Depuis que Taylor Swift partage la vie de la star de la NFL Travis Kelce, une tête blonde peu familière apparaît régulièrement dans son sillage. Que ce soit dans les tribunes, à l'extérieur du stade ou devant l'entrée du dernier restaurant italien branché de la Cinquième Avenue. Son nom? Brittany Mahomes, brièvement footballeuse professionnelle avant de devenir, comme Taylor, la compagne d'un joueur des Chiefs de Kansas City, Patrick Mahomes.
Il n'aura fallu que quelques semaines à la jeune femme, qui partage la vie du quarterback de la NFL depuis qu'ils se sont connus dans un lycée du Texas, pour s'intégrer dans le cercle aussi fermé que scruté de la chanteuse la plus célèbre de la planète. N'est pas membre de ce nid exclusif qui veut et s'appeler Selena Gomez, Blake Lively ou Gigi Hadid est un minimum.
Et pourtant. Connue des seuls fans de football et de sa communauté sur les réseaux sociaux, Brittany Mahomes fait désormais partie des figures récurrentes des pages de Page Six et People.
C'est toutefois un niveau bien supérieur de notoriété que cette coach sportive, influenceuse, actionnaire et mère de deux enfants a acquis cet été. Un peu malgré elle.
Rembobinons. Nous sommes le 13 août 2024, et Britanny Mahomes scrolle innocemment son fil Instagram. C'est là qu'elle commet l'impensable: liker une publication de Donald Trump. L'image en question? Une succession de promesses de campagne du candidat républicain, pour un éventuel second mandat, parmi lesquelles l’exclusion des «hommes des sports féminins» ou «stopper l'invasion des migrants».
Si elle a retiré son «J'aime» et ne suit plus le compte de Donald Trump depuis, la mention de Brittany restera gravée à jamais, vouée à passer à la postérité par des captures d’écran. «Brittany Mahomes vient de révéler qu’elle soutient Trump», s'indigne aussitôt un utilisateur, sur X. «Je ne comprends pas comment des gens avec des enfants peuvent encore voter pour un violeur d'enfants ou un criminel notoire», s'étrangle un autre.
Face à ce déluge de réactions, c'est une Brittany Mahomes très agacée qui finira par se fendre d'un communiqué sur Instagram, une dizaine de jours plus tard. «Je veux dire, honnêtement. Pour être un hater à l’âge adulte, il faut avoir des problèmes profondément enracinés que l’on refuse de guérir depuis l’enfance», assène-t-elle.
Si elle ne fait aucune référence explicite à la polémique, le lien avec son coup de gueule semble vite fait. Du moins, pour les fans de Taylor Swift... et surtout, pour Donald Trump.
Car l'intéressé n'a pas tardé à profiter d’un brouhaha jusqu'alors, avouons-le, plutôt futile. Sur son réseau Truth Social, l'ancien président a jeté une belle rasade d'huile sur le feu en «remerciant» ce gage de soutien inattendu - peu importe si celui-ci n'est pas franchement explicite.
Il n'en fallait pas plus pour que les fans de Taylor Swift, habitués à scruter leur idole avec l'acuité d'un faucon, trépignent sur le moindre signe annonciateur de la déchéance de Brittany, cette nouvelle copine «trumpiste» et intruse dans le club. Pour rappel, la chanteuse mondialement célèbre est une vibrante démocrate depuis au moins 2018. Tout comme une écrasante majorité de «Swifties».
Des «indices» de rupture entre les deux «amies», il y en aura quelques-uns. Le plus flagrant déboulera lors du match d'ouverture de la saison de NFL, entre les Chiefs et les Ravens de Baltimore, le 5 septembre, où elles prennent place dans des loges différentes. Taylor Swift préférera s'asseoir dans celle de son amoureux Travis Kelce, quand Brittany Mahomes assistera au jeu depuis une salle réservée aux amis et à la famille de son mari, Patrick.
Le début d'un clivage? Voire du bannissement pur et simple de Brittany Mahomes? Pas du tout, selon une source proche des deux jeunes femmes, dans les colonnes du tabloïd US Sun. «Elles sont de très bonnes amies et elles étaient très excitées d'aller au match, mais elles avaient des plans différents, comme cela arrive parfois», assure l'initié, qui insiste lourdement sur le fait qu'il n'y a «aucune tension» entre elles.
Une version corroborée quelques jours plus tard, lors de la finale de l'US Open de New York, durant laquelle les deux amies seront photographiées bras dessus, bras dessous et avec de grands sourires aux lèvres.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais ce serait mal connaître les Swifties les plus fervents, qui perçoivent dans cette démonstration d'amitié bien plus qu'une simple marque de soutien: pour eux, c'est une déclaration politique. En enlaçant son amie, Taylor Swift aurait tout aussi bien pu porter une casquette MAGA et chanter son soutien à Donald Trump avec sa guitare.
Rappelons que, à ce moment-là, la superstar n'avait pas encore officialisé son choix politique. Taylor se laisse désirer. Ses adeptes sont sur les dents. La tension est à son paroxysme.
Il faudra trépigner jusqu'au duel télévisé entre Kamala Harris et Donald Trump pour qu'enfin, le suspens soit levé. Quelques minutes après la fin du débat, mardi soir, la chanteuse finira par rallier la cause de la candidate démocrate avec un communiqué limpide - contrairement à ce joyeux tohu-bohu politico-footballistique qui joue les prolongations depuis un mois.
D'ailleurs, mercredi, c'est au mari de Brittany Mahomes d’être cordialement invité à prendre position sur l'élection. Avant de filer à l'entraînement, le quarterback a réitéré aux journalistes de l'Associated Press son désir de ne pas appeler à voter pour l'un ou l'autre prétendant à la Maison-Blanche.
Son objectif, le vrai, est avant tout de mener les Chiefs de Kansas City à un troisième Super Bowl consécutif, ce qu'aucune équipe de la NFL n'a jamais fait.
Pour ce qui est de Donald Trump, qui n'a pas pris l'affront de Taylor Swift à la légère, il est allé chercher du réconfort ailleurs. «Je ne suis pas fan de Taylor Swift. En fait, j'aime beaucoup mieux Madame Mahomes, si vous voulez savoir la vérité. C'est une grande fan de Trump», a-t-il fait savoir lors d'une interview téléphonique avec Fox News mercredi.
Un tacle qui ne risque pas d'améliorer les relations entre Brittany Mahomes et la fanbase de sa meilleure copine. Mais ça, c'est pour un prochain épisode.