Suisse
Vaud

Des flambées de gale dans la Broye, des Suisses s'inquiètent

Ces Romands s'inquiètent pour leurs enfants «comme au début du Covid»

Un foyer de gale inhabituel a été détecté dans la Broye. L'Office du médecin cantonal vaudois suit la situation de près et rassure, mais l'inquiétude grandit.
05.06.2026, 13:2505.06.2026, 13:49

Plusieurs cas de gale ont été récemment signalés dans des structures scolaires et parascolaires de la Broye. L'Office du médecin cantonal vaudois dit suivre «cette situation de très près», mais rappelle qu'il ne s'agit pas d'une infection rare et qu'elle se traite «le plus souvent très bien.»

Révélée par La Liberté et 20 minutes, cette flambée de gale a été confirmée à Keystone-ATS par le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Celui-ci ne précise pas les localités touchées, mais les médias évoquent la région de Payerne, Avenches ou encore Estavayer. Côté vaudois, quatre sites – un établissement primaire et secondaire ainsi que des structures parascolaires – ont signalé des cas, indique le DSAS.

Le nombre de personnes touchées n'est pas connu. La gale n'est pas une maladie à déclaration obligatoire et n'est donc pas reportée de manière systématique à l'Office du médecin cantonal. Le Département de la santé explique:

«Seules les flambées (deux cas ou plus sur une structure) nous sont annoncées»

Les autorités sanitaires vaudoises rappellent qu'en dehors des démangeaisons et du stress que cela peut engendrer, les conséquences pour la santé sont «quasiment inexistantes». Néanmoins, du côté des parents, l'inquiétude est réelle:

«On suit les recommandations reçues, mais on reste un peu dans le flou, comme au début de la période Covid.»
Un père de deux enfants d'Avenches au quotidien La Liberté.

Sentiment exacerbé, puisque les mesures appliquées ne sont pas uniformes, déplorent plusieurs parents concernés. Le traitement prescrit repose généralement sur des pommades ainsi qu’un médicament administré par voie orale en deux prises espacées d’une dizaine de jours. Or, les conditions de retour en collectivité varient selon les structures: certains enfants sont autorisés à revenir après la première prise du traitement, tandis que d’autres doivent attendre la seconde, soit plus de dix jours plus tard. Une personne travaillant auprès d'enfants explique:

«La propagation est normale selon les informations du médecin cantonal, mais on a l’impression que rien n’est sous contrôle.»

Néanmoins, l'OFSP rappelle que la maladie est endémique et que des cas apparaissent «de façon sporadique» dans le canton. Ceux-ci sont gérés habituellement par le médecin de famille et/ou un dermatologue.

Le DSAS souligne encore que des contacts ont été pris avec les établissements concernés. Des courriers ont aussi été envoyés aux établissements, pédiatres et médecins de premier recours pour rappeler «le protocole à suivre pour l'identification précoce des cas, leur éviction le cas échéant, le traitement des contacts et le traitement de l'environnement.» (sda/ats/svp/hun)

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