Guy Parmelin ouvre le WEF sur fond de menaces de Trump
Le président de la Confédération Guy Parmelin ouvre le Forum économique mondial (WEF) mardi, dans un contexte tendu. Le président américain Donald Trump a menacé plusieurs pays, dont la France, de nouveaux droits de douane si les Européens ne lui cèdent pas le Groenland.
Le discours du président français Emmanuel Macron mardi à Davos, tout comme celui de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, seront particulièrement observés. Ils s'exprimeront à la suite de Guy Parmelin.
Les ambassadeurs de l'Union européenne se sont réunis dimanche en urgence après que Dondald Trump a menacé huit pays européens de surtaxes douanières en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland. Un sommet extraordinaire des dirigeants des 27 est prévu jeudi soir à Bruxelles.
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Le président français Emmanuel Macron a indiqué qu'il comptait demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains. Cet outil, dont la mise en oeuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.
Un accord sur les droits de douane visant la Suisse
La Suisse n'est pas directement touchée par les menaces douanières de Donald Trump, bien qu'elle pourrait subir des dommages collatéraux. Le gouvernement est resté discret pour l'heure sur les menaces visant le Groenland.
La tâche principale de Guy Parmelin sera surtout de sécuriser la baisse des droits de douane visant la Suisse décidée en novembre à la suite d'âpres discussions. Un accord doit encore être formellement adopté d'ici au 31 mars.
Le secrétaire américain au trésor Scott Bessent a évoqué lundi à son arrivée à Davos des relations Suisse-Etats-Unis «sur une très bonne voie» après une période mouvementée. L'Américain est un acteur clé des négociations avec le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer, aussi présent dans la station grisonne.
Le mandat de négociations est prêt à Berne. Si les Américains sont également prêts, des discussions auront lieu à Davos et ça peut aller «très vite», avait déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin la semaine dernière. Donald Trump est attendu mercredi à Davos. (jzs/ats)
