DE | FR

Pourquoi le masque est une bombe à retardement pour notre planète

Un ouvrier controle la production de masques d'hygiene sur une machine de la nouvelle fabrique de masques chirurgicaux Amyna 3 lors de la crise du Coronavirus (Covid-19) le vendredi 20 novembre 2020 a Corgemont dans le Jura bernois. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Image: KEYSTONE

Le masque, de par sa composition et son usage intensif, pourrait bien fragiliser notre écosystème. Mais, pas de panique, des solutions existent.



Il y a urgence. La menace environnementale des masques jetables plane sur notre planète.

Et pour causes, des récentes études évaluent à 129 milliards le nombre de masques faciaux utilisés chaque mois dans le monde, soit trois millions par minute. Une statistique que les experts de l'Université du Danemark qualifient d'«inquiétante».

Fibres plastiques

Sur le plan environnemental, ce chiffre place l'objet à la même échelle que les bouteilles en plastique. A la seule différente que celles-ci sont recyclées à 25%. Or, il n'existe aucune directive officielle sur le recyclage des masques.

Sans compter que les fibres plastiques contenues dans ces derniers ne peuvent pas être facilement biodégradées. Elles se fragmentent en particules de plastique plus petites qui se répandent dans les écosystèmes.

Ainsi, selon une récente étude, le polypropylène, textile présent dans les masques et qui empêche la formation de gouttelettes, a conduit à une importante accumulation de déchets dans l'environnement.

Mauvaise gestion

Les chercheurs dénoncent une autre problématique non négligeable. Les masques chirurgicaux ne sont pas correctement collectés et gérés.

Ce qui conduit cet objet du quotidien à se retrouver dans des environnements d'eau douce, tels que les rivières et les océans.

Déchets marins

A la fin de l'année 2020, un rapport publié par OceansAsia a révélé que plus de 1,5 million de masques faciaux étaient entrés dans les océans du monde l'année dernière.

Pour les scientifiques, cela ajoute entre 4680 et 6240 tonnes de plastique marin aux chiffres de pollution. Selon les résultats, les masques faciaux peuvent prendre jusqu'à 450 ans pour se décomposer.

Des solutions?

Pour enrayer ce phénomène, des solutions coordonnées sont à mettre en place. Voici ce que proposent les chercheurs:

Plus d'articles sur le thème «Covid-19»

L'Etat dépense des milliards pour lutter contre le Covid-19. Qui va payer pour ça?

Link zum Artikel

L'immunité Covid-19 existe-t-elle? Qui contrôle les autotests?

Link zum Artikel

Entre passeport vaccinal et confinement, le Covid dans le monde

Link zum Artikel

Les vaccins, efficaces ou non? Et le masque, c'est pour la vie? On fait le point

Link zum Artikel

Pour l'OFSP, l'attestation de vaccination doit devenir un certificat Covid-19

Link zum Artikel

L'Union européenne va limiter les exportations de vaccins

Link zum Artikel

Et vogue la troisième vague

Link zum Artikel

Le passeport vaccinal pour l'Europe (Suisse comprise), c'est quoi?

Link zum Artikel

Et si vous nous racontiez votre première année Covid?

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Depuis la crise, le Conseil fédéral nous parle différemment

Si l'on ne peut plus voir le mot coronavirus en peinture, il aura eu le mérite d'avoir changé (un peu) la manière du gouvernement de communiquer avec nous.

Lorsqu'il a placé le pays en «situation extraordinaire» il y a tout juste une année, le Conseil fédéral n'a pas seulement modifié notre manière de vivre. Il a aussi modifié sa manière d'interagir avec nous. Voici comment.

La situation extraordinaire décrétée le 16 mars 2020 a généré énormément de peur et d'incompréhension de la part de la population.

Pour cette raison, le Conseil fédéral a décidé de s'appuyer davantage sur l'avis des experts. L'objectif: rendre accessible à tous les …

Lire l’article
Link zum Artikel