Ce que le «fils» de Jacques Moretti a dit aux enquêteurs
Jean-Marc G. était à Crans-Montana la nuit du Nouvel An. Présenté comme le fils adoptif de Jacques Moretti, ce trentenaire gère un restaurant appartenant à l'entrepreneur corse. Un mois avant le drame, il s'était mis en couple avec Cyane, une serveuse française décédée dans l'incendie.
Selon BFM TV, l'homme a été entendu par les procureures et les avocats ce jeudi 5 février. Une audition à laquelle Jessica Moretti était présente et qui a duré près de 12 heures.
Sur la nuit de l'incendie
Selon le média français, Jean-Marc G. a corroboré la version de Jacques Moretti sur son arrivée sur les lieux. Pour rappel, celui-ci avait confié aux enquêteurs avoir forcé la porte du rez-de-chaussée derrière laquelle il avait retrouvé plusieurs corps inanimés, dont celui de Cyane, 24 ans.
Lors de l'audience, le trentenaire a assuré avoir tenté d'aider des victimes à sortir du bar. Et lorsque son «père adoptif» lui a crié qu'il avait trouvé Cyane, ils ont essayé de réanimer la jeune femme, Jacques Moretti avec un massage cardiaque, lui-même avec du bouche-à-bouche.
Jessica Moretti, elle, était partie à la recherche d'un médecin. A son arrivée, le soignant a demandé aux deux hommes d'interrompre leurs soins.
Sur la relation de Cyane avec les Moretti
Selon BFM TV, Jean-Marc G. a également été interrogé sur les liens de sa petite amie avec les Moretti. L'homme a assuré qu'elle en était très proche. Elle aurait d'ailleurs passé Noël en leur compagnie et surnommerait la gérante du Constellation «tata Jessica».
Déjà évoquée par les Moretti, cette proximité a récemment été démentie par l'avocate de la famille de Cyane. La jeune femme aurait même été en litige avec ses deux employeurs autour d'un contrat de travail et des certificats non reçus.
Sur la porte verrouillée et les travaux
Jean-Marc G. a aussi dû s'exprimer sur la fameuse porte du rez-de-chaussée derrière laquelle Cyane a été retrouvée. Une issue verrouillée de l'intérieur pour laquelle Jacques Moretti a rejeté la responsabilité sur l'un de ses cuisiniers qui en aurait fermé le loquet.
D'après BFM TV, le salarié accusé travaillait dans le restaurant géré par Jean-Marc G. Et ce dernier a semblé valider les dires de son «père adoptif».
Il a ainsi confirmé que le cuisinier était bien allé apporter des glaçons au Constellation avant l'incendie. Il a en outre relevé que l'homme avait immédiatement quitté Crans-Montana après la tragédie.
Jean-Marc G. a finalement été questionné sur les travaux qu'il a été amené à faire dans le bar, relate BFM TV. Il a affirmé à ce sujet qu'il ne s'agissait que de «bricoles», telles que réparer la machine à glaçons.
Le trentenaire a toutefois été confronté à des images de vidéosurveillance le montrant près des mousses acoustiques qui se décollaient dans Le Constellation. (jzs)
