Comment Aya Nakamura a matrixé le Stade de France
L'ambiance y était visiblement ultra chaude ce vendredi 29 mai aux abords du Stade de France. Avec plus de 30 degrés au thermomètre. C'est à 20h30 pile que le Stade de France a basculé dans la folie. Après un compte à rebours affichant fièrement ses origines «From Aulnay-sous-Bois» (une commune située nord-est du centre de Paris), un véritable hélicoptère s'est posé sur le toit du stade.
Vêtue d'un ensemble blanc ultra-glamour et arborant une perruque blonde, Aya a fait son entrée entourée d'une armée de danseurs. Visuellement et vocalement, la comparaison avec les shows de Beyoncé est immédiate.
Parmis les moments les plus forts et le plus politique de la soirée est survenu pendant le titre Sucette. Alors que les écrans géants diffusaient les Unes de journaux les plus virulentes et les critiques racistes qu'elle a subies (notamment lors de sa performance aux JO), la tristement célèbre banderole d'un groupuscule identitaire a été projetée à l'écran, avant d'être symboliquement brûlée par des lance-flammes en direct. Une réponse artistique incendiaire qui a déclenché une ovation debout. Ainsi que celui ou Aya à fait monter sa maman sur scène.
L’un des moments les plus ouvertement politiques de la soirée est survenu durant l'interprétation du titre Sucette. Alors que les écrans géants affichaient les Unes de journaux les plus virulentes et les attaques racistes dont l'artiste a été la cible, la tristement célèbre banderole d'un groupuscule identitaire est apparue à l'écran.
Cette image a été symboliquement réduite en cendres par des lance-flammes sur scène. A cette démonstration de force a succédé un instant d'une immense vulnérabilité, tout aussi marquant: celui où Aya a fait monter sa maman sur scène. Un contraste saisissant et bouleversant, faisant passer la salle de la révolte politique à la pure émotion familiale.
Une pluie d'invités et un final en lévitation
Durant plus de deux heures et demie, la chanteuse de 31 ans a enchaîné ses plus immenses classiques (Djadja, Pookie, Copines interprété depuis l'intérieur d'une Ferrari sur scène) tout en invitant la nouvelle génération ainsi que ses mentors. Le public a pu vibrer devant les apparitions de Hamza, SDM, Ronisia ou encore le groupe Triangle des Bermudes. L'un des moments les plus émouvants restera son duo avec l'icône malienne Oumou Sangaré, un hommage vibrant à ses racines et à sa mère griotte.
Pour le bouquet final, vêtue d'une robe de mariée immaculée, Aya Nakamura s'est envolée au-dessus de la foule sur une nacelle pour interpréter Fly, alors qu'un feu d'artifice géant illuminait le ciel de Saint-Denis.
Avec ce triplé historique, la patronne de la pop francophone (qui cumule plus de 7 milliards d'écoutes dans le monde) rejoint le club très fermé des reines du Stade de France aux côtés de Madonna et Mylène Farmer. Elle prouve surtout qu'elle est aujourd'hui l'artiste la plus fédératrice et puissante de l'Hexagone.
(avec afp)
