Ces Romands sont appelés à lutter contre le moustique tigre
Contrairement aux cantons de Genève, Vaud et Valais, le moustique tigre n'est pas encore installé à Neuchâtel. Les autorités neuchâteloises invitent la population à agir pour supprimer les lieux de ponte potentiels de cet insecte qui transmet des virus provoquant des maladies comme la dengue, le chikungunya et le zika.
«Le moustique tigre est susceptible de s’installer dans le canton de Neuchâtel dans un futur proche», a indiqué jeudi la chancellerie d'Etat. Les autorités cantonales invitent la population à être vigilante et à adopter deux gestes de prévention.
Le premier est de signaler tout moustique suspect sur la plateforme en ligne. «Contrairement aux espèces indigènes, le moustique tigre est actif de jour et est très agressif, pouvant piquer une même personne à plusieurs reprises en occasionnant une gêne importante», peut-on lire dans le communiqué. Il est de très petite taille (plus petit qu’une pièce de 5 centimes) et caractérisé par des pattes zébrées noir et blanc et par une ligne blanche sur le thorax.
Le second geste est de supprimer les lieux potentiels de ponte. Il s’agit de tous les endroits où de petits volumes d’eau peuvent stagner tels que les arrosoirs, les coupelles et les récipients de toute nature dans les jardins, ainsi que sur les terrasses et les balcons, les gouttières non entretenues des maisons ou encore les trous dans les murets.
Des pièges dans des lieux stratégiques
Dans le canton de Neuchâtel, la surveillance du moustique tigre est assurée depuis 2019 par le service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN) au travers de la mise en place de pièges pondoirs dans des lieux stratégiques, sur la période de mai à septembre. Une action identique est développée par la Ville de Neuchâtel depuis 2024.
Le moustique tigre sera considéré comme installé lorsque ses œufs auront été observés dans un même piège lors de trois relevés consécutifs, deux années de suite. Son installation n’est pas confirmée dans le canton de Neuchâtel, même si deux spécimens adultes y ont été signalés en 2025. (jzs/ats)
