Ces hommes célèbres partagent un étrange point commun
C'est un honneur dont il se serait probablement bien passé, Mark Zuckerberg. Et pourtant, voilà que le patron de Meta s'apprête à voir sortir au cinéma un second film consacré à son existence. Après Jesse Eisenberg dans The Social Network en 2010, le milliardaire se voit cette fois incarné par Jeremy Strong dans The Social Reckoning, le nouveau film d’Aaron Sorkin consacré aux «Facebook Files» et aux révélations de la lanceuse d’alerte Frances Haugen, en salles le 8 octobre.
Mais Mark Zuckerberg est loin d’être le premier à avoir vu son existence racontée plusieurs fois avant sa mort.
Voici quelques exemples particulièrement célèbres.
Muhammad Ali
Difficile de faire mieux en matière de mise en abyme. En 1977, Muhammad Ali, alors âgé de 35 ans, incarne carrément… Muhammad Ali dans The Greatest. Le film retrace son parcours des Jeux olympiques de Rome jusqu’au «Rumble in the Jungle» face à George Foreman.
Vingt-quatre ans plus tard, le boxeur assiste à une nouvelle version hollywoodienne de sa propre vie: Ali, de Michael Mann, avec cette fois Will Smith pour l’incarner. La légende de la boxe vivra encore quinze ans après la sortie du film, jusqu’à sa mort en 2016.
Nelson Mandela
Nelson Mandela a eu tout le loisir d’observer Hollywood changer régulièrement son visage. Dennis Haysbert l’incarne notamment dans Goodbye Bafana en 2007, avant que Morgan Freeman ne lui prête ses traits deux ans plus tard dans Invictus, de Clint Eastwood.
Et l’histoire ne s’arrête pas là. Idris Elba reprend le rôle dans Mandela: Un long chemin vers la liberté, présenté en 2013 et sorti en Afrique du Sud quelques jours seulement avant la mort de l’ancien président sud-africain, le 5 décembre.
Stephen Hawking
Stephen Hawking a lui aussi eu droit à deux incarnations prestigieuses. La première arrive en 2004 avec Hawking, production de la BBC dans laquelle un jeune Benedict Cumberbatch interprète le célèbre physicien.
Dix ans plus tard, c’est Eddie Redmayne qui devient Hawking dans Une merveilleuse histoire du temps. Le véritable scientifique, mort en 2018, découvre donc les deux œuvres de son vivant – et Redmayne décroche même l’Oscar du meilleur acteur pour la seconde.
Julian Assange
Dans une catégorie nettement plus contemporaine, Julian Assange a lui aussi eu droit à deux versions de lui-même à seulement un an d’intervalle. En 2012, l’Australien Alex Williams l’incarne dans le téléfilm Underground: The Julian Assange Story, consacré à ses jeunes années de hacker.
Dès 2013, Benedict Cumberbatch (mais oui, encore lui!) endosse à son tour sa chevelure blanche dans Le Cinquième Pouvoir, consacré à WikiLeaks et à sa relation avec Daniel Domscheit-Berg.
Ce qui distingue peut-être Mark Zuckerberg de cette liste, c’est surtout sa précocité. Le milliardaire n’avait que 26 ans lorsque The Social Network a fait de sa vie un film hollywoodien majeur. Seize ans plus tard, il change de visage: Jeremy Strong succède à Jesse Eisenberg dans The Social Reckoning.
Deux films, deux acteurs et deux périodes très différentes de l’histoire de Facebook – alors que leur principal intéressé n’a toujours que 42 ans. A ce rythme-là, Mark Zuckerberg pourrait encore avoir quelques occasions de découvrir à qui Hollywood décidera de confier son visage. (mbr)
