Ce Vert veut «mettre le turbo» pour aider financièrement les proches
Quarante morts et 116 blessés: tel est le bilan provisoire du terrible incendie survenu à Crans-Montana dans la nuit du réveillon. Il faut aussi compter un nombre très élevé de proches affectés par le drame. Ceux-ci doivent gérer un deuil brutal ou s’inquiéter pour la santé des survivants grièvement blessés.
A la tristesse et aux angoisses s’ajoutent des défis organisationnels et financiers: démarches liées aux funérailles et recherche d’un logement à proximité de l’hôpital, entre autres.
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Une loi spéciale comme pour Blatten
Dans l’émission «SonnTalk» diffusée sur les chaînes de télévision de CH Media (dont watson fait partie), le conseiller national Balthasar Glättli (Verts) a réclamé une aide «sans lourdeurs administratives». Interrogé par nos soins, le Zurichois précise:
Il plaide pour la mise à disposition rapide de moyens financiers afin que les familles n’aient pas à supporter, en plus, des soucis d’argent.
Parmi les blessés figurent de nombreux adolescents et jeunes adultes, soignés dans des cliniques spécialisées en Suisse et dans d’autres pays européens. Les fonds doivent, d’une part, couvrir les frais de séjour des parents à proximité de leurs enfants et, d’autre part, compenser une éventuelle perte de revenu, selon l'élu Vert.
Par le biais d’une loi spéciale, le Parlement pourrait débloquer des fonds, comme après l’éboulement de Blatten l’été dernier, lorsqu’une aide immédiate de 5 millions de francs a été approuvée.
L’idée de Balthasar Glättli: lancer une intervention de commission afin que le Parlement lui-même ou le Conseil fédéral puisse «mettre le turbo». Le Parlement ne pourra toutefois se prononcer qu’à la session de printemps, au mois de mars.
Pas de demande d'aide du Valais à ce stade
Du côté de la Confédération, on rappelle que les victimes d’une infraction pénale et leurs proches ont «en principe droit à un soutien via l’aide aux victimes» sur la base de la loi correspondante.
Après une catastrophe de grande ampleur, une aide immédiate est également accordée lorsque l’on ne sait pas encore si une infraction est à l’origine de l’événement, selon Ingrid Ryser, de l’Office fédéral de la justice (OFJ). A Crans-Montana, l’enquête pénale ne fait que commencer.
L’aide aux victimes relève en principe de la compétence des cantons. En cas d’évènements extraordinaires, la Confédération assume deux rôles:
- Premièrement, elle peut, à la demande des cantons, coordonner les activités des centres de consultation impliqués. L’Office fédéral de la justice est actuellement en contact avec le canton du Valais et la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales. La situation est analysée en continu. Ingrid Ryser indique:
- Deuxièmement, la loi sur l’aide aux victimes prévoit que la Confédération peut soutenir financièrement les cantons lorsque les prestations d’aide aux victimes atteignent un niveau très élevé en raison d’évènements extraordinaires.
Jusqu’à présent, aucune demande n’est parvenue à la Confédération de la part du canton du Valais. Une aide financière dans le cadre de la loi sur l’aide aux victimes devrait être décidée par le Parlement sur proposition du Conseil fédéral.
