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Burn-out: le temps de travail n'est pas le seul coupable

Burn-out
Malgré ce que certains pensent, la semaine de quatre jours n'empêcherait pas un burn-out.Image: watson

«C'est le risque principal»: elle pointe les vraies causes du burn-out

Aujourd'hui, nous travaillons moins qu'autrefois. Et pourtant, l'épuisement ne cesse de gagner du terrain. Une experte livre ses secrets pour lutter contre le stress au travail et éviter l'épuisement. Interview.
08.08.2026, 07:0708.08.2026, 09:46
Daniel Huber
Daniel Huber

La semaine de quatre jours est souvent présentée comme un remède au burn-out. Pour Michaela Schenker, spécialiste du stress et de la résilience, on fait fausse route. Selon elle, l'épuisement ne dépend pas du nombre d'heures travaillées. Elle explique pourquoi les jours de congé peuvent paradoxalement rendre malades et quelles approches permettent réellement de réduire le stress.

Etes-vous opposée à la semaine de quatre jours?
Michaela Schenker: Je n'ai rien contre une réduction du temps de travail. C’est agréable d’avoir plus de temps libre et peu de gens refuseraient de travailler un jour de moins par semaine. Ce que je critique, c'est la promesse selon laquelle la semaine de quatre jours permettrait d'éviter le burn-out. Car cela suppose que le burn-out est causé par un nombre excessif d'heures de travail.

Et ce n'est pas le cas?
Non.

«L'épuisement ne dépend pas du temps de travail, mais de la manière dont ce temps est vécu et de l'intensité du stress accumulé au long de la journée»

Or, la vie privée et la vie quotidienne sont aussi source de stress. Alors oui, il est possible que l'on se sente moins sous pression avec une semaine de travail plus courte. Mais dans la plupart des cas, l'idée est plutôt d'être performant à 100% pendant 80% du temps. Les personnes perfectionnistes qui se fixent des exigences élevées s’imposent une pression encore plus forte qu’auparavant. Une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée n'est pas automatiquement synonyme d'attentes moins élevées.

Aujourd'hui, est-ce que nous travaillons trop?
En Allemagne, selon l'Office fédéral de la statistique, la durée hebdomadaire moyenne de travail est passée de 38,4 heures en 1991 à 34,3 heures aujourd'hui, soit une baisse de 11% en trois décennies. Sur une année, un salarié allemand travaille environ 40% de moins qu'un salarié mexicain. Pourtant, dans le même temps, les absences pour motifs psychologiques ont fortement augmenté: rien qu'au cours des dix dernières années, elles ont progressé de 52%, alors même que le temps de travail diminuait régulièrement depuis des décennies. En 2024, la caisse-maladie allemande DAK a enregistré un nouveau record, avec 342 journées d'absence pour 100 salariés pour motifs psychologiques.

Peut-on transposer ces chiffres à la Suisse?
Je pense. L'Allemagne et la Suisse sont comparables et le mécanisme en jeu est le même à Berne qu'à Berlin. En Suisse, on travaille davantage qu'en Allemagne. Si le nombre d'heures était le facteur décisif, la Suisse devrait afficher de moins bons résultats. Or ce n'est pas le cas. Les chiffres suisses sont parlants: selon le Job Stress Index de Promotion Santé Suisse, 30,3% des actifs se disaient récemment en état d'épuisement émotionnel, un seuil jamais atteint jusque-là, pour un coût estimé à quelque 6,5 milliards de francs.

«L'épuisement augmente depuis des années, pas le temps de travail. La conclusion est dérangeante, mais claire: nous n'avons jamais aussi peu travaillé et, pourtant, jamais été aussi épuisés.»

Pourtant, plusieurs études concluent que la semaine de quatre jours est efficace. Dans le cadre d’une expérience pilote menée entre 2015 et 2019 en Islande, les participants ont indiqué ressentir moins de stress. N'est-ce pas un argument en faveur de la semaine de quatre jours comme moyen de prévenir le burn-out?
L'Islande est l'exemple le plus cité. Sauf qu'il ne s'agissait pas d'une semaine de quatre jours. Dans 61 des 66 organisations participantes, le temps de travail hebdomadaire a simplement été réduit d'une à trois heures, et uniquement dans le secteur public. Il s'agissait donc d'une légère réduction du temps de travail dans les administrations, pas d'un nouveau modèle de semaine de travail.

«Malgré cela, cette expérience reste citée partout comme une preuve de l'efficacité de la semaine de quatre jours»
Qui est Michaela Schenker?
Infirmière de formation, Michaela Schenker est spécialiste du stress et de la résilience. Cofondatrice de Mind Switch AG, elle a accompagné de nombreux cadres et animé des séminaires. De cette expérience est née une méthode protégée à l'échelle mondiale et brevetée aux Etats-Unis et en Europe.
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Michaela Schenker.Image: zvg

Une étude menée au Royaume-Uni en 2022 a aussi fait état d’une amélioration de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. 71% des personnes interrogées ont déclaré être moins sujettes au burn-out. Vous n'êtes toujours pas convaincue?
A première vue, c'est impressionnant. Mais les gros titres omettent un détail important: l'étude a été co-organisée par 4 Day Week Global, une organisation qui fait la promotion de ce modèle. Seules des entreprises volontaires y ont participé. Elles étaient déjà favorables à cette initiative et disposaient d'une culture interne qui s'y prêtait.

«Il est difficile d'en tirer des conclusions valables pour les autres»

Les secteurs des soins, de l'industrie et de la restauration – ceux où les taux d'épuisement sont les plus élevés – étaient à peine représentés. D'ailleurs, c'est le cas de tous ces projets pilotes.

Que pensent les entreprises d'une semaine de quatre jours?
Selon une enquête de l'Institut de l'économie allemande (IW), 94% des entreprises interrogées s'attendent à une baisse de la valeur ajoutée si la semaine de quatre jours devenait obligatoire. Et ce, alors que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée prive déjà l'économie allemande d'un potentiel de production estimé à 49 milliards d'euros.

Selon vous, la semaine de quatre jours est impossible à mettre en œuvre dans les secteurs où l'épuisement est le plus marqué, comme les soins. Pourquoi?
La semaine de quatre jours serait sans doute bénéfique pour toutes les personnes qui travaillent sur le terrain, exercent un métier physique ou sont en contact avec le public. Dans ces professions, on ne peut pas laisser le travail en plan: les patients et les clients sont toujours là. Mais qui paierait la facture? Il suffit d'imaginer ce que cela représenterait, financièrement, pour un hôpital qui fonctionne 24 heures sur 24. Et même si ce modèle était instauré, il resterait une différence fondamentale. Dans les professions dites «intellectuelles», on peut gagner du temps en supprimant des réunions et en simplifiant les processus. C'est d'ailleurs pour cette raison que les projets pilotes fonctionnent.

«Dans les soins, en revanche, il n'existe que deux solutions: recruter davantage de personnel ou accomplir les mêmes tâches en moins de temps»

Or, il n'y a pas assez de personnel. Il ne reste donc qu'à intensifier le rythme de travail. Mais, dans ces métiers où la présence sur place est indispensable, cette marge est limitée.

«Autrement dit, ce modèle fonctionne surtout là où l'épuisement est paradoxalement le moins marqué»

Vous expliquez que le niveau de stress ne dépend pas forcément du nombre d'heures travaillées. De quoi dépend-il?
La question que notre société devrait se poser n'est pas de savoir combien de jours nous travaillons.

«La vraie question est: pourquoi sommes-nous si nombreux à ne plus réussir à décrocher alors que le nombre d'heures travaillées n'a jamais été aussi bas?»

Nous avons tous vécu des expériences qui ont façonné nos croyances et nos comportements. Ce sont eux qui déterminent notre manière de voir le monde et, par conséquent, ce qui nous stresse. On peut les imaginer comme des boutons d'alarme. Dès qu'une situation correspondant à l'un de ces boutons se présente, celui-ci se déclenche et les hormones du stress envahissent le sang en une fraction de seconde. A l'inverse, si aucun bouton n'y est associé, il ne se passe absolument rien.

Ces mécanismes se déclenchent de manière inconsciente?
Oui. La réaction au stress ne prend que 0,3 à 0,5 seconde. Elle est pilotée par l'amygdale, une petite zone située dans le cerveau et qui fonctionne comme une centrale d'alarme. Elle évalue si une situation est dangereuse, et ce avant même que la partie du cerveau responsable de la réflexion consciente et de l'analyse n'entre en action.

«Autrement dit, nous ne décidons pas de ce qui nous stresse»

Le simple fait de penser à quelque chose qui nous inquiète suffit: le corps réagit comme si la situation se produisait, alors que ce n’est qu’une représentation mentale.

Le circuit de la peur.
L'amygdale (en jaune) fait partie du système limbique. Lorsqu'elle reçoit un stimulus émotionnel, par exemple une menace, le thalamus (en vert) transmet une première évaluation. Celle-ci déclenche les mécanismes de défense de l'organisme, provoquant une réaction de peur inconsciente, plus rapide que l'analyse consciente assurée ensuite par le néocortex.Image: Shutterstock

Plus une personne est perfectionniste, plus cela se produit souvent?

«Exactement. Les personnes perfectionnistes ou qui cherchent à faire plaisir à tout le monde déclenchent plus souvent des réactions de stress, parce qu'elles ont le sentiment de ne jamais être à la hauteur de leurs propres exigences, pourtant très élevées.»

Ces exigences fonctionnent en pilote automatique: on ne peut pas les revoir à la baisse. Il ne sert à rien de se dire «ça suffit, arrête». On parvient peut-être à s'arrêter, mais le sentiment de culpabilité prend le relais, parce qu'on se dit qu'on aurait pu faire mieux. Et cela génère à nouveau du stress.

«Sans compter que les attentes extérieures, au travail comme dans la vie privée, ne cessent d'augmenter et que tout va de plus en plus vite»

Pourtant, certains ont réellement une charge de travail trop importante ou vivent une situation particulièrement stressante.
Bien sûr. Il est rare de ne pas être confronté à une charge de travail importante ou à des situations difficiles, comme des crises, des conflits ou du harcèlement. Nous ne prétendons pas que le stress est imaginaire. Le stress est bien réel et le corps réagit en conséquence: transpiration, accélération du rythme cardiaque, brûlures d'estomac, insomnies, etc. En revanche, le mécanisme qui le déclenche est toujours le même.

«Le cerveau est incapable de faire la différence entre une situation réellement éprouvante et un stress provoqué par la pression que l'on s'impose à soi-même. Souvent, c'est un mélange des deux.»

Un jour de congé ne suffit pas à régler le problème?
Un jour de congé ou un changement d’emploi ne permettent pas de résoudre le problème. La situation n'est que le déclencheur. La cause, elle, tient à la manière dont nous l'évaluons intérieurement. Et cette évaluation nous suit partout. On le voit tous les jours: telle personne quitte un poste à responsabilité, mais n’est pas pour autant moins stressée.

Il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui tombent malades en vacances.
Ce phénomène porte un nom: «Leisure Sickness», ou «maladie des loisirs». Dès 2002, le psychologue néerlandais Ad Vingerhoets a montré que les personnes soumises à un stress important souffraient pendant leurs jours de congé de maux de tête, d'épuisement ou de nausées.

«Le principal facteur de risque est l'incapacité à décrocher. Un vendredi de congé n'y change rien: le cerveau continue de tourner»

Vous dites que notre cerveau réagit à la «menace» d'un e-mail de la même manière qu'à celle d'un tigre. C'est un peu exagéré, non?
Pas si le cerveau interprète ce stimulus comme une menace. Dans ce cas, le mécanisme est exactement le même: le stimulus est perçu, évalué, le centre d'alarme s'active, de l'adrénaline et du cortisol sont libérés, et le rythme cardiaque s'accélère. La partie du cerveau qui nous permet de réfléchir et d'analyser les situations a beaucoup évolué au cours des dix derniers millénaires.

«En revanche, notre centrale d'alarme est restée pratiquement inchangée depuis la préhistoire»

Un tigre est quand même plus effrayant qu'un e-mail...
Je le concède. Mais face à un tigre, au bout de vingt minutes, l'affaire est réglée: soit le tigre a disparu, soit vous avez pris la fuite et la tension retombe. Un e-mail, en revanche, reste dans la boîte de réception, le rendez-vous de lundi est fixé depuis longtemps, et le téléphone est posé à côté du lit.

«Le problème n'est pas l'intensité du stress, mais le fait qu'il ne retombe jamais. A la longue, cela épuise l'organisme et vide nos réserves»

Ce n'est pas réjouissant...
Non. Et il faut ajouter un autre mécanisme: en situation de stress, l'organisme libère des endorphines, les hormones du bien-être. Produites naturellement par le corps, elles atténuent la douleur et soutiennent le moral. D'un point de vue évolutif, elles nous permettent de ne pas ressentir la douleur en situation de combat ou de fuite, afin de rester capables d'agir. Mais lorsque le stress devient chronique, ce système se dérègle.

«C'est exactement ce que décrivent les personnes concernées: tout paraît terne et dénué de sens, plus rien ne procure de plaisir, on n'a plus envie de voir personne»

Ce qui nous donnait autrefois de l'énergie finit par nous en coûter. En somme, le carburant vient à manquer. Il en va de même avec le cortisol: son rythme naturel se dérègle et, le matin, il fait souvent défaut au moment où l'organisme en aurait le plus besoin. Les conséquences se font sentir: réveil trop précoce, nervosité et angoisse avant même de sortir du lit.

Le sport aide à éliminer les hormones du stress, n'est-ce pas?
C'est vrai. Mais lorsqu'on ne parvient plus à récupérer, le sport ne suffit plus à éliminer l'excès d'hormones du stress présent dans le sang. C'est comme des pompiers qui devraient intervenir sans interruption: à un moment donné, ils finissent par manquer d'eau.

Comment éviter que notre amygdale déclenche sans cesse des réactions de stress?

«On ne peut pas décider consciemment de ce qui nous stresse»

Les hormones circulent dans le sang avant même que nous en ayons conscience. Les exercices de respiration, une promenade ou une pause permettent de mieux gérer un stress déjà présent, mais ils ne l'empêchent pas de survenir. Pour obtenir un changement durable, il faut modifier les mécanismes inconscients qui déterminent notre perception des situations.

Est-il possible que nous vivions dans un état de stress permanent sans nous en rendre compte, parce que nous refoulons les symptômes, par exemple?
Il est difficile de savoir si nous sommes trop stressés, car cet état s'installe progressivement et finit par devenir la norme. Cela ne se produit pas du jour au lendemain. La plupart des gens surestiment donc largement leur capacité de résistance, simplement parce qu'ils continuent à fonctionner et à être performants. Mais c'est un équilibre fragile. A ce stade, il ne reste plus aucune marge pour absorber un stress supplémentaire: un licenciement, la naissance d'un enfant, un conflit, une restructuration dans l'entreprise ou autre.

Quels signes faut-il surveiller?
Il existe des indicateurs fiables. Est-ce que je suis capable de décrocher le soir et le week-end? Est-ce que je profite vraiment de mon temps libre ou est-ce que je deviens immédiatement nerveux dès que je n'ai "rien à faire"? Est-ce que je parviens à me détendre pendant les vacances?

«Est-ce que je travaille plus qu'avant tout en étant moins efficace et en multipliant les erreurs d'inattention?»

Il y a aussi ce sentiment de ne faire que fonctionner. Beaucoup de gens disent ne plus se reconnaître. Quant aux crises de panique, elles ne pas un signal d'alerte précoce: elles correspondent au moment où le corps tire le frein à main. Et lorsqu'on n'arrive plus à décrocher ni à sortir de ses ruminations, il est grand temps d'agir.

Parfois, on entend dire qu'il faut être résilient pour faire face aux situations difficiles. Est-ce que tout le monde possède cette faculté?
Ce n'est pas un trait de caractère immuable. La résilience est la capacité à surmonter le stress, les crises et les épreuves de la vie sans s'effondrer psychologiquement. J'aime la comparer à la mer. Les vagues arrivent, qu'on le veuille ou non. On ne peut pas les arrêter, pas plus qu'on ne peut arrêter le monde qui nous entoure et qui exige une capacité d'adaptation permanente. Etre résilient ne signifie pas rester debout en se laissant submerger par chaque vague. Mais cela ne consiste pas non plus à éviter d'entrer dans l'eau ou à se convaincre que la prochaine vague sera forcément moins forte. Cette stratégie ne fonctionne que si aucun imprévu ne survient.

Que pouvons-nous faire pour aller mieux?
Si l'on considère à la fois la multiplication des difficultés auxquelles nous sommes confrontés et l'augmentation des cas de burn-out, il n'existe qu'un seul moyen de réduire rapidement et durablement le niveau de stress tout en améliorant nettement la qualité de vie: agir sur la manière dont le cerveau interprète les situations afin qu'elles déclenchent moins souvent une réaction d'alarme. Chez Mind Switch, nous avons développé un entraînement à la résilience qui permet précisément de modifier ces mécanismes d'interprétation.

«Cela permet d'éviter que les mêmes situations ne déclenchent une réaction d'alarme et, par conséquent, un stress inutile»

Ne faudrait-il pas plutôt lutter contre les burn-out par des changements sociétaux, en réduisant le temps de travail par exemple?
Des changements sociétaux sont effectivement nécessaires, mais pas ceux auxquels on penserait. En général, nous pensons que, puisque la société est responsable, c'est à elle de créer un environnement protecteur pour tout le monde. Les choses ne sont pas aussi simples.

«Attendre qu'une solution vienne de l'extérieur revient à transférer la responsabilité à la société, à renoncer à agir et à se priver de toute marge de manœuvre»

C'est dangereux. Peu importe à qui incombe la responsabilité: chacun reste, au bout du compte, responsable de sa propre santé.

«Ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'un autre regard sur le burn-out: ce n'est pas un échec»

Mais il faut aussi accepter d'agir avant d'en arriver là et assumer la responsabilité de son propre bien-être.

Le burn-out n'est pas un échec?
Un burn-out va toujours de pair avec un fort engagement au travail et un grand sens des responsabilités. Tant que le burn-out restera associé à un sentiment de honte, parce que beaucoup y voient la preuve qu'ils ont fait quelque chose de travers, on passera à côté de l'essentiel. C'est même l'inverse: ceux qui prennent les choses en main s'en sortent généralement plus vite, parce que la stabilité intérieure est un véritable atout. C'est précisément sur ce point qu'un changement sociétal pourrait faire la différence. Il suppose aussi un autre regard sur la résilience, afin qu'elle soit enfin considérée à sa juste valeur.

«Le monde qui nous entoure est de plus en plus exigeant et, si rien ne change, le nombre de burn-out continuera d'exploser»

Nous ne pouvons pas changer le monde. En revanche, nous pouvons apprendre à y faire face sans nous laisser broyer par notre travail, tout en continuant à apprécier notre vie professionnelle et notre vie privée. (trad.: mrs)

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