Crans-Montana: Les victimes attendent toujours l'argent du Valais
Pourquoi cela prend-il autant de temps? Ces derniers jours, c'est la question qu'auraient le droit de se poser de nombreuses victimes de l'incendie du Nouvel An à Crans-Montana, et leurs proches.
Plus d’un mois après le drame, qui a fait 41 morts et plus de 100 blessés, ils n’auraient toujours pas reçu l’aide d’urgence promise par le canton du Valais. En effet, le Conseil d’Etat valaisan avait décidé, dès le 14 janvier, de faire un don de 10 000 francs aux familles de toutes les personnes décédées, ainsi qu’aux blessés.
«Nous avons transmis les demandes finalisées à la banque», explique Jérôme Favez à watson. En tant que chef des Services sociaux du canton du Valais, il est responsable de la coordination des versements de cette aide également.
Jusqu’à présent, les Services sociaux du canton auraient approuvé 45 demandes pour cette somme. Parmi celles-ci, huit proviendraient de France, six d’Italie et une de Suisse.
«Encore rien reçu»
La famille de l'italienne Chiara Costanzo, décédée lors de l’incendie, compte parmi ces demandeurs. Et son avocat Vinicio Nardo affirme que «la famille de Chiara n’a encore rien reçu.»
Jérôme Favez rétorque à cela que, «pour des raisons géographiques et linguistiques», c'est le centre d’aide aux victimes du canton du Tessin qui est compétent pour les victimes italiennes. Mais, dans ces cas-là aussi, le montant devrait être versé au cours de cette semaine.
Face aux 45 demandes approuvées, il resterait donc encore 111 victimes ou proches endeuillés dont la requête n'aurait pas été approuvée pour l'heure. Comment ça se fait?
Favez invoque des «vérifications administratives indispensables». Il ne souhaite par ailleurs pas se prononcer quant à la date à laquelle les demandes pas encore approuvées pourraient déboucher sur un paiement concret.
Les victimes doivent faire la démarche
Une bonne nouvelle, cependant, pour les victimes de Crans-Montana et leurs proches: l’aide financière ne se limite en réalité pas à ces 10 000 francs.
La loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) prévoit que les victimes et leurs proches puissent également être soutenus, par exemple pour les frais médicaux et de médicaments, pour la consultation juridique ainsi que pour les coûts liés au logement et au transport.
Les autorités s’efforcent de débloquer les montants le plus rapidement possible, assurent-elles. «Nous recommandons aux personnes concernées de prendre contact le plus vite possible avec le centre cantonal pour les victimes.» Même si, son communiqué du 14 janvier, le Conseil d’Etat valaisan écrivait que le canton prendrait lui-même contact avec les personnes concernées.
