Un nouveau format agace les stars du ski de fond
Jambes coupées pour Coletta Rydzek, mine déconfite pour Johannes Høsflot Klæbo: la première du controversé format «Heat Mass Start», ce mercredi 31 décembre lors du Tour de Ski, a provoqué une vive agitation à Dobbiaco (Toblach en allemand). Totalement hors du coup, Rydzek a perdu sa 3e place au classement général, tandis que Klæbo, malgré une victoire maîtrisée dans sa course, n’a terminé que 12e du classement du jour.
«Je voulais rendre la course rapide et aller chercher les points du sprint. Ça a bien fonctionné. Mais ensuite, dans la montée, mes jambes ont explosé», a expliqué Rydzek sur la chaîne ZDF. Malgré un départ très solide sur les 5 km de sa série, elle n’a pris que la 16e place sur 20 concurrentes. Résultat: un 61 rang et une chute de la 3e à la 7e place au général.
Des leaders volontairement séparés
Alors que Jessie Diggins célébrait à la fois la victoire du jour et la prise de la tête du classement général, et que Gus Schumacher savourait un succès inattendu en Coupe du monde, le Norvégien Johannes Klæbo faisait grise mine. Le recordman de titres mondiaux a certes remporté sa course avec autorité, mais faute de rythme imposé par ses adversaires, son épreuve s’est révélée trop lente.
Au classement du jour, il n’a terminé que 12e, même s’il conserve une avance confortable au général du Tour. «Nous avons tout simplement été trop lents, c’est aussi simple que ça, a reconnu Klæbo. J’ai beaucoup travaillé avec mon coéquipier norvégien, mais les autres non.» Le meilleur Allemand a été Janosch Brugger, 27e, engagé dans la même série que Klæbo. «C’était une loterie», a-t-il résumé, tout en se disant «très satisfait» de sa performance.
Avec ce nouveau format de «mass start partiel», les quelque 80 fondeuses et 100 fondeurs ont été répartis en quatre courses distinctes, les leaders du classement général étant volontairement séparés. L’objectif est d’éviter que des athlètes explosifs comme Klæbo ne se cachent longtemps dans le peloton, comme lors d’un départ groupé classique, avant de miser uniquement sur le sprint final.
La comparaison entre les différentes séries oblige désormais même un Klæbo à imposer un rythme élevé s’il veut s’assurer la victoire globale de la journée. «S’il veut gagner, il doit le faire lui-même», a souligné Brugger. Le problème, cette fois, est que Klæbo a assumé ce rôle presque seul.
La championne olympique absente
Le nouveau mode de course n’a guère suscité l’enthousiasme.
Absente le soir du réveillon, Katharina Hennig Dotzler avait quant à elle choisi de renoncer. La championne olympique, qui avait validé sa qualification pour les Jeux grâce à une dixième place sur la deuxième étape, ne se sentait pas à 100% et ne voulait prendre aucun risque à quelques semaines des Jeux olympiques de février.
(jcz/t-online)
