Les chaussures de ce tennisman font polémique: sa réponse est mythique
Le tennisman espagnol Rafael Jodar est au cœur d'une drôle de polémique, cette semaine au Masters 1000 de Cincinnati. Il est soupçonné par des suiveurs et adversaires de faire exprès de casser le rythme des matchs avec... ses chaussures. Ou, plus précisément, les lacets de celles-ci.
Depuis le début de la tournée nord-américaine, il a interrompu le jeu lors d'au moins cinq matchs à cause, selon lui, de ses lacets qui ont cassé. Dimanche au 2e tour à Cincinnati, contre Denis Shapovalov, il a dû changer deux fois de chaussures en plein jeu, dans le dernier set, alors qu'il était mené. La seconde pause forcée, particulièrement longue, a énervé Shapovalov, qui est venu directement se plaindre à Jodar et à l'arbitre.
Après cette rencontre (qu'il a fini par remporter), le prodige espagnol de 19 ans s'est défendu:
Au passage, pas la meilleure pub pour son célèbre équipementier... Pour éviter un nouvel incident du genre, l'Ibère avait aussi promis qu'il essaierait «d’avoir des lacets prêts pour le prochain match ou d’autres chaussures».
Promesse tenue. Lundi soir, juste avant son 3e tour contre Alejandro Tabilo, Jodar a sorti de son sac un énorme cornet plastique rempli de chaussures de réserve. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Espagnol n'a rien laissé au hasard dans sa mise en scène. A commencer par le choix du cornet, transparent, histoire que tout le monde puisse bien voir son contenu.
La scène en vidéo👇
Rafael Jodar est allé le mettre juste derrière son banc, bien en évidence, pour que les spectateurs et la caméra ne puissent pas le rater. L'actuel 11e mondial n'a pas dit un seul mot ni esquissé le moindre sourire quand il a sorti puis placé son cornet, ce qui rend la scène encore plus cocasse. Mais derrière ce geste caricatural – un match de tennis ne nécessite jamais autant de paires de chaussures, même avec des lacets fragiles –, on devine facilement de l'humour et un peu de provocation.
Jodar n'a évidemment pas eu besoin de toutes ces godasses pour venir à bout d'Alejandro Tabilo, d'autant que la partie a tourné court (6-2, 6-1). Mais il a tout intérêt à de nouveau amener son imposante réserve ce mercredi: son duel en 8e de finale contre l'Italien Flavio Cobolli (ATP 10) s'annonce nettement plus acharné.
