Une influenceuse provoque un tollé sur le Tour d’Espagne
Cette histoire rappelle la collaboration entre le créateur de contenu français Michou et M6 lors de la dernière Coupe du monde. Le célèbre influenceur était présent en bord de terrain pour animer les réseaux sociaux de la chaîne.
Le Tour d’Espagne a fait un choix similaire. Pour développer son audience en ligne et attirer un public plus jeune vers sa course, l’organisation a fait appel à l’influenceuse espagnole Erola Jons, suivie par près de trois millions de personnes sur la toile.
Son rôle durant les trois semaines de course: faire vivre les coulisses de la Vuelta et produire du contenu immersif au plus près des coureurs.
Mais alors que le Tour d’Espagne est parti depuis seulement trois jours, sa présence est déjà vivement contestée, notamment en raison de sa méconnaissance de la discipline. En témoigne son étonnement face à la fraîcheur de Tadej Pogacar qui, selon elle, venait de parcourir «180 kilomètres», quand la première étape, un court contre-la-montre d’ouverture, n’en comptait que neuf.
Il lui est également reproché des propos jugés sexistes, tels que «Je vais lui demander s’il est aussi rapide en privé», alors que Tadej Pogacar se changeait et cherchait à préserver son intimité. Ou encore:
Si le Slovène a reçu la question avec le sourire, les interventions de l’influenceuse espagnole ont été largement critiquées, aussi bien par les fans que par certaines personnalités des médias, à l’instar de la journaliste de la chaîne Eurosport Laura Meseguer, qui a dénoncé:
«Laura Meseguer a tout à fait raison d’être en colère», a abondé en ce sens Carlos de Andrés, commentateur pour la chaîne ibérique TVE, estimant qu’Erola Jons nuisait au travail journalistique autour de la course. D’autres, cependant, ont semblé trouver plaisantes ses interventions basées sur l’humour et la provocation, et y ont vu une façon originale et décalée de couvrir l’événement.
(roc)
