C'était une manière plus ou moins élégante de saluer le retour de la princesse de Galles sur le devant de la scène publique. Ce dimanche, alors que Kate assurait l'un des plus importants évènements de l'année - et son tout premier depuis l'annonce de la fin de sa chimiothérapie en septembre, la commentatrice britannique Narinder Kaur s'est fendue d'un tweet d'une délicatesse, disons... toute relative.
Il n'en fallait pas plus pour susciter l'indignation des fans de la princesse. «Dégoûtant», «inacceptable», «odieux» ou encore «épouvantable»: des hordes d'utilisateurs et amateurs de royauté n'ont pas tardé à monter au créneau pour vilipender la présentatrice, alors que Kate achevait sa deuxième journée consécutive d'engagements, pour commémorer les Britanniques décédés pendant la Première Guerre mondiale.
Face à la violence de l'assaut, l'ancienne vedette de téléréalité, qui a notamment participé à l'émission Big Brother, n'a pas hésité à donner la réplique. «Mon frère a eu un cancer… il n'a pas vieilli comme ça», a-t-elle asséné sur X. Avant de se fendre finalement d'une vidéo d'excuses dans laquelle elle a admis que sa remarque était «stupide» - et de s'en prendre aux internautes l'ayant inondée de «messages sexuels, racistes [et] violents».
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Si la présentatrice très suivie n'en avait pas rajouté une couche en faisant écho à des théories du complot exhumées au cours du week-end, selon lesquelles la princesse de Galles n'aurait jamais été atteinte d'un cancer - mais de cellules «précancéreuses».
Les théoriciens du complot en veulent pour preuve un reportage daté du mois de septembre, à l'occasion de l'annonce de la fin de la chimiothérapie de Kate. A l'époque, une chroniqueuse royale très respectée de la chaîne britannique Sky News rappelait dans son sujet que:
Si la formulation était passée quelque peu inaperçue à l'époque de la publication, au milieu de la joie et du soulagement suscités par la bonne nouvelle, elle sert désormais à alimenter les rumeurs selon lesquelles Kate aurait simulé ou exagéré son cancer pour dissimuler d'autres difficultés personnelles.
Il faut dire que la journaliste en question, Rhiannon Mills, est une rédactrice royale extrêmement respectée dans le petit milieu du «royal rota» - ce groupe quasi officiel de journalistes royaux qui travaillent pour des médias nationaux et profitent d'un accès privilégié à la famille royale britannique.
La résurgence de nouvelles théories autour de la santé de Kate ne sera en tout cas pas pour plaire au palais de Kensington, qui a connu son lot de spéculations et de démentis cette année. Ni le meilleur moyen de conforter la princesse de Galles dans son retour à la vie publique, après de longs mois loin des projecteurs.