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Image: AP AFP Pool
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Didier Deschamps n'a toujours pas digéré la défaite contre la Suisse

Le sélectionneur de l'équipe de France s'exprime pour la première fois depuis son échec à l'Euro. Dans un entretien exclusif à «L'Equipe», il dit à quel point «cette défaite n'aurait jamais dû arriver».
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20.08.2021, 07:0922.08.2021, 22:19

Il n'avait plus parlé depuis la conférence de presse d'après-match contre la Suisse. Deux mois de silence et de rumeurs lointaines (querelles entre les joueurs, arrivée de Zidane à la tête de l'équipe).

Didier Deschamps est encore sous le coup et accepte d'en prendre:

«Je sais que je suis le seul responsable de cet échec»

Il le reconnaît, «ce n'est pas le meilleur été que j'ai passé. J'ai traversé différentes périodes». Quand le journaliste de L'Equipe lui demande s'il a digéré, Didier Deschamps ne répond ni par oui ni par non. Mais sa réponse situe bien la confusion.

«Le plus dur à digérer, et je l'ai digéré aujourd'hui, c'est de savoir ce qu'on est capables de faire et de constater ce qu'on a fait»

Il le répète encore: «D'être à 3-1 à la 80e minute contre la Suisse et de voir ce qui s'est passé après...» Encore et encore: «A 3-1, pas une personne dans le stade, ni ailleurs, n'a dû se dire qu'on n'allait pas se qualifier.»

Deschamps admet que ces minutes l'obsèdent et qu'il les a visionnées plusieurs fois.

«Le fait d'être habité, même inconsciemment, par ce sentiment que c'est fait, qu'on est en quarts, conduit à un peu de relâchement et à ce deuxième but (suisse) qui, à son tour, provoque un peu de fébrilité sur des organismes qui ont été très sollicités. La solidité défensive n'était pas celle habituelle.»
«Cela ne devait pas nous arriver au vu de la force qui était la nôtre et la solidité qui a toujours été notre ADN. À 3-3, il y a forcément de l'énervement mais tout reste jouable. On sait qu'il y a la prolongation avec la capacité d'obtenir la qualification. Et juste avant, il y a l'occasion de Kingsley (Coman) et ce ballon qui touche la barre. »

L'énervement de Pogba, la perte de maîtrise défensive, les tâtonnements tactiques, l'entraîneur des Bleus ne nie rien. Mais ne développe pas.

«Je pourrais argumenter. Mais si je le fais, cela va être interprété comme une excuse. Encore une fois, c'est ma responsabilité. Le choix tactique de départ (contre la Suisse) n'a pas fonctionné. Je ne m'entête pas»

Tout en concédant des erreurs (système) et des circonstances difficiles (voyages), Deschamps répète surtout: «On était à 3-1 à la 80e!» L'entretien complet, réservé aux abonnés de L'Equipe, est à lire ici.

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