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Trump annonce un blocus du détroit d'Ormuz et ça inquiète

Vessels pass through Strait of Hormuz following US-Iran ceasefire OMAN - APRIL 08: A view of the vessels passing through Strait of Hormuz following the two-week temporary ceasefire reached between the ...
Le blocus des ports iraniens doit débuter lundi.Image: www.imago-images.de

Cette annonce de Trump inquiète

Après l'échec des négociations de paix, les Etats-Unis veulent instaurer un blocus des ports iraniens. La République islamique menace en retour de les piéger dans un «tourbillon mortel».
13.04.2026, 10:2513.04.2026, 10:25

Le blocus des ports iraniens, annoncé par les Etats-Unis après l'échec de pourparlers avec l'Iran, doit débuter lundi. Cette perspective qui a fait rebondir les prix du pétrole.

Lundi 16h00 en Suisse: c'est à cette heure que l'armée américaine a prévu d'imposer un blocus aux «navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens».

L'annonce inattendue du blocus américain, couplée à l'échec des négociations à Islamabad durant le week-end pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a fait déferler une nouvelle vague d'inquiétudes pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe. Après l'accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7% pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8% pour le WTI, référence américaine, vers 05h40 en Suisse.

Un «tourbillon mortel» iranien

L'incapacité des deux parties à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers à Islamabad fait craindre une reprise des attaques après plus de six semaines d'une guerre qui a fait plus de 6000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l'économie mondiale. Le respect du cessez-le-feu de deux semaines qui doit expirer le 22 avril reste incertain: si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à ce qu'il continue d'être observé, ni les Etats-Unis ni l'Iran n'ont évoqué le sujet.

Dans une première déclaration après le retour de la délégation américaine du Pakistan, le président américain Donald Trump a annoncé dimanche un «processus de BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz», étroite voie maritime stratégique pour la circulation mondiale du pétrole, dont les Etats-Unis exigent le déblocage par l'Iran. Néanmoins sera autorisée la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.

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Sans détailler les modalités d'une telle opération, Donald Trump a affirmé sur Fox News que le Royaume-Uni «et quelques autres pays» enverraient des dragueurs de mines. La réponse de l'Iran ne s'est pas fait attendre: l'influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répondu que son pays «ne cèdera à aucune menace», et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé de piéger leurs ennemis dans un «tourbillon mortel».

Un accord était «à deux doigts» d'être trouvé

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l'échec des discussions au Pakistan. Donald Trump a mis la faute sur le refus de l'Iran de renoncer à se doter de l'arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran. Et leur éventuel retour à la table des négociations «est égal» au président américain.

«S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien», a déclaré Trump aux journalistes sur la base militaire d'Andrews, près de Washington, à son retour d'un week-end passé en Floride.

Selon l'Iran, un accord était «à deux doigts» d'être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de la République islamique, l'échec est dû au «jusqu'au-boutisme américain». Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué «une atmosphère de suspicion et de méfiance», jugeant «évident» qu'un accord ne pouvait être obtenu «en une seule session».

La guerre continue au Liban

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques avec le Hezbollah se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n'était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu. Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l'autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes, dont une femme, après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont pour l'heure toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine. «La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban», a affirmé le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, lors d'une première visite dans le sud du Liban, dont l'armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth oeuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d'Israël. (jzs/ats)

Trump menace l'Iran de destruction totale
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