«Nous ne trichons pas»: le patron du Festival de Locarno se confie
Jeudi 6 août, Giona A. Nazzaro a profité d’un rapide point presse pour remercier les médias de leur couverture du Festival, mais aussi des films et de la culture en général. Interrogé par watson sur les spécificités de cette 79e édition, le directeur artistique a résumé son pari ainsi: «Avoir autant, voire plus de succès que l’an dernier, en misant à la fois sur la qualité, le risque et le plaisir du cinéma.»
Pas question, pour autant, de chercher la facilité. Il insiste:
Derrière cette ambition se cache aussi une inquiétude. Pour Giona A. Nazzaro, le cinéma traverse des «transformations profondes» qui risquent de lui faire perdre son sens, mais aussi une partie de son héritage. Locarno entend accompagner ces mutations tout en restant une mémoire vivante du 7e art et de son histoire du 20e siècle.
La présence d’Isabella Rossellini sur la Piazza Grande, mercredi soir, en a offert un symbole. En recevant son prix, l’actrice a rappelé que son père, le réalisateur italien Roberto Rossellini, avait remporté en 1948 le Grand Prix de Locarno avec «Allemagne année zéro».
Près de huit décennies plus tard, le Festival a ainsi renoué avec une page majeure de sa propre histoire. Un clin d'oeil qui n'a pas échappé à Giona A. Nazzaro.
