Habillé d’un uniforme de détenu, Diddy, aussi connu sous les noms de Puff Daddy ou simplement Diddy, a adressé des sourires à certains de ses enfants présents dans la salle. Il est accusé de trafic à des fins d’exploitation sexuelle, extorsion et transport de personnes à des fins de prostitution, des charges qu’il nie en bloc. Si reconnu coupable, il risque la prison à vie.
Mercredi, à l'issue d'une brève audience où l'accusation et la défense ont essentiellement discuté de la procédure devant le juge Arun Subramanian, l'inculpé a embrassé un par un ses avocats et leur a souhaité de «bonnes fêtes» avant de repartir en prison.
Selon les autorités, P. Diddy aurait utilisé son «empire» musical, construit grâce à son label Bad Boy Records, pour orchestrer un système de trafic sexuel violent. Connu dans les années 90 et 2000 pour son style «bling-bling» et ses fêtes extravagantes, il est aujourd’hui dépeint par ses victimes présumées comme un prédateur, exploitant alcool et drogues pour asseoir sa domination.
En plus des charges criminelles, Diddy fait face à plus de 120 plaintes civiles. Son procès, prévu pour le 5 mai 2025, pourrait également être marqué par l’affaire rebondissante impliquant Jay-Z. Ce dernier a été récemment accusé d’avoir, avec P. Diddy, agressé une adolescente de 13 ans en 2000. Jay-Z a vigoureusement nié ces accusations, qualifiant les démarches judiciaires de tentative d’extorsion.
Une nouvelle audience procédurale pour Diddy est prévue pour le 17 mars 2025. En attendant, l’ancien roi du hip-hop retourne en détention, emportant avec lui des accusations qui ébranlent l’univers musical qu’il a contribué à façonner.