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Tarifs douaniers américains: L'UE prête à dégainer le «bazooka»

Tarifs douniaers: L'UE prête à sortir le «bazooka» face aux Américains

Armenia's Prime Minister Nikol Pashinyan, left, and European Commission President Ursula von der Leyen participate in a media conference during the EU-Armenia summit at the Presidential Palace in ...
Pour Ursula von der Leyen, un «accord est un accord».Keystone
Bras de fer commercial entre Bruxelles et Washington: l’Union européenne presse les Etats-Unis de respecter leur accord sur les droits de douane. En toile de fond, la menace de nouvelles surtaxes sur les voitures européennes.
05.05.2026, 21:2705.05.2026, 21:27

L'Union européenne a exhorté mardi l'administration Trump à respecter leur accord sur les droits de douane, après de nouvelles menaces du président américain sur les voitures. Lors d'une réunion à Paris, le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a appelé son homologue Jamieson Greer «à retourner rapidement aux conditions négociées» dans le cadre de cet accord conclu en juillet 2025, selon une porte-parole.

Vendredi Donald Trump a menacé le bloc de nouvelles surtaxes douanières sur les automobiles et camions exportés vers les Etats-Unis, accusant l'UE de ne pas respecter l'accord commercial signé entre les deux rives de l'Atlantique.

«Un accord, c'est un accord»
Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait convenu avec Donald Trump en Ecosse l'été dernier de limiter à 15% les droits de douane sur les voitures européennes vendues aux Etats-Unis. «Nous avons un accord, et l'essence de cet accord, c'est la prospérité, des règles communes et la fiabilité», a-t-elle encore affirmé. Avant d'avertir que l'Union européenne était «prête à tous les scénarios» – dans le cas où les Etats-Unis venaient à revenir sur leurs engagements.

Recours au «bazooka»?

Si cette menace se concrétise, il faut alors que Bruxelles «active» son instrument anti-coercition, a plaidé le président français Emmanuel Macron. Cet outil, comparé par certains à un «bazooka», permet en particulier de limiter les importations provenant d'un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

«Depuis le début, nous nous sommes adaptés. Il y a des accords qui ont été signés, doivent être respectés,» a déclaré Macron, depuis Erevan où il se trouve en visite d'Etat.

Ce n'est pas la première fois que la France préconise, en cas de blocage des discussions, de recourir à l'instrument anti-coercition dont l'UE s'est dotée, pour riposter par exemple à un chantage économique, mais qu'elle n'a jusqu'à présent jamais utilisé.

La Commission européenne a dès lundi confirmé sa volonté d'appliquer l'accord signé, rejetant les accusations américaines. «Nous mettons en place l'accord depuis le départ et restons totalement engagés dans le respect de nos engagements», avait alors déclaré un porte-parole de la Commission, Thomas Regnier.

Le Parlement européen a approuvé, sous condition, l'accord entre les Etats-Unis et l'UE, mais les procédures internes du bloc prévoient que l'accord soit encore négocié avec les Etats membres avant d'être formellement appliqué. Selon Thomas Regnier, l'UE a tenu Washington «totalement informé tout au long des procédures» et cherché à «rassurer l'autre rive de l'Atlantique, le travail est en cours. Des progrès sont réalisés». (mbr/ats)

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