Ce sont les Jeux olympiques de Paris ou les Jeux olympiques de LVMH? Le groupe de luxe qui détient Vuitton, Chaumet, Moët et Chandon ou encore Dior, s'immisce toujours plus dans la compétition sportive. Le groupe est l'un des partenaires premium des Jeux.
Ce mardi 2 juillet, il a dévoilé les tenues des bénévoles chargés de remettre les médailles aux athlètes: polo blanc, pantalon à pince beige et casquette gavroche, ce look rétro est un clin d'œil à l'allure française des années 1920, époque durant laquelle Paris avait accueilli pour la dernière fois les Jeux olympiques (1924 pour être précis).
Si ces tenues ne sont pas marquées du fer rouge LVMH (il n'y a pas de logo) ce n'est pas le cas des plateaux qui présenteront les médailles. Celles-ci seront revêtues de la toile damier emblématique de Louis Vuitton. Pourtant, comme le rappelle Le Monde, le règlement l'interdit. Les équipementiers du Comité international olympique (CIO) ont un devoir de neutralité.
La marque est également chargée de fabriquer les malles de transport des torches et médailles et d'après la vidéo promotionnelle, elles sont monogrammées LV. Avec les plateaux, le doute était encore possible. Avec les malles, LVMH débarque dans ces jeux avec ses gros souliers.
Les médailles sont quant à elles conçues par le joaillier Chaumet et les champagnes Moët & Chandon mousseront pour célébrer les victoires. Les tenues des athlètes français lors des cérémonies d'ouverture et de clôture de l'événement seront signées Berluti. Mais LVMH n'est pas le seul partenaire premium, il y en a cinq au total, jusqu'à présent plus discrets: le groupe hôtelier Accor, les supermarchés Carrefour, le groupe bancaire BCPE et EDF. En même temps, ce serait moins cool d'avoir des tenues Carrefour.
LVMH est donc partout alors que les Jeux n'ont pas encore commencé, mais Antoine Arnaut tempère: «Il n'y aura pas de tenues ou de panneaux siglés Louis Vuitton au bord des stades.»
Selon RMC Sport, le groupe a déboursé 150 millions d'euros (environ 150 millions de francs) pour l'événement. Mais comme l'explique Forbes, le groupe n’attend pas forcément de retombées immédiates en termes de ventes. C'est l’image de marque du groupe qui est en jeu.