Starmer s'engage à interdire les Gardiens de la révolution iraniens
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, s'est engagé à présenter dans les prochaines semaines un projet de loi destiné à «interdire» les Gardiens de la révolution iraniens, selon des informations de presse parues vendredi.
Le chef du gouvernement a fait ces déclarations au Jewish Chronicle, un journal de la communauté juive qui a son siège à Londres, au cours d'une visite, jeudi, dans une synagogue londonienne qui avait été la cible d'un incendie criminel, il y a près d'une semaine.
Starmer, interrogé sur la possibilité d'interdire les Gardiens de la révolution.
Il n'a pas précisé ce que cette «interdiction» signifiait concrètement.
Cet engagement intervient après que l'Union européenne a décidé, en janvier, de qualifier le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'«organisation terroriste» en raison de la répression sanglante des manifestations qui se sont produites en Iran.
Les habitants juifs du nord-ouest de Londres restent en état d'alerte maximale après une vague d'incendies criminels ayant visé des synagogues et des lieux communautaires, qui a débuté après les premières frappes américano-israéliennes dans l'actuelle guerre contre l'Iran le 28 février.
Starmer s'est dit «de plus en plus préoccupé» du recours à des intermédiaires par des pays pour des activités criminelles au Royaume-Uni.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique, qui est le bras idéologique de l'armée iranienne, a été créé après la révolution de 1979 avec pour mission de protéger le pouvoir clérical.
Les Gardiens contrôlent ou possèdent des entreprises dans tous les secteurs de l'économie iranienne, y compris dans des secteurs stratégiques majeurs. (dal/ats/afp)
