Suisse
Economie

Chute des investissements étrangers en Suisse en 2025

La Suisse n’attire plus autant l'argent étranger

Le nombre de nouveaux investissements étrangers en Suisse a chuté de 24% l’an dernier selon une étude du cabinet EY.
21.05.2026, 10:0021.05.2026, 10:00
La Suisse décroche dans la course aux investissements.
La Suisse décroche dans la course aux investissements.Image: Shutterstock

La Suisse a attiré beaucoup moins de capitaux étrangers l'année dernière, à en croire une étude du géant du conseil EY. Le nombre de nouveaux investissements internationaux a ainsi fondu de 24% sur un an, passant sous la barre de 100, à 84.

Parmi les acteurs originaires d'autres pays, les Etats-Unis demeurent le principal investisseur, malgré une diminution à 25 de 27 projets réalisés sur territoire helvétique, précise un communiqué diffusé jeudi.

Le nombre de postes de travail créés par des groupes américains est cependant en progression, à 158 contre 131 précédemment. André Bieri, responsable pour la Suisse et le Liechtenstein chez EY, analyse:

«Ce chiffre peut sembler faible à première vue. Il faut toutefois garder à l'esprit qu'en Suisse, on crée généralement des emplois à très forte valeur ajoutée, surtout par rapport à d'autres pays européens.»

L'Allemagne a perdu sa deuxième place en raison de la chute de moitié du nombre de nouveaux investissements à sept, pour 14 emplois créés (123 en 2024). La France et le Royaume-Uni affichent neuf projets chacune. La Chine (quatre projets), la Belgique et le Japon (trois investissements chacun) suivent.

Et les investissements suisses?

Les investisseurs helvétiques, pour leur part, ont vu leur intérêt faiblir pour l'Europe. Les projets portés par des acteurs suisses dans les pays du continent ont ainsi reculé de 13% à 214, débouchant sur la création de 7583 emplois à l'étranger. En 2024, ce chiffre était de 11 872. La Suisse occupe la sixième place en termes d'investissements en Europe, un classement dominé – dans l'ordre – par les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et la Chine.

Parmi les destinations préférées des capitaux helvétiques figurent:

  • La France, totalisant 35 projets et 1260 emplois créés.
  • L'Allemagne (34 projets et 851 emplois).
  • L'Espagne (17 investissements et 171 postes de travail).
  • La Pologne (17 projets et 583 emplois).
  • La Turquie (17 et 502).
  • L'Italie (15 et 1324).

«Malgré la baisse des investissements, la Suisse reste une porte d'entrée vers l'Europe pour les entreprises américaines. C'est pourquoi les investissements en provenance des Etats-Unis demeurent élevés», note Bieri. Dans son recensement, l'«European Attractiveness Survey», EY constate que les investissements étrangers en Europe ont également reculé, de 7%. (jah/ats)

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