Sport
Football

Football: Comment le Portugal débauche des talents en Europe

epa05365458 Raphael Guerreiro (L) of Portugal and Jon Dadi Bodvarsson of Iceland in action during the UEFA EURO 2016 group F preliminary round match between Portugal and Iceland at Stade Geoffroy Guic ...
Né en France, Raphaël Guerreiro s'est laissé convaincre de porter le maillot du Portugal.Image: EPA

Comment le football portugais «chipe» des talents dans toute l'Europe

Les «Français» Lopes et Guerreiro sont les meilleurs exemples de toute une diaspora que le Portugal attire dans son équipe nationale. Sa cellule de recrutement opère partout, jusqu'en Romandie. Enquête avant Suisse - Portugal.
06.12.2022, 07:4306.12.2022, 07:49
jonathan amorim

Selon l'Office fédéral de la statistique, il y aurait environ 300 000 Portugais en Suisse. En France voisine, on estime à environ 1,5 millions le nombre de personnes portugaises ou avec des origines lusitaniennes. Cette immigration massive s'étend à d'autres pays européens comme l'Allemagne, le Luxembourg et le Royaume-Uni.

Les Portugais racontent leur passion «viscérale» pour la Seleção

Dans ces millions de personnes, on trouve évidemment beaucoup de footballeurs. La Fédération portugaise s'en est rendu compte ces dernières années et a mis en place une stratégie afin de rafler ses meilleurs talents éparpillés aux quatre coins de l'Europe. L'objectif? Eviter de rater des Robert Pires (France) et dénicher les futurs Anthony Lopes ou Raphaël Guerreiro.

Un homme derrière tout ça

Pour mettre en place son réseau de «scouting», principalement en France au départ, la FPF a fait confiance à un homme, un franco-portugais actif dans le football hexagonal depuis de nombreuses années: Olivier Feliz.

Olivier Feliz est aujourd'hui responsable recrutement en France pour le Vitoria SC, un club très populaire du nord du Portugal
Olivier Feliz est aujourd'hui responsable recrutement en France pour le Vitoria SC, un club très populaire du nord du Portugal

Dirigeant de club devenu recruteur en France pour le FC Porto puis le Vitoria de Guimarães, Olivier Feliz oeuvre en parallèle pour la Fédération portugaise depuis de nombreuses années.

En janvier 2021, il confiait à l'excellent blog franco-portugais trivela.fr: «J’ai commencé à travailler sur les binationaux, à aller les suivre dans les clubs amateurs dès l’âge de 15 ans. Au départ, c’était un gros boulot, j’étais tout seul, et il fallait savoir où les jeunes joueurs jouaient. Maintenant, j’ai un réseau d’informateurs dans les clubs, donc quand les jeunes nous intéressent, on va les voir, les superviser. Mais on ne les aborde jamais dès la première fois. Ce n’est qu’après un certain temps que l’on prend contact avec les familles.»

Ce réseau s'étend à présent en Suisse. Joao da Cunha Faria, 20 ans, évolue aujourd'hui au Martigny-Sports, en première ligue. Lors de ses années juniors au FC Sion, il a été convoqué par son pays d'origine. Il raconte:

«Il y a des scouts portugais en Suisse qui surveillent les matchs élite. J'ai été suivi pendant deux mois avant d'être invité à un mini-stage de trois jours composé uniquement de joueurs d'origine portugaise évoluant à l'étranger. Par la suite, j'ai été convoqué pour des stages avec l'équipe juniors principal ce qui m'a permis d'être repéré par le Paços de Ferreira, chez lequel je suis resté un an.»
Joao, ici au centre sportif de la fédération portugaise lors d'un rassemblement.
Joao, ici au centre sportif de la fédération portugaise lors d'un rassemblement.

Contacté, Olivier Feliz confirme la présence d'un réseau de «scouting» en Suisse et ailleurs: «Comme pour la France avec moi, il y a dans chaque pays où notre communauté est présente une personne qui gère un réseau de scouting et travaille en collaboration avec la fédération portugaise. Nous sommes présents en France, en Suisse mais également en Allemagne, en Belgique et même en Angleterre.» Ces dernières années, une cinquantaine de jeunes joueurs d'origine portugaise évoluant en Suisse aurait été ainsi convoqué pour des pré-sélections au pays. Le but? Ratisser large pour, ensuite, trouver des joueurs susceptibles d'intégrer les équipes juniors du Portugal. Olivier Feliz:

«C'est un énorme travail. On a un réseau qui nous informe des joueurs aux origines portugaises puis on les suit pendant un certain temps. On fait venir un maximum de joueurs au Portugal pour des présélections mais attention, on retient toujours des joueurs avec les qualités nécessaires. Parfois, les origines sont difficiles à identifier, notamment quand le jeune est portugais du côté maternel et a donc un nom de famille français. Récemment, on a repéré à Clermont un excellent joueur, Jean-Marie Mathys, antillais du côté du père et portugais du côté de la mère. Il joue à présent pour le Portugal.»

Quelques «segundos» en sélection juniors

Wanya Marçal, 19 ans, Leicester City 🇬🇧
Valentino Lesieur, 19 ans, RC Lens 🇫🇷
Jean-Marie Mathys, 19 ans, Clermont Foot 🇫🇷
Jordan Monteiro, 18 ans, PSG 🇫🇷
Enzo Tayamoutou, 18 ans, PSG 🇫🇷
Diogo Monteiro, 18 ans, Servette FC 🇨🇭
Louis Nascimento, 17 ans, PSG 🇫🇷
Guilherme Afonso, 16 ans, Standard de Liège 🇧🇪
Eder Januário, 15 ans, PSG (originaire de Genève) 🇫🇷🇨🇭

Au FC Sion, Christian Zermatten, ancien responsable du centre de formation, a été témoin de ce phénomène nouveau: «Il y a trois pays qui sont forts pour ce type de recrutement: le Portugal, le Kosovo et l'Albanie. Pour les Portugais, il y a souvent le côté familial, avec un cousin ou une connaissance au pays qui te dégote un test à Braga ou au Sporting. Dans les clubs suisses, nous avons pour mission d'informer l'ASF lorsqu'un joueur présélectionné en M14 ou en M15 avec la Nati possède une double nationalité footballistique. D'autres joueurs passent entre les gouttes.»

Rien qu'au FC Sion, on peut citer quatre joueurs juniors convoqués par le Portugal ces dernières années:

  • Joao da Cunha Faria, 20 ans, actuellement au Martigny-Sports
  • Euclides Cabral, 23 ans, actuellement au FC Saint-Gall
  • Nuno Henrique Pina Nunes, 22 ans, actuellement sans club mais passé par le Genoa depuis sa formation en Valais
  • Mickael Almeida, 23 ans, arrivé de l'OL pour les M21 mais déjà international juniors portugais et actuellement au FC Aarau
Der Zuercher Marc Hornschuh, rechts, gegen den Aarauer Mickael Almeida, links, beim Fussball Testspiel FC Zuerich gegen den FC Aarau im Stadion Letzigrund in Zuertich am Samstag, 3. Juli 2021. (KEYSTO ...
Mickael Almeida, formé à l'Olympique Lyonnais, a été international juniors pour le Portugal. Il évolue désormais au FC Aarau.Image: KEYSTONE

Commentateur officiel de l'équipe de la Suisse pour la RTS, David Lemos possède également des origines portugaises. Il dit comprendre la stratégie de la FPF sans la définir comme une menace pour la Suisse:

«Je peux comprendre la stratégie portugaise qui doit consister à convoquer un maximum de joueurs pour tenter, au final, d'en sortir un en équipe première. Il est difficile encore d'évaluer si c'est une réelle menace pour l'ASF car pour le moment, nous n'avons pas d'exemples, dans un sens comme dans l'autre, d'un joueur d'origine portugaise étant né en Suisse et jouant pour l'une des deux équipes principales.»

Une volonté de représenter la «Seleçao»

Si le Portugal a mis en place cette stratégie, c'est qu'il a bien compris qu'il était dans le coeur de ses «emigrantes». Pour trivela.fr, Olivier Feliz expliquait que 95% des joueurs disent «moi, c’est la Seleção» et que leur rêve est de représenter le Portugal.

Victor Pereira, enseignant-chercheur en histoire à l’université de Pau, déclarait pour «So foot» en 2016 que l'origine de cet attrait pour le pays d'origine des parents peut s'expliquer notamment par deux facteurs:

  • Resserrer les liens familiaux: «Soutenir l’équipe du Portugal montre, vis-à-vis de ses parents et de soi-même, une sorte de loyauté au pays d’origine.»
  • La rivalité à l'école, dans les cours de récréation: « À l’école, les autres camarades nous appellent «le Portugais», et inconsciemment on adopte cette mentalité. Le processus d’attachement au pays s’accentue.»

Un sentiment d'attache accentué par les traditionnelles vacances d'été au Portugal, comme l'expliquait à Eurosport le latéral gauche de l'équipe nationale, Raphael Guerreiro:

«Mon père est portugais, ma mère est française, mais depuis que je suis tout petit, j’ai toujours préféré le Portugal à la France. Dans ma famille, c’est comme ça. Mes frères, c’est pareil. Avant que je rejoigne Caen, nous allions tous les ans en vacances près de Faro (au sud du Portugal). »
Raphaël Guerreiro, né en région parisienne, n'a pas hésité lorsqu'il a pu représenter le pays d'origine de son père
Raphaël Guerreiro, né en région parisienne, n'a pas hésité lorsqu'il a pu représenter le pays d'origine de son pèrekeystone

Une fierté et une joie partagées par Joao da Cunha Faria, qui ajoute encore Cristiano Ronaldo dans les éléments qui font rêver les jeunes «emigrantes» : «Bien sûr, le Portugal, pour nous c'est un rêve. C'est l'objectif de chaque joueur d'origine portugaise. On a une équipe et des joueurs qui font rêver. Cristiano Ronaldo a toujours été mon idole et jouer à ses côtés aurait été un accomplissement incroyable.» Ces arguments sont également avancés par David Lemos qui dit comprendre ces jeunes «dragués» par le Portugal:

«Ce qui fait rêver, c'est le statut social du footballeur au Portugal et l'effet «Ronaldo». Ces quinze dernières années, le Portugal a eu du succès sur la scène internationale avec Cristiano Ronaldo sur le terrain et c'est très vendeur. J'imagine également que la FPF doit leur faire visiter ses installations, la «Cidade do Futebol» (ville du football) à Lisbonne. Je l'avais moi-même visitée et j'avais été impressionné. Je peux donc aisément comprendre l'adolescent qui fait le choix du Portugal dans ce contexte même si, de nouveau, énormément d'aspects, dont le sportif, entreront à un moment donné en ligne de compte pour la décision finale.»

Un scouting qui fonctionne

Si les «emigrantes» continuent de rêver de «Seleçao» et de première équipe, c'est qu'ils ont des exemples en qui s'identifier. Actuellement, quatre joueurs de l'équipe principale sont nés à l'étranger de parents portugais :

  • Anthony Lopes: 31 ans, Olympique Lyonnais et 14 sélections avec le Portugal. Né à Givors, en France 🇫🇷
  • Raphaël Guerreiro: 28 ans, Borussia Dortmund et 54 sélections avec le Portugal. Né à Le Blanc-Mesnil, en France 🇫🇷
  • Cédric Soares: 31 ans, Arsenal et 33 sélections avec le Portugal. Né à Singen, en Allemagne 🇩🇪
  • Diogo Costa: 22 ans et 2 sélections avec le Portugal. Né à Rothrist, en Suisse (mais a effectué toute sa formation au Portugal) 🇨🇭
Anthony Lopes, roi des «segundos»
Anthony Lopes, roi des «segundos» keystone

À ces quatre joueurs peuvent s'ajouter l'ancien milieu de Leicester City Adrien Silva (né à Angoulême en France) ou encore Armando Gonçalves Teixeira dit «Petit», surnommé ainsi pour sa petite taille et ses origines françaises (il est né à Strasbourg). Des réussites qui permettent aux jeunes, comme Joao, de s'accrocher et de se sentir désirés: «Le Portugal nous fait comprendre qu'il nous veut. Quand tu arrives là-bas, tu es traité comme un professionnel, c'est incroyable. De plus, il y a des joueurs de partout en Europe. Donc même quand tu retournes en Suisse, tu restes concerné car tu sais que tu es suivi.»

Une stratégie assumée par le Portugal, comme nous l'explique Olivier Feliz : «Pendant longtemps, les Portugais de France se sont sentis abandonnés par leur pays d'origine au niveau du football. Ce n'est plus le cas maintenant. Il y a également un sentiment de fierté quand des joueurs comme Anthony Lopes ou Raphael Guerreiro jouent avec la sélection.»

Le cas de figure le plus représentatif pour la Suisse est celui de Diogo Monteiro. Le jeune défenseur du Servette FC évolue depuis les M15 avec la sélection portugaise. Il compte déjà 25 sélections. Christian Marques, 19 ans, né à Zurich et qui représente maintenant Wolverhampton en Angleterre, est également international portugais. Avant eux, d'autres, comme Joel Pereira (RKC Waalwijk en Hollande), 25 ans et né au Locle, ont préféré le Portugal à la Suisse.

Si le système fonctionne actuellement, par le passé, le Portugal est passé à côté de passablement de joueurs de grande qualité. On peut penser à Robert Pires, champion du monde avec la France en 1998, ou plus récemment à Antoine Griezmann, portugais d'origine du côté maternel.

Dans les années 90, sans réseau comme l'actuel, le Portugal est également passé à côté de joueurs moins réputés comme Corentin Martins (550 matchs professionnels). Si l'ancien milieu de terrain de Bordeaux ou de Strasbourg n'avait, à l'époque, pas les qualités pour intégrer l'équipe de France, il aurait clairement pu être appelé avec le Portugal qui possédait une équipe de moins bonne qualité qu'actuellement.

En Suisse, de plus en plus de noms à consonance portugaise remplissent les fiches de convocations des équipes nationales juniors. Si ces derniers sont encore moins nombreux que les noms de famille d'origine balkaniques, il se peut qu'à l'avenir, nous assistions de plus en plus à un bras de fer entre pays d'origine et pays d'adoption pour ces joueurs, balancés, comme toute leur communauté, entre leur attachement au Portugal et leur sincère reconnaissance envers la Suisse.

Plus d'articles sur le sport
«Si le CIO impose au freeride une piste bleue, on renoncera aux JO»
«Si le CIO impose au freeride une piste bleue, on renoncera aux JO»
de Yoann Graber
Les fans de Gottéron ont fait une folie
Les fans de Gottéron ont fait une folie
de Yoann Graber
Ce stade du Mondial 2026 inquiète les spectateurs
Ce stade du Mondial 2026 inquiète les spectateurs
de Ben Simon
Ce Romand a marqué des points pour aller au Mondial
Ce Romand a marqué des points pour aller au Mondial
de sebastian wendel, François Schmid-Bechtel et etienne wuillemin
Cette démarche pleine de culot a permis à Kobel de devenir numéro 1
Cette démarche pleine de culot a permis à Kobel de devenir numéro 1
de François Schmid-Bechtel
La National League frappe un grand coup grâce à Red Bull
La National League frappe un grand coup grâce à Red Bull
de Klaus Zaugg
La Nati ne serait rien sans l’aide du foot allemand
La Nati ne serait rien sans l’aide du foot allemand
de Sebastian Wendel
Ajoie est désavantagé par la ligue en play-out
Ajoie est désavantagé par la ligue en play-out
de Romuald Cachod
Alex Frei craque pour deux pépites romandes
Alex Frei craque pour deux pépites romandes
de Daniel Wyrsch, Thoune
Mikaela Shiffrin a encore ces records à battre
Mikaela Shiffrin a encore ces records à battre
de Niklas Helbling
Le foot suisse veut révolutionner la Challenge League
Le foot suisse veut révolutionner la Challenge League
de Stefan Wyss
Ce tennisman a eu une réaction «honteuse» envers un ramasseur de balles
Ce tennisman a eu une réaction «honteuse» envers un ramasseur de balles
de Yoann Graber
La Nati va toucher le jackpot grâce à cette femme
La Nati va toucher le jackpot grâce à cette femme
de François Schmid-Bechtel, Sebastian Wendel
Pourquoi l'Italie est devenue si faible en foot
Pourquoi l'Italie est devenue si faible en foot
de Jérôme RASETTI
Le Real Madrid a commis une énorme bourde avec la blessure de Mbappé
Le Real Madrid a commis une énorme bourde avec la blessure de Mbappé
de Yoann Graber
L'arrogance a tué l'EV Zoug
L'arrogance a tué l'EV Zoug
de Klaus Zaugg
La chanson de l'équipe suisse de hockey suscite l'indignation
La chanson de l'équipe suisse de hockey suscite l'indignation
Un jeune basketteur romand flambe en Coupe d'Europe
Un jeune basketteur romand flambe en Coupe d'Europe
de Romuald Cachod
Ce «prêtre» violent a complètement craqué sur le terrain
Ce «prêtre» violent a complètement craqué sur le terrain
Voici les raisons du départ chaotique de Gottéron en play-offs
Voici les raisons du départ chaotique de Gottéron en play-offs
de marcel hauck
Un scandale sexuel éclabousse le club le plus titré de Suisse
2
Un scandale sexuel éclabousse le club le plus titré de Suisse
de Sebastian Wendel
La pépite du tennis suisse doit «tout recommencer à zéro»
La pépite du tennis suisse doit «tout recommencer à zéro»
de simon häring
«Stupide»: une innovation en athlétisme fait polémique
«Stupide»: une innovation en athlétisme fait polémique
Le HC Lugano a un problème et il s'appelle Simon Hrubec
Le HC Lugano a un problème et il s'appelle Simon Hrubec
de Klaus Zaugg
Voici les rares courses que Pogacar n'a pas encore gagnées
Voici les rares courses que Pogacar n'a pas encore gagnées
de Julien Caloz
Un Romand fait une contre-proposition à Sabalenka
Un Romand fait une contre-proposition à Sabalenka
de Julien Caloz
Les défaites ont rendu Simon Ehammer plus fort
1
Les défaites ont rendu Simon Ehammer plus fort
de Rainer Sommerhalder
Le patron du ski mondial veut «prolonger la saison»
Le patron du ski mondial veut «prolonger la saison»
Le Bayern Munich est victime d'une curieuse hécatombe
Le Bayern Munich est victime d'une curieuse hécatombe
de Romuald Cachod
Le grand projet de Sierre est une aubaine pour Ajoie
1
Le grand projet de Sierre est une aubaine pour Ajoie
de Klaus Zaugg
La réforme du hockey suisse est le comble de l'arrogance
La réforme du hockey suisse est le comble de l'arrogance
de marcel kuchta
Pourquoi la star suisse de la natation est si peu connue
1
Pourquoi la star suisse de la natation est si peu connue
de Simon Häring
Ce Fribourgeois peut sauver la saison du CP Berne
Ce Fribourgeois peut sauver la saison du CP Berne
de Klaus Zaugg
L’histoire émouvante d’un petit fan de Bodø mène en Suisse
L’histoire émouvante d’un petit fan de Bodø mène en Suisse
de Romuald Cachod
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Cette surfeuse a reçu une invitation très spéciale
Johanne Defay a obtenu une «wildcard maternité» pour revenir sur le tour pro en 2027. Explications.
Médaillée de bronze aux JO 2024 et maman un an plus tard, la Française Johanne Defay a obtenu en ce mois de mars la première «wildcard maternité». Une invitation décernée par la World Surf League, lui garantissant une place au sein du Championship Tour (CT) en 2027.
L’article