Suisse
Economie

Méga-contrat des CFF: Stadler a décidé de retirer son recours

KEYPIX - Montage von Flirt Evo Zuegen, aufgenommen bei einem Medienrundgang durch das Werk im Rahmen der Bilanzmedienkonferenz der Stadler Rail, am Mittwoch, 18. Maerz 2026 in Bussnang. (KEYSTONE/Gian ...
Le constructeur suisse Stadler a estimé que les CFF avaient pris leur décision en tout état de cause.Keystone

Méga-contrat des CFF: Stadler Rail a pris une décision radicale

L'entreprise suisse était furieuse d'avoir manqué un juteux contrat à la faveur du constructeur allemand Siemens. Elle a toutefois décidé de retirer son recours.
06.04.2026, 19:1006.04.2026, 19:30

Stadler Rail retire son recours auprès du Tribunal administratif fédéral contre l'attribution par les CFF d'un appel d'offres à Siemens, indique lundi l'entreprise. Il ressort des documents judiciaires que les CFF ont «pleinement utilisé» leur marge d'appréciation.

Largement caviardés, les documents fournis par le tribunal n'ont permis qu'une transparence partielle. Des passages pertinents sur le fonds et des preuves décisives pour la décision d'attribution sont restées inaccessibles, écrit l'entreprise dans son communiqué.

Des milliards étaient en jeu

La commande des CFF à Siemens porte sur 116 rames à deux étages pour une valeur d'environ 3,6 milliards de francs. Elle avait été attribuée en novembre dernier et comportait une option pour 84 rames supplémentaires, ce qui porte le total à 200. Les rames seront destinées au réseau S-Bahn zurichois et à la Suisse romande.

A l'époque, Stadler avait vertement critiqué l'attribution, mettant en avant le fait que 153 de ses propres rames à deux étages étaient déjà en exploitation, alors que les rames proposées par Siemens sont neuves et n'ont pas été éprouvées sur le terrain. L'estimation de la durabilité et des frais d'exploitation avait aussi été critiquée.

La politique s'en était mêlé

L'attribution de la commande à Siemens avait déclenché un vaste débat politique sur la pratique de l'attribution de commandes par le secteur public, en particulier lors de grosses commandes à l'étranger. Des politiciens de tous bords avaient critiqué la décision des CFF et avaient exigé la préférence aux entreprises suisses dans les cas de ce genre. Des experts juridiques avaient toutefois averti: un «bonus indigène» contreviendrait aux traités commerciaux internationaux.

Siemens avait de son côté indiqué que les rames en question seront mises en service à partir de 2031 et seront produites dans la ville allemande de Krefeld. Stadler était le seul constructeur qui aurait pu produire les rames entièrement en Suisse.

Stadler a déploré l'issue de la procédure. Peter Spuhler, président du conseil d'administration, continue de déplorer la décision des CFF. Il faut cependant l'accepter sur la base des informations à dispositions, a-t-il relevé, cité dans le communiqué. Stadler souhaite par ailleurs poursuivre sa collaboration fructueuse avec les CFF.

Les CFF avaient rejeté les critiques de Stadler et fait état d'un net avantage de coûts du matériel de Siemens sur la durée d'exploitation. L'ex-régie avait aussi souligné que l'appel d'offres avait été conforme à la loi et que l'issue n'en avait pas été serrée.

Il ressort toutefois des documents que les CFF ont «pleinement utilisé» leur marge d'appréciation en faveur de Siemens, ajoute-t-elle. L'entreprise n'ayant trouvé «aucun élément justifiant la poursuite de la procédure», Stadler retire son recours à compter de mardi. (joe/ats)

Voici à quoi ressemblent les nouveaux emojis Apple
1 / 10
Voici à quoi ressemblent les nouveaux emojis Apple

Le coffre au trésor

source: emojipedia
partager sur Facebookpartager sur X
Cette Romande raconte son viol et l'enfer judiciaire qu'elle a subi
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Une guerre de l'Aromat entre la Suisse et les Etats-Unis?
Une pétition réclame le maintien de la production de l’Aromat en Suisse. En cause: un projet de fusion impliquant Unilever, qui fait craindre une délocalisation et menace 180 emplois à Thayngen (SH).
L’initiative «L’Aromat appartient à la Suisse», lancée par l’entrepreneur bâlois Michael Oehl, entend défendre un produit jugé emblématique. Et sauver notre épice préférée de la délocalisation, écrit la RTS.
L’article