De quoi se rend-on compte, quand on est sur place?
A quel point tout est formidablement lent. Qui dit lenteur, dit plus de victimes. Je prends l’exemple de Kherson, qui attend une contre-offensive ukrainienne depuis trois semaines et demi. On a tout le temps l’impression que cela pourrait se produire demain. Mais il faut arrêter d’imaginer des renversements de situation d'un jour à l'autre.

«Je me garde de faire des pronostics, mais la guerre ne va pas se régler en deux jours. C’est une évidence»

Cette guerre a déjà huit ans dans les jambes. Les conflits sont faits pour durer, en particulier quand des armements arrivent des deux côtés. C'est pour cette raison qu'il faut éviter à tout prix qu'ils démarrent.

Comment interpréter ces pronostics militaires qu'on lit tous les jours dans les médias, y compris chez watson?
C’est une manière de répondre à nos angoisses, de gérer une guerre sur le sol européen qui nous a pris de court. On cherche des réponses. Mais on n'apporte rien en parlant trop. Notre devoir, justement, c’est de ne pas se lancer dans des hypothèses. Il y a une espèce d’impatience chez nous autres médias. On veut souvent que les histoires avancent plus vite.

«Il y a tellement d’attention sur l’Ukraine qu’on a parfois envie de prendre nos désirs pour des réalités. Mieux vaut être plus parcimonieux, couvrir sur la durée, sans lasser le public»

Pour l'instant, l'intérêt du public ne semble pas encore s'essouffler. Est-ce parce que la guerre en Ukraine nous touche plus que d'autres conflits?
Je suis passée d’une guerre en Libye dont tout le monde se fichait et à laquelle j'essayais d'intéresser les gens, à celle en Ukraine. Quand je suis arrivée, il y avait des centaines et des centaines et des centaines de journalistes. C’était vertigineux. Pourtant, en 2014, la guerre qui se jouait dans la république séparatiste de Donetsk passait complètement sous les radars. Donetsk, c'était un peu comme la Libye en guerre civile post-Kadhafi: on a l’impression que c'était très loin de nos préoccupations.

«C'est comme si notre empathie ne se dirigeait que sur des êtres qui nous "ressemblent"»

Il y a deux poids, deux mesures. On se sent plus proche des Ukrainiens que des Libyens. On l’a vu sur la question des réfugiés ou sur celui des viols. J’ai passé six ans en Afrique du Nord à interroger des femmes qui avaient été violées. Maintenant que je récolte des témoignages similaires en Ukraine, je vois bien que la caisse de résonance est différente. Cela me pose problème. J’ai eu du mal à quitter l’Afrique du Nord.

Comment faire pour gérer l’atroce? Digérer tout ce qu'on voit?
Il faut faire attention. Les Ukrainiens ou les Libyens subissent plus que n’importe qui. Notre cerveau ne peut assimiler cela sans traces. Pour ma part, j’ai la chance folle d'être ultra bien entourée. Par exemple, la fille qui m’a accompagnée lors d'un reportage très pénible, dimanche. On s'est appelé le soir même pour se demander comment ça va. Elle m’a dit qu’elle allait quitter Kiev pendant deux jours, pour processer tout ce qu’on a entendu. Elle est prof d'art dramatique, elle m’a donné quelques techniques. Par exemple, dans sa salle de théâtre, elle organise des sessions où les gens se touchent les uns les autres. Bêtement.

«Souvent, les gens s’effondrent en larmes. Ils reprennent conscience de leur corps, après avoir réalisé que depuis des mois, ils sont en retenue de tout»

Je peux m’en inspirer. A mon échelle, je me rappelle surtout que j’ai de la chance: ma famille n’est pas là, elle est à l’abri. Moi, je vis beaucoup mieux les choses en étant sur place qu’en étant à l’extérieur. C’est pour cela que je suis là. C’est très égoïste, au fond: la réalité me convient bien mieux. Voir les choses me rassure.

«Quand tu es sur place, il y a des moments rudes. Les interviews, c’est voir la souffrance des gens en pleine soudure. Mais il y a aussi toute la vie à côté, tous les moments qui fonctionnent»

C’est comme ça que je tiens: en vivant dans un pays un peu comme les gens. En respectant, en parlant beaucoup. Je n’ai aucune pudeur, ni ego mal placé en termes d’émotions. Quand je dois pleurer, je pleure. Quand je dois me marrer, je me marre.

Vos dernières larmes remontent à quand?
Dimanche. Une interview de deux heures et demie d’une dureté absolue, avec une personne qui a souffert de manière épouvantable. Contrairement aux envoyés spéciaux qui doivent aligner les sujets en peu de temps, je peux m'autoriser à passer trois ou quatre heures avec quelqu’un. J’ai accès à des séquences de vie où tu peux te prendre dans les bras, rigoler, parler de choses et d’autres. Les gens peuvent me questionner sur moi s’ils en ont envie, je joue le jeu. Ce sont ces moments de «vie normale» qui permettent d’évacuer, de digérer tout ça. Quand un pays subit une guerre, cette intensité de petite vie normale qu’on vit en Suisse prend de l’importance: une journée avec moins d’alertes que d’habitude, des trucs tout bêtes...

«Une journée qui se passe bien, sans drame, tu la prends, tu la savoures, tu te roules dedans»

Les Ukrainiens le font, c’est ce qui leur permet de tenir.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué depuis le mois de mars?
Arf, il se passe tous les jours quelque chose de marquant. Je dirais que ce qui m’a marqué, pour mille et une raisons, c’est Butcha. Le témoignage de cette maman qui a accepté de témoigner des viols qu’elle avait subis. Pourtant, les viols, c’était quasiment mon quotidien en Afrique du Nord.

«Butcha, ça a été extrêmement marquant. Une débauche de violence, à la limite du sadisme collectif»

Je suis arrivée quand Butcha venait d’être libérée. Tu dois enjamber les cadavres de civils dans les cours des datchas et des maisons. Les gens liquidés comme si on avait tiré des lapins. Les habitants sortaient tout juste de leur abri, avec des états de traumatisme… Clairement, clairement, clairement, c’est le souvenir le plus marquant. Cela me désole de devoir le dire, car j’ai envie de raconter tout ce qu’il y a de beau. Il faut pouvoir souffler sur tout ce qu’il y a de beau, de vie, de positif, qui peut amener la paix.

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