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Santé

La Suisse interdit des drogues de synthèse «dangereuses»

La Suisse interdit des drogues de synthèse «dangereuses pour la santé»

À la demande de l'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic, la Confédération a inscrit de nouvelles substances psychotropes sur la liste des stupéfiants et réagi ainsi au risque de propagation.
13.03.2026, 17:4613.03.2026, 17:46

Des nouvelles drogues de synthèse sont désormais interdites en Suisse. À la demande de l'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic, la Confédération a inscrit vendredi de nouvelles substances psychotropes sur la liste des stupéfiants.

En modifiant l'ordonnance sur la liste des stupéfiants, les autorités ont réagi au risque de propagation des drogues de synthèse, également commercialisées sous les appellations de «substances de recherche» ou de «drogues légales». Comme l'a indiqué le Département fédéral de l'intérieur (DFI) dans un communiqué, la fabrication, le commerce et la consommation de ces substances sont désormais illégaux.

Danger pour la santé

Comme il n'existe pratiquement pas de données fiables sur leurs risques, notamment leur toxicité ou leur potentiel de dépendance, elles représentent un danger considérable pour la santé. L'interdiction vise en outre à empêcher que la Suisse ne devienne une plaque tournante de ce type de drogues.

Les groupes de substances dérivées de la desnitazène et de l'orphine ont notamment été ajoutés à l'ordonnance. Selon Swissmedic, les desnitazènes sont des opioïdes synthétiques hautement actifs qui ont déjà entraîné des décès. Avec cette extension, la liste des substances contrôlées comprend désormais 320 substances individuelles et groupes de substances.

Pas de crise aiguë en Suisse

Selon un rapport de situation publié l'an dernier par le centre national de coordination et d'expertise en matière de dépendance Infodrog, la Suisse n'est actuellement pas confrontée de manière aiguë à une crise liée à ces substances de synthèse.

Depuis 2019, les autorités ont recensé 23 cas dans lesquels des opioïdes synthétiques ont été détectés. Les échantillons provenaient majoritairement de particuliers, étaient destinés à la consommation personnelle et avaient été achetés sur le darknet.

Selon le rapport, les substances faussement déclarées constituent un danger particulier. Des échantillons vendus comme de l’héroïne, mais contenant du fentanyl, ont ainsi été analysés dans le cadre de services de contrôle des drogues.

Dans d'autres cas, des comprimés d'oxycodone contrefaits sont apparus, contenant en réalité du nitazène, une substance hautement puissante. Le rapport souligne toutefois qu'au vu des développements observés dans les pays voisins et de la dynamique du marché mondial, une préparation préventive reste essentielle.

Moins d'opium en provenance d'Afghanistan

Selon le rapport, l’Agence européenne des drogues et de la toxicomanie (AEDT) a constaté une aggravation des problèmes liés aux opioïdes synthétiques très puissants, tels que le nitazène, dans plusieurs pays européens. En Estonie, en Lettonie, en Irlande et au Royaume-Uni, une hausse des surdoses et des décès a été observée.

De telles substances ont également été détectées dans les pays voisins, notamment en Allemagne et en France. La forte baisse de la production d'opium en Afghanistan est considérée comme l'une des causes possibles de cette propagation. (ag/ats)

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