Une étrange malédiction frappe le Milan AC
Niclas Füllkrug s'est engagé cet hiver avec le Milan AC sous forme de prêt avec une option d'achat estimée à 12 millions d'euros. L'attaquant espère rebondir après un passage mitigé à West Ham (aucun but en 8 matchs de Premier League cette saison). Il n'a toutefois pas choisi la facilité puisque le joueur de 32 ans a décidé de récupérer le numéro 9. Or ce maillot n'est pas anodin chez les rossoneri.
La semaine dernière, La Gazzetta dello Sport s'est d'ailleurs amusé du choix fait par le natif de Hanovre. «Peut-être qu’on ne le lui a pas encore dit, mais tôt ou tard, quelqu’un finira bien par glisser un mot à Füllkrug: Niclas, tu sais que tu as hérité du pire numéro possible pour un avant-centre à Milan?»
Onze victimes
Les chiffres ne mentent pas: depuis le départ de Pippo Inzaghi, les détenteurs du maillot 9 semblent frappés d'une étrange malédiction. Entre blessures, expulsions et inefficacité, ils sont incapables de répondre aux attentes placées en eux. Seul le Français Olivier Giroud, avec 49 réussites et 20 assists sous le maillot rouge et noir, a échappé au phénomène, dont il s'était amusé peu après son arrivée. «Je ne crois pas vraiment à la malédiction du maillot numéro 9», avait-il glissé, avant d'ajouter, en référence à ses soucis physiques récurrents: «Après, je dois avouer qu’entre le Covid, le dos, la cheville…»
Les autres 9 n'ont jamais vraiment brillé sur le long terme ces dernières années: André Silva, Pato, Matri, Fernando Torres, Destro, Luiz Adriano, Lapadula, Higuain, Piatek, Mandzukic et Jovic ont tous souffert de la comparaison avec prédecesseurs. Car si l'on remonte un peu dans le temps, on se souvient que Marco Van Basten s'était déjà illustré avec le mythique numéro. Par la suite (1995), la numérotation officielle des maillots est apparue. Cela allait du 1 au 31. Le 9 est arrivé sur les épaules de George Weah (58 buts et 36 assists en 147 matchs) puis de Pippo Inzaghi (126 buts et 23 passes décisives en 300 parties), qui lui ont tout deux fait honneur.
C'est après que cela s'est gâté. Le cas de Krzysztof Piatek est particulièrement intéressant. Le Polonais a réussi un superbe début d'aventure sous le maillot milanais avec 11 buts lors du premier semestre. Le «problème», c'est qu'il portait le numéro 19. Quand il a récupéré le 9, la spirale s’est inversée: 5 buts en 20 apparitions, et un transfert au Hertha dès le mois de janvier.
Cette succession d'échecs rappelle d'abord que les dirigeants de San Siro se sont beaucoup trompés sur le marché des transferts et pendant longtemps, préférant miser sur des vedettes plutôt que sur un réel projet de jeu. Mais il révèle aussi à quel point les footballeurs sont superstitieux, et laisse penser très fort que ce maillot floqué du numéro 9 pèse un peu plus lourd que les autres.
Course contre la montre
Qu'en fera désormais Niclas Füllkrug? Parviendra-t-il à briser la malédiction? Ce n'est pas garanti, surtout que son arrivée au Milan AC a déjà connu quelques péripéties.
Jeudi, le media t-online nous apprenait que le transfert du buteur, qui semblait n’être qu’une formalité, s'est transformé en course contre la montre. Les dirigeants milanais devaient impérativement transmettre les documents contractuels de la transaction avant ce vendredi 16 heures. À cette condition seulement, l’international allemand (24 sélections) pourrait s’envoler avec le reste de l’équipe vers Cagliari pour la partie de 20h45.
Quelques heures plus tard, le coach Massimiliano Allegri a toutefois rassuré tout le monde (ou pas): son nouveau buteur pourra être aligné grâce à une dérogation accordée par la Fédération italienne de football. Niclas Füllkrug débutera sans doute sur le banc, mais son équipe comptera très vite sur lui, puisque Christopher Nkunku est forfait, Rafael Leao pas encore à 100% et Christian Pulisic diminué. On a connu des débuts d'aventure un peu plus simples quand même.
