Ces clichés spatiaux fascinants vont vous faire rêver
Quand une période de vie est difficile à gérer, se plonger dans l'immensité du ciel peut parfois faire du bien. Face aux épreuves bien terrestres, lever les yeux vers le ciel a quelque chose de réconfortant.
Pour vous emmener dans les étoiles le temps d'un article, nous présentons donc les plus belles images 2025 de James Webb, Hubble et consorts — une sélection, comme toujours, forcément subjective. Celles et ceux qui souhaitent partager une belle image de l'espace sont invités à le faire dans les commentaires.
Brouillard vaporeux dans le Cygne
La Boucle du Cygne (Cygnus Loop) dans la constellation du Cygne est un rémanent de supernova: ce qu'il reste de la mort explosive d'une étoile massive survenue il y a environ 8000 ans. La partie visible dans le spectre optique correspond à la nébuleuse du Cirrus, aussi appelée nébuleuse du Voile, située à quelque 1500 années-lumière de la Terre.
Galaxie perdue
Cette image du télescope spatial Hubble montre la galaxie spirale NGC 4535, située à environ 50 millions d'années-lumière dans la constellation de la Vierge. Observée avec un petit télescope, cette galaxie apparaît très faible, ce qui lui a valu le surnom de «galaxie perdue». Les nuages rosés, appelés régions H II, témoignent de la présence d'étoiles particulièrement jeunes, chaudes et massives, émettant un rayonnement hautement énergétique.
Nébuleuse de l'Araignée rouge
Avec sa caméra proche infrarouge (NIRCam), le télescope spatial James Webb de la NASA a capturé des détails jusqu'alors invisibles de la nébuleuse de l'Araignée Rouge, une nébuleuse planétaire. Cette nouvelle image montre pour la première fois l'extension complète des lobes étirés de la nébuleuse — les «pattes» de l'araignée.
Ces lobes, représentés en bleu, apparaissent comme des structures fermées en forme de bulles, chacune s'étendant sur environ trois années-lumière. Le gaz s'écoulant depuis le centre de la nébuleuse a gonflé ces bulles massives sur plusieurs millénaires.
Galaxie spirale aux couleurs magnifiques
La galaxie spirale NGC 1068, dans la constellation de la Baleine, se situe à environ 50 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Son centre abrite un trou noir dont la masse est deux fois supérieure à celle du trou noir de notre galaxie. L'image de juillet 2025 est une combinaison de données: rayons X de l'observatoire Chandra (en bleu), ondes radio du Karl G. Jansky Very Large Array (en rose) et données optiques du télescope Hubble (en jaune, gris et or).
Nébuleuse réflective
Cette image combinée de l’observatoire Chandra et du télescope spatial James Webb montre la région de formation stellaire IC 348. Les fines structures qui dominent l'image sont constituées de matière interstellaire reflétant la lumière des étoiles de l'amas, formant ce que l'on appelle une nébuleuse par réflexion. Les sources ponctuelles visibles dans les données en rayons X de Chandra correspondent à de jeunes étoiles en formation au sein de l'amas.
Usine galactique
Voici Westerlund 1 dans une image combinant les données de l'observatoire Chandra, du télescope spatial James Webb et du télescope spatial Hubble. Westerlund 1 est un amas ouvert jeune et compact dans la constellation de l'Autel, et le plus massif connu dans le Groupe local, un ensemble de galaxies incluant la Voie lactée.
On peut le considérer comme une véritable usine galactique, où naissent un grand nombre d'étoiles.
Jeune amas stellaire
Pismis 24 est un amas ouvert situé au cœur de la nébuleuse en émission NGC 6357, également connue sous le nom de nébuleuse du Homard. NGC 6357 se trouve à environ 5500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Scorpion.
Pismis 24 est un véritable berceau d'étoiles où se forment de nombreux astres massifs. Les étoiles les plus massives de l'amas sont les plus grandes et les plus brillantes de cette image capturée par le télescope spatial James Webb, présentant les typiques pics de diffraction à six branches caractéristiques de cet instrument.
Aurore boréale australe
Cette photo a été prise le 12 juin 2025 depuis la Station spatiale internationale, alors qu'elle se trouvait à une altitude de 433 kilomètres entre l'Australie et l'Antarctique. On y voit l'aurore australe au‑dessus de l'océan Indien partiellement couvert de nuages.
Main de Dieu
Cette image combine des données radio de l'Australia Telescope Compact Array et des données en rayons X de l'observatoire Chandra. Elle montre le pulsar B1509‑58, situé à 17 000 années-lumière, un neutron étoile en rotation rapide d'un diamètre d'à peine 19 kilomètres.
Cet objet relativement minuscule mais extrêmement massif, vestige d'une étoile explosée, est responsable de la formation d'une nébuleuse complexe ressemblant à une main aux doigts étendus pointant vers le haut à droite. Cette main cosmique est connue sous le nom de «Main de Dieu».
Nébuleuse Patte de chat
NGC 6334, également appelée nébuleuse de la Patte de Chat, et plus rarement nébuleuse de la Griffe d'Ours, est une nébuleuse en émission située à 5700 années-lumière dans la constellation du Scorpion. D'un diamètre estimé à 50 années-lumière, elle constitue l'une des régions de formation stellaire les plus actives de notre galaxie.
La caméra proche infrarouge (NIRCam) du télescope spatial James Webb a révélé des détails structurels jusque-là inconnus: de jeunes étoiles massives déchirent le gaz et la poussière environnants, tandis que leur lumière intense crée une lueur nébuleuse brillante, représentée en bleu. Sous l'effet de ces étoiles massives, le processus local de formation stellaire finira par s'arrêter.
Andromède scintillante
Voici notre grande galaxie voisine M31, mieux connue sous le nom de galaxie d’Andromède. Située à environ 2,5 millions d'années-lumière, elle est la galaxie spirale la plus proche de la Voie lactée.
Les astronomes étudient Andromède pour mieux comprendre la structure et l'évolution de notre propre galaxie spirale, ce qui est beaucoup plus difficile depuis la Terre, plongée à l'intérieur de la Voie lactée.
Jupiter turbulente
Cette image à contraste renforcé des latitudes nord de Jupiter a été prise par la JunoCam — la caméra en lumière visible de la sonde spatiale Juno de la NASA — le 28 janvier 2025, lors du 69ᵉ survol de la géante gazeuse, à une altitude d'environ 58 000 kilomètres au-dessus des nuages.
Les bandes et zones de la plus grande planète de notre système solaire y apparaissent distinctement, ainsi que les turbulences à leurs bordures, provoquées par des vents venant de directions différentes.
Amas d'étoiles scintillantes
NGC 6981, également appelé Messier 72 ou M72, est un amas globulaire situé dans la constellation du Verseau, à environ 50 000 années-lumière de la Terre. L'intense attraction gravitationnelle entre les étoiles très rapprochées confère aux amas globulaires leur forme régulière et sphérique. Environ 150 amas globulaires connus sont associés à la Voie lactée.
La diversité spectaculaire des couleurs des étoiles sur cette image résulte de la combinaison des données visibles avec des observations dans l'ultraviolet. Les couleurs indiquent différents types d'étoiles: les étoiles bleues sont celles qui étaient initialement plus massives et qui, après avoir consommé une grande partie de leur hydrogène, ont atteint des températures plus élevées; les objets rouge vif sont des étoiles de moindre masse devenues des géantes rouges.
La Voie lactée à l'horizon
L'astronaute de la NASA Don Pettit a utilisé une caméra réglée pour des conditions de faible luminosité et des temps de pose longs pour capturer cette image de la Voie lactée derrière l'horizon terrestre. A ce moment-là, le 29 janvier 2025, juste avant le lever du soleil, la Station spatiale internationale se trouvait à une altitude de 426 kilomètres au-dessus de l'océan Pacifique, au large des côtes chiliennes.
Bouquet cosmique
Cette image combine des données en rayons X de l'observatoire Chandra (en bleu et vert), des données optiques du télescope spatial Hubble (en jaune) et des données radio de l'Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (en orange). Elle montre la région de formation stellaire 30 Doradus, également connue sous le nom de nébuleuse de la Tarentule. Située à environ 160 000 années-lumière dans la constellation de la Daurade, elle fait partie du Grand Nuage de Magellan, une petite galaxie voisine de la Voie lactée.
Etoile mourante
Voici NGC 1514, également appelée nébuleuse de la Boule de Cristal. Il s'agit d'une nébuleuse planétaire d'un diamètre d'une demi‑année-lumière dans la constellation du Taureau, située à environ 900 années-lumière de la Terre. Le gaz et la poussière de la nébuleuse proviennent d'une étoile mourante au centre, qui présentait il y a 4000 ans une masse équivalente à 2,2 fois celle du Soleil.
En 2017, les astronomes ont confirmé qu'il s'agit d'un système binaire: l'une des deux étoiles s'est gonflée au cours de son évolution, expulsant des couches de gaz et de poussière via un vent stellaire dense.
Œil de Dieu
Depuis plus de 40 ans, les astronomes captent un mystérieux signal radio provenant de cette nébuleuse. Il s'agit de la nébuleuse de l'Hélice (NGC 7293), également surnommée «l'Œil de Dieu», une nébuleuse planétaire située à environ 650 années-lumière dans la constellation du Verseau.
En son centre se trouve une naine blanche, une étoile ancienne et très compacte. Cette naine blanche pourrait avoir détruit une planète en orbite très proche, un phénomène jamais observé jusqu'ici, ce qui pourrait également expliquer le signal radio.
Sablier cosmique
Sur cette image du télescope spatial James Webb, on voit le système stellaire en formation Lynds 483, situé à environ 650 années-lumière dans la constellation du Serpent.
Sa forme distinctive en sablier est due aux deux protoétoiles au centre. Ces étoiles en formation active, immergées dans un nuage moléculaire dense, sont à l'origine des jets de gaz et de poussière scintillants en forme de sablier.
En plein dans le mille
La gigantesque galaxie annulaire LEDA 1313424 (PGC 1313424), située à 534 millions d'années-lumière dans la constellation des Poissons, porte le surnom approprié de «Bullseye» («Œil de taureau»). Elle présente neuf anneaux, plus que toute autre galaxie découverte jusqu'ici.
Cela résulte d'une collision: la petite galaxie naine bleue au centre gauche a traversé l'anneau principal il y a environ 50 millions d'années, créant des anneaux semblables à des ondulations dans un étang. Aujourd'hui, les deux galaxies sont séparées de 130 000 années-lumière, mais restent reliées par un mince filament de gaz.
Traduit et adapté par Noëline Flippe
