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Ormuz: Trump suspend son Projet Liberté

A container ship sits at anchor as a small motorboat passes in the foreground in the Strait of Hormuz off Bandar Abbas, Iran, Saturday, May 2, 2026. (Amirhosein Khorgooi/ISNA via AP)
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Depuis le début de la guerre, Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.Keystone

Trump suspend son «Projet Liberté»

Le président américain interrompt l'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz afin de trouver un accord avec l'Iran. Il maintient en parallèle son blocus des ports iraniens.
06.05.2026, 06:5206.05.2026, 06:52

Donald Trump a annoncé mardi la suspension de son «Projet Liberté» d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si «un accord pouvait être finalisé et signé» avec l'Iran, après ce que le président américain a qualifié de «grands progrès» dans les négociations.

«Compte tenu de l'énorme succès militaire» et des «grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens», le «Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé», a écrit le républicain sur son réseau Truth Social.

epa12932890 US President Donald Trump speaks at a Small Business Summit at the White House in Washington, DC, USA, 04 May 2026. The summit brings together more than 130 business owners from across the ...
Donald TrumpKeystone

Il a précisé que le blocus américain des ports iraniens – entré en vigueur le 13 avril – était maintenu, et que cette pause avait été décidée à «la demande du Pakistan et d'autres pays».

La phase offensive serait terminée

Le «Projet Liberté», devant permettre à des centaines de bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, a été lancé lundi. Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs assuré plus tôt dans la journée que la phase offensive du conflit avec l'Iran était terminée.

«L'opération est finie – "Fureur épique" – comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade», a affirmé le secrétaire d'Etat Marco Rubio lors d'un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les Etats-Unis à leurs opérations contre l'Iran.

Secretary of State Marco Rubio listens to a reporter in the James Brady Press Briefing Room at the White House, Tuesday, May 5, 2026, in Washington. (AP Photo/Jacquelyn Martin)
Marco Rubio
Marco RubioKeystone

Le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l'armée était «prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l'Iran». Donald Trump a aussi mis en garde Téhéran, au lendemain d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputées à l'Iran.

«Ils savent ce qu'ils ont à faire et (...) ce qu'ils ne doivent pas faire», a affirmé le président américain, qui s'est toutefois abstenu d'accuser l'Iran d'une violation de la trêve en vigueur depuis le 8 avril. Depuis le début de la guerre le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

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Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit quant à lui rencontrer mercredi son homologue chinois en Chine pour discuter de la guerre au Moyen-Orient. Cette visite intervient en amont de celle de Donald Trump à Pekin, prévue le 14 et 15 mai, où il s'entretiendra avec Xi Jinping.

Les Emirats essuient des tirs

Lundi, l'Iran a tiré des missiles et drones contre des bâtiments militaires américains – interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Il a aussi été accusé d'avoir tiré sur les Emirats arabes unis, dans la première attaque contre un pays du Golfe depuis la trêve, ce qu'un haut responsable militaire iranien a démenti mardi soir.

Les forces iraniennes «n'ont mené aucune opération de missiles ou de drones contre les Emirats arabes unis ces derniers jours», a affirmé le porte-parole du quartier général du commandement militaire. Plus tôt, les Emirats avaient dit avoir à nouveau activé leurs défenses aériennes pour intercepter des missiles et drones tirés selon eux depuis l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont menacé de leur côté d'une «riposte ferme» tout navire qui ne se conformerait pas aux règles de passage imposées par Téhéran. Les Etats-Unis ne peuvent pas «laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale», a insisté le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.

«Si vous attaquez les troupes américaines ou des navires commerciaux innocents, vous serez confrontés à une force américaine écrasante et dévastatrice»
Pete Hegseth

Dans un communiqué, Marco Rubio a annoncé que les Etats-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour «défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d'Ormuz». Le projet de résolution, rédigé aux côtés du Bahreïn, de l'Arabie saoudite, des Emirats, du Koweït, et du Qatar, «exige que l'Iran cesse les attaques, le minage et tout péage» dans le détroit, précise le secrétaire d'Etat.

Les pourparlers au point mort

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé lui les Etats-Unis et leurs alliés de «mettre en péril» la sécurité du transport maritime. Le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain ont franchi lundi le détroit d'Ormuz sous escorte militaire.

L'opération, marquée selon l'armée par la destruction de six embarcations iraniennes, «marche très bien», s'est félicité Donald Trump. Le géant danois du transport Maersk a aussi annoncé la sortie lundi d'un de ses bateaux, «accompagné de moyens militaires américains», coincé dans le Golfe depuis le début de la guerre.

Les tentatives de relancer les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis sont au point mort depuis une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que son pays était «prêt à tout dialogue». Mais «il n'a jamais cédé et ne cédera jamais à la force», a-t-il ajouté, lors d'une conversation téléphonique avec le premier ministre irakien (jzs/ats/afp)

Trump menace l'Iran de destruction totale
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Donald Trump ne l’avait certainement pas imaginé ainsi. Il aime les combustibles fossiles, parle du «magnifique charbon propre», veut «forer, chérie, forer» pour parvenir à une «domination énergétique mondiale». L’éolien, en revanche, il le qualifie de «cher, peu fiable, laid». Le solaire «détruit les exploitations agricoles». Les deux réunis sont pour lui la «supercherie du siècle», auquel il entend mettre fin sous sa direction. «Les jours de la stupidité sont comptés», promettait-il.
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