Cette rumeur de transfert fait trembler la NBA
Il y a quelques semaines, Giannis Antetokounmpo déclarait à The Athletic: «Mon plan est de rester ici toute ma carrière».
Or Shams Charania, l’insider NBA de la chaîne ESPN, rapporte désormais que le joueur de 31 ans aurait informé Milwaukee, il y a plusieurs mois, qu’il considérait une séparation, après plus de douze ans dans le Wisconsin. Les Bucks négocieraient à présent avec plusieurs équipes en vue d’un trade (échange). Parmi elles figurent les New York Knicks, véritables prétendants au titre, ainsi que Minnesota, Golden State et Miami. Si ces trois franchises venaient à être renforcées, elles deviendraient elles aussi de très sérieux candidats.
Cette déclaration d’amour du Grec à sa franchise, il y a quelques semaines, avait déjà suscité des interrogations, puisque l’été dernier, des rumeurs circulaient sur son départ. Cependant, comme son contrat court jusqu’en 2027, il aurait dû, pour s'en aller, forcer un trade. Or à l'époque, Giannis avait déclaré: «Je ne demanderai jamais un trade. Ce n’est pas dans ma nature». Il laissait néanmoins une porte ouverte, en utilisant l’expression «à l’heure actuelle» pour décrire son intention de rester.
Ne pas être le méchant
Antetokounmpo a toujours rejeté les rumeurs sur son avenir. Par le passé, lorsque ESPN avait rapporté que son agent discutait en coulisses avec les dirigeants des Bucks pour savoir si la star ne serait pas mieux ailleurs, Antetokounmpo avait réagi de la sorte: «Je ne peux pas contrôler ce que fait mon agent». Celui-ci est censé agir dans son intérêt.
Dernièrement, Giannis a critiqué ses coéquipiers de manière appuyée. «Nous ne jouons ni ensemble, ni avec suffisamment d’engagement. Certains jouent de manière égoïste», a-t-il lâché après une défaite. Cependant, il n’a jusqu’ici jamais clairement exprimé ses envies d’ailleurs. Le Grec, qui a offert aux Bucks un premier titre depuis 1971, ne veut manifestement pas passer pour le méchant forçant un transfert. Cela explique ces contradictions.
Il semble néanmoins que le moment soit venu pour lui de rejoindre une autre équipe. Les chances de gagner un nouveau titre avec Milwaukee sont très faibles. Actuellement, les Bucks ne comptent que 18 victoires en 46 matchs et se retrouvent en dehors des places qualificatives pour les play-ins. Une situation qui ne correspond pas à l’objectif, régulièrement affirmé par Antetokounmpo, de remporter d’autres titres.
Plusieurs trades n’ont pas porté leurs fruits
A plusieurs reprises, le directeur général des Bucks, Jon Horst, a tenté, par des échanges audacieux, de construire une équipe candidate au titre autour de sa superstar, une façon de la retenir lorsqu'elle hésitait à prolonger son contrat. Avec Jrue Holiday, élément clé du groupe lors de la saison du titre en 2020/2021, cela avait fonctionné. Mais depuis, Horst n’est plus parvenu à offrir à Antetokounmpo un effectif digne de ce nom. Ni l’arrivée de Damian Lillard à l’été 2023, ni celle de Myles Turner en 2025 n’ont porté leurs fruits.
Résultat: Milwaukee a été éliminé dès le premier tour des play-offs lors de chacune des trois dernières saisons, alors qu’Antetokounmpo figure depuis des années parmi les trois ou quatre meilleurs basketteurs au monde. Ces déceptions s’expliquent bien sûr par des blessures du joueur. De plus, Antetokounmpo n’a pas toujours été irréprochable en play-offs. Cependant, le double MVP n’est pas vraiment responsable des échecs des dernières années.
Ses statistiques parlent d’elles-mêmes: 28 points, 10 rebonds et 5,6 passes décisives en moyenne par match. A cela s’ajoute un excellent travail défensif. Malgré ses difficultés au tir, il renforcerait n’importe quelle équipe, ce qui explique pourquoi toutes les franchises ou presque songent à le recruter. Le Grec peut néanmoins exercer une certaine influence en signalant qu’il ne souhaite pas rester dans certaines équipes, au-delà de la durée restante de son contrat, soit un an et demi.
La trade deadline approche
La rapidité avec laquelle un trade pourrait se concrétiser reste incertaine. Dans les prochaines semaines, Antetokounmpo devra observer ses coéquipiers depuis la touche en raison d’une blessure au mollet. Or cette saison, les trades ne sont autorisés que jusqu’au 5 février en NBA. Les Bucks ne se sentent toutefois pas sous pression et n’accepteront que des offres jugées suffisamment intéressantes. Ils espèrent probablement obtenir de nombreux choix de draft en échange ainsi que des talents prometteurs. Mais après plusieurs trades coûteux qui n’ont pas apporté le succès escompté, les équipes se montrent désormais plus prudentes dans leurs propositions. Dès lors, Milwaukee n’aura sans doute aucun problème à attendre la fin de la saison.
En revanche, si les Bucks parviennent à trouver un accord avec une autre équipe avant la trade deadline, cela pourrait bouleverser la hiérarchie actuelle en NBA. A l’heure actuelle, le Thunder reste favori pour conserver son titre, tandis que les bookmakers estiment que les Nuggets sont les plus à même de les inquiéter. Derrière, l’écart est important.
Si les Knicks, destination supposée préférée d’Antetokounmpo, parvenaient à s’attacher les services de la superstar, ils deviendraient un candidat majeur au titre. Cela vaut aussi pour d’autres équipes, comme les Rockets ou les Timberwolves, intéressées par le Grec. Un trade d’Antetokounmpo pourrait par ailleurs avoir des répercussions sur d’autres joueurs.
Certaines stars, comme Ja Morant (Memphis) et Anthony Davis (Dallas), sont également mécontentes et pourraient elles aussi être tradées. Mais tant qu’Antetokounmpo sera sur le marché, il restera la priorité. Certaines équipes pourraient ensuite être contraintes de se renforcer si «The Greek Freak» se retrouvait soudain sous contrat chez un concurrent. Des jours excitants attendent la NBA.
