Ce Français a «utilisé son fils et sa fille» pour violer 34 enfants
Les faits se sont déroulés à une trentaine de kilomètres de Lyon, en France, entre 2020 et 2024. Dans le village de Lucenay, un père de famille de quarante ans a été mis en examen le 10 avril pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et enregistrements d’images pornographiques de mineurs. Au total, 34 victimes sont concernées. «Il y a eu Mazan, espérons qu’il n’y aura pas Lucenay», déclare l'une des habitantes au Monde.
L'origine du basculement
L'origine du basculement de Romain G. remonte à l'enfance. Il a entre 8 et 9 ans lorsque son cousin, plus âgé, l'agresse sexuellement. Les experts rappellent qu'un tiers des agresseurs sont d'anciens agressés. Vingt-cinq ans plus tard, le quarantenaire devient le parrain du fils de son cousin agresseur. Il violera l'enfant une dizaine de fois, de ses 3 à ses 5 ans.
C'est fin 2019 qu'a lieu la fissure psychologique, explique Le Monde. A cette époque, les psychiatres estiment qu'il craint le passage à l'acte. Sa femme, rencontrée sur les plateaux de cinéma – sur lesquels tous deux travaillaient – décrit des violences psychologiques et considère «avoir été sous l’emprise d’un homme très manipulateur, qui avait un problème avec la gent féminine».
Tout pour attirer les enfants
Le couple aura tout de même un fils et une fille. Dans la maison familiale, «tout est fait pour les enfants»: des toboggans, une piscine extérieure, une cabane, des jeux vidéos. En effet, dès 2020, Romain G. «se sert de ses deux enfants pour atteindre leurs copains et les agresser». Il sollicite également les parents pour organiser des soirées pyjama.
Pendant des années, le quarantenaire va multiplier les agressions sexuelles et opérer jour et nuit. Parfois, les parents sont dans la maison, en bas, en train de prendre l'apéro.
Des vidéos de ces actes ont également été réalisées. Romain G. a ainsi documenté le degré de violence «imposé à ces enfants» – éveillés ou endormis – «sans jamais être repéré». En tout, 127 vidéos et 197 photos ont été prises. Elles ont été répertoriées par l'agresseur selon les prénoms et l'endroit où les agressions ont eu lieu.
Jusqu'au jour où trois élèves de CM1 vont raconter à leurs parents les agressions sexuelles subies lors des soirées pyjama mentionnées plus haut. L'un d'eux, Raphaël, 8 ans, confie à sa mère que Romain G. lui a fait des choses «dégueulasses». Le Français sera interpellé en décembre 2024.
Tentative de suicide
Après son arrestation puis son placement en garde à vue, Romain G. est libéré. Il écrit alors une lettre formulant son intention de se suicider, adressée à ses enfants, ses proches, et aux familles et aux enfants victimes.
Il placera la corde autour de son cou, mais ne bougera pas du chêne sur lequel il est monté, dans la forêt de Charnay, «terrorisé à l'idée de basculer dans le vide», poursuit Le Monde. Les gendarmes le découvriront dans cette position grâce au AirTag sur ses clés. Au sol, les quatre pages de la lettre sont ramassées.
Lors de ses auditions, Romain G. a reconnu les faits sur une trentaine d'enfants. Il est en détention provisoire depuis plus d'un an. (ag/afp)
