Suisse
Genève

G7: la CCIG dépose une dénonciation pénale contre Renversé

La carte interactive avec les adresses de sociétés répertoriées par le site Renversé.co. Médaillon: Vincent Subilia, directeur de la CCIG.
La carte interactive avec les adresses de sociétés répertoriées par le site Renversé.co. Médaillon: Vincent Subilia, directeur de la CCIG.image: capture

G7: des patrons veulent interdire une carte «incitant à la casse»

La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) saisit la justice pour demander le retrait d'une carte désignant des sociétés pouvant être prises pour cibles par des casseurs en marge du G7 d'Evian.
30.04.2026, 16:5430.04.2026, 17:47

«Il faut interdire les manifestations anti-G7 à Genève. Le risque est trop grand.» Le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG), Vincent Subilia, prévient encore auprès de watson:

«Dans le cas contraire, nous tiendrons les autorités responsables des destructions de commerces qui ne manqueront pas de se produire»
Vincent Subilia, directeur de la CCIG

Dans l’immédiat, le directeur de la CCIG demande au ministère public d’ordonner le retrait d’une «carte interacitve» publiée sur le site d’extrême gauche Renversé.co.

«Nous avons déposé il y a deux jours une dénonciation pénale qui exige cela, au nom de l’article 259 réprimant la provocation publique au crime ou à la violence»
Vincent Subilia, directeur de la CCIG

Publié le 24 mars sur le site en question, la carte incriminée, intitulée «Multinationales et autres fripouilles: carte au trésor», désigne des dizaines de cibles potentielles dans Genève, dont la Maison de l’économie, siège des locaux de la CCIG. «Ce plan est une incitation à la casse», affirme Vincent Subilia, qui a annoncé mardi sur Léman Bleu le dépôt de la dénonciation pénale. Il en est d’autant plus convaincu que «les potentiels casseurs sont priés par le site Renversé.co de s’informer au préalable de la présence ou non de caméras de surveillance aux différentes adresses indiquées». Est également mentionné le nom d'un logiciel permettant d'éviter la traçabilité.

Reçue le 6 mai par la cheffe de la sécurité

La CCIG, qui représente 2800 sociétés, sera reçue avec d’autres organisations le 6 mai par la ministre cantonale chargée de la sécurité, Carole-Anne Kast, afin d’aborder les questions sécuritaires en lien avec la tenue du G7 d’Evian. Pour le moment, le Conseil d’Etat genevois n’a autorisé aucune manifestation d’opposants au sommet dans Genève. Vincent Subilia veut bien faire une concession:

«A l’extrême rigueur, nous pourrions accepter qu’un périmètre soit réservé aux contestataires, mais situé hors de Genève et placé sous le contrôle des forces de l’ordre. Nous ne voulons pas revivre le traumatisme de la casse de 2003 lors du G8 d’Evian. D’autant plus que la détermination des opposants risque d’être encore plus forte dans le monde fragmentéd’aujourd’hui.»
Vincent Subilia, directeur de la CCIG

Vincent Subilia lance une sorte de cri d'alarme:

«Je suis un démocrate, je n’approuve pas la politique impérialiste de Donald Trump, qui nuit d’ailleurs à la Genève internationale, mais nous ne pouvons pas nous permettre de livrer la ville à la casse»
Vincent Subilia, directeur de la CCIG

Nous avons sollicité par e-mail une réaction du site Renversé.co à la dénonciation pénale de la CCIG. Nous n'avions pas obtenu de réponse de sa part au moment de la parution de cet article.

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