International
Santé

Hantavirus: l'Argentine ne peut pas confirmer l'origine de la contagion

Hantavirus: l'Argentine ne peut pas confirmer l'origine de la contagion
Un foyer de hantavirus est apparu sur un navire parti le 1er avril d'UshuaiaImage: AP

Hantavirus: l'Argentine ne peut pas confirmer l'origine de la contagion

Les autorités argentines ont examiné l'itinéraire du patient zéro depuis son entrée dans le pays. Elles indiquent qu'il n'est pas possible de confirmer l'origine de la contagion.
08.05.2026, 07:0808.05.2026, 07:08

L'Argentine a annoncé jeudi qu'il n'est à ce jour «pas possible de confirmer l'origine de la contagion» de hantavirus, dont un foyer est apparu sur un navire parti le 1er avril d'Ushuaia, en Terre de Feu, malgré les informations et l'itinéraire recueillis sur le cas zéro.

«A ce jour, et au vu des informations fournies jusqu'à présent par les pays concernés et les organismes nationaux impliqués, il n'est pas possible de confirmer l'origine de la contagion», a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué, à l'issue d'une réunion avec les référents sanitaires des 24 provinces du pays.

La veille, le ministère avait annoncé retracer l'itinéraire de deux passagers néerlandais du navire qui ont perdu la vie: un couple qui avait voyagé quatre mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau en Argentine à partir du 27 mars, avant d'embarquer à bord du MV Hondius le 1er avril.

Lors de la réunion de jeudi, «les antécédents ont été examinés, ainsi que les données recueillies sur le parcours du cas index (zéro, NDLR) depuis son entrée dans le pays en novembre», a précisé le ministère.

Les provinces ont partagé leur travail visant à « identifier l'itinéraire des voyageurs sur leurs territoires».

La veille, le ministère avait indiqué qu'il n'était «pas confirmé que la contagion ait eu lieu en Argentine», ajoutant que la province de la Terre de Feu (extrême sud), d'où est parti le MV Hondius, n'a signalé «aucun cas d'hantavirus» depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996.

«Rat à longue queue»

Les autorités sanitaires du pays ont cependant annoncé que des experts seront envoyés le prochain envoi à Ushuaia pour capturer et analyser des rongeurs, en quête d'une «possible présence du virus».

Des équipes de l'Institut Malbran de Buenos Aires, référence nationale en matière d'infectiologie, se rendront «dans les zones liées au parcours» du couple néerlandais.

Juan Petrina, directeur du centre d'Epidémiologie de la province de Terre de Feu, a précisé jeudi à l'AFP qu'ils rechercheront la présence éventuelle d'un rongeur porteur du virus.

Le «rat à longue queue», principal transmetteur, notamment de la souche Andes détectée sur des passagers du Hondius, n'est pas présent en Terre de Feu, a rappelé M. Petrina.

Virus endémique

En revanche, tant du côté chilien qu'argentin, on trouve une sous-espèce du même animal, et il y a un débat scientifique sur sa capacité à être transmetteur, a-t-il souligné.

Jeudi, le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, précisait que le couple néerlandais voyageait dans le cadre d'un séjour «d'observation d'oiseaux, comprenant des visites de sites où est présente l'espèce de rat connue pour être porteuse du virus Andes».

Le hantavirus est endémique dans plusieurs régions d'Argentine, un peu moins d'une centaine de cas par an en moyenne ces dernières années, avec une incidence plus forte dans les provinces de l'extrême nord-ouest, à l'opposé de la Terre de feu. La souche Andes est par contre présente dans des provinces patagoniennes du Sud, Chubut, Rio Negro et Neuquen. (ats)

Connaissez-vous les papillomavirus humains?
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
On lui a coupé un bout du pénis et il veut le dire à tout le monde
Ecossais, Alastair Munro a accepté de témoigner à visage découvert dans un documentaire pour alerter sur une maladie rare et taboue: le cancer du pénis.
Quand Alastair Munro a remarqué une petite boule sur son pénis, il a senti que «quelque chose n’allait pas. Pourtant, il a attendu plusieurs semaines avant de consulter. Son médecin lui a alors annoncé sans détour qu’il soupçonnait un cancer. «C’était une affirmation assez directe. J’ai été choqué», raconte cet homme de 49 ans dans un reportage diffusé par la BBC.
L’article