Roman Josi réussit un nouvel exploit juste avant les JO
Roman Josi s'est montré décisif samedi en NHL. Le capitaine des Nashville Predators a donné la victoire à son équipe sur la glace des New York Islanders (4-3) en marquant son 200e but en saison régulière, en NHL.
Un goal inscrit d'un tir du poignet à 1 minute 14 de la fin du temps réglementaire, après avoir donné le tournis à la défense adverse, pour sa 10e réussite dans cet exercice 2025/26 (33 points au total) et la 200e en 1 004 matchs de saison régulière. Les Predators restaient sur trois défaites d'affilée. Josi avait déjà délivré un assist sur le 2-1 de Nashville.
Ce sont des jours et des semaines intenses dans la carrière et la vie du Bernois. Dans quelques jours, il s’envolera pour Milan, où il mènera la Nati en tant que capitaine lors du tournoi olympique. A côté de cette grande échéance, il tente actuellement de se qualifier pour les play-offs avec les Predators, dans un calendrier NHL densifié par la pause olympique.
Quelques jours avant de réussir l'exploit, ce samedi, de marquer son 200e but en saison régulière en NHL, Roman Josi a réussi une autre prouesse dans la plus prestigieuse ligue du monde: franchir la barre des 1 000 matchs en saison régulière.
Il est devenu le deuxième hockeyeur suisse à y parvenir, quelques semaines seulement après Nino Niederreiter. Ce jubilé de Josi a été marqué par des instants très particuliers. Avant le match, son fils Luca et sa fille Ivy sont apparus dans le vestiaire de Nashville pour lire la composition de départ. Josi, qui s'est confié dans une interview vidéo sur le site de la NHL, sourit:
La scène trop mimi en vidéo
Luca a alors assumé la tâche seul et s’en est acquitté avec brio. «C’est vraiment très spécial de pouvoir partager de tels moments avec ses propres enfants», s’enthousiasme le Bernois de 35 ans.
Pépin de santé et lutte pour les play-offs
Un véritable baume pour l’âme, d’autant que la saison précédente de Josi à Nashville avait été extrêmement difficile. Les Predators avaient manqué les play-offs et le Suisse n’avait plus disputé la moindre minute à partir de février.
Ce qui ressemblait d’abord à une commotion cérébrale s’est révélé être un syndrome de tachycardie posturale (POTS). Il s’agit d’une affection dans laquelle la fréquence cardiaque augmente de manière excessive lors du passage de la position assise à la position debout, ce qui peut provoquer des étourdissements, des vertiges ou des maux de tête.
Pour le capitaine des Predators et de la Nati, il était avant tout important de comprendre ce qui se passait réellement, souligne-t-il. Grâce à la longue pause au printemps et au traitement suivi durant l’été, tout est désormais sous contrôle. «J’écoute davantage mon corps et la récupération est centrale», explique Roman Josi. Mais cela vaut sans doute aussi pour les autres joueurs, dans le calendrier NHL très chargé.
Sur le plan sportif, la situation de Nashville n’est pas particulièrement réjouissante non plus cette saison. Les Predators ne sont que onzièmes de la Conférence Ouest et cinquièmes de la Division Centrale. Donc actuellement pas qualifiés pour les play-offs.
Rôle d'outsider et souvenir fort
Nashville se retrouve encore cette année dans un rôle d’outsider. Il en va de même pour la Nati aux Jeux olympiques – même si les attentes ont augmenté après deux médailles d’argent consécutives au Mondial. Les exigences ont également grandi à l’intérieur de l’équipe, reconnaît Josi. Mais il ajoute:
D’autres équipes endosseront le rôle de favorites, mais la Suisse n’a pas à se cacher. «Pour nous, il est important de jouer de manière offensive, quel que soit l’adversaire», souligne le capitaine de la Nati. C’est une leçon tirée des deux dernières finales de Mondiaux, où l’équipe était devenue passive parce qu’elle avait soudain quelque chose à perdre.
Les matchs de Milan constitueront pour Josi sa deuxième participation olympique. Il était déjà de la partie en 2014, lorsque les joueurs de NHL avaient participé pour la dernière fois au tournoi.
«A l’époque, cela ne s’est pas bien terminé pour nous sur le plan sportif», se souvient le Bernois. Il garde toutefois un souvenir très fort de l’atmosphère particulière du village olympique, au contact des autres athlètes. Tout était néanmoins passé très vite.
Le capitaine de la Suisse représente son pays avec fierté. Malgré tout, il semble probable que son avenir personnel, avec sa famille, reste lié aux Etats-Unis. «La Suisse restera toujours ma patrie, mais nous sommes à Nashville depuis 15 ans, nous nous y sentons bien et les enfants vont bientôt y entrer à l’école», explique Roman Josi, évoquant l’idée de rester sur place après sa carrière. Il espère pouvoir jouer encore quelques années, avant d’aviser.
Mais avant de penser à tout ça, le Bernois donnera tout sur la glace aux JO pour réaliser un exploit avec la Nati.
Adaptation en français: Yoann Graber
