L'Argentine victime d'une attaque sournoise avant de défier la Nati
Un groupe de hackers présumé égyptien est parvenu à accéder à plusieurs comptes de messagerie de la Fédération argentine de football (AFA). Depuis ces adresses, des messages ont été envoyés à des journalistes, accusant l’arbitre du huitième de finale de la Coupe du monde entre l’Argentine et l’Egypte (victoire argentine 3-2) de corruption.
Le quotidien argentin Diario Popular rapporte qu’un communiqué a été envoyé à des journalistes depuis un compte de l’AFA. On pouvait notamment y lire:
Le groupe aurait également proposé à la vente, sur des forums, des données appartenant à la fédération. Celles-ci comprendraient notamment des adresses e-mail, des adresses IP ainsi que des mots de passe.
A l’origine de cette affaire? Le huitième de finale bouillant de la Coupe du monde. L’Egypte menait encore 2-0 jusqu’à la 79e minute avant que l’Argentine ne renverse complètement la rencontre, inscrivant trois buts en fin de match, sous l’impulsion de sa star Lionel Messi. Après le match, le sélectionneur égyptien Hossam Hassan, ainsi que plusieurs joueurs et dirigeants, avaient vivement critiqué le corps arbitral emmené par le Français François Letexier.
La fédération égyptienne a officiellement déposé une réclamation auprès de la Fifa contre François Letexier et ses assistants, pour qu'ils n'arbitrent plus pendant ce Mondial. Plusieurs observateurs avaient pourtant estimé que le corps arbitral avait livré une bonne prestation malgré plusieurs situations litigieuses.
De son côté, la fédération argentine a confirmé jeudi avoir détecté un envoi d’e-mails qu'elle n’avait ni rédigé ni autorisé. Elle a appelé à ignorer tout message inhabituel contenant des liens, des pièces jointes ou des demandes de transmission de données. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine et l’ampleur de l’incident.
L'Albiceleste va affronter l'équipe de Suisse en quart de finale de cette Coupe du monde, ce dimanche (3h du matin, heure suisse) à Kansas City.
(t-online/yog)

