La Nati n’a quasi aucune chance de médaille aux JO
La Suisse est double vice-championne du monde en titre de hockey sur glace. Pourtant, ce statut ne fait pas d'elle une prétendante aux médailles aux JO de Milan-Cortina (6 au 22 février).
Et pour cause: les grosses nations y débarqueront, contrairement aux Championnats du monde, avec leurs armadas de stars NHL. On a évalué ces meilleures équipes, et il y a du très lourd! Notamment le Canada et la République tchèque, qui figurent dans le groupe de la Nati (avec encore la France).
Voici des repères:
⭐ Peu ou pas de renforts issus de NHL et des joueurs issus de ligues européennes de deuxième plan.
⭐⭐⭐ Au maximum une star de NHL et plusieurs bons joueurs de NHL, complétés par des cracks de ligues européennes.
⭐⭐⭐⭐⭐De nombreuses stars de NHL, complétées par des joueurs réguliers de NHL de bon à très bon niveau.
Avant la Nati, il y a cinq équipes plus fortes sur le papier: Canada, Etats-Unis, Suède, Finlande et République tchèque. On décortique ces cinq équipes, ainsi que la Suisse.👇
PS: On espère bien sûr que ce rôle d'outsider donnera des ailes à notre équipe nationale, qui fera tout pour que la réalité de la glace soit différente des prédictions sur papier! 😉
Canada
Défenseurs: Drew Doughty (Los Angeles), Thomas Harley (Dallas), Cale Makar (Colorado), Josh Morrissey (Winnipeg), Colton Parayko (St. Louis), Travis Sanheim (Philadelphie), Shea Theodore (Vegas), Devon Toews (Colorado).
Attaquants: Macklin Celebrini (San Jose), Anthony Cirelli (Tampa), Sidney Crosby (Pittsburgh), Brandon Hagel (Tampa), Bo Horvat (NY Islanders), Nathan MacKinnon (Colorado), Brad Marchand (Florida), Mitch Marner (Vegas), Connor McDavid (Edmonton), Brayden Point (Tampa), Sam Reinhart (Florida), Mark Stone (Vegas), Nick Suzuki (Montréal), Tom Wilson (Washington).
Gardiens:
Un point est retranché ici à cause de l’entêtement presque incompréhensible du staff. Jordan Binnington a bien remporté le 4 Nations Face-Off avec le Canada l’an dernier, mais il n’a réellement convaincu qu’en finale. Cette saison, en revanche, ses performances à St. Louis sont très en dessous des attentes: une efficacité de seulement 87,5% et près de quinze buts encaissés de plus que ce que laissaient prévoir les expected goals. Malgré cela, il devrait débuter le tournoi comme numéro 1 canadien.
Une décision d’autant plus discutable que le Canada dispose encore de deux gardiens NHL très solides avec Logan Thompson et Darcy Kuemper. John Cooper et son staff auraient pourtant les moyens de faire autrement. Il leur suffirait d’oser sortir de leur zone de confort et de laisser Binnington en tribunes.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐
Défenseurs:
Cale Makar est tout simplement le meilleur défenseur du moment. Et tout porte à croire qu’au terme de sa carrière, il figurera parmi les plus grands de l’Histoire. Aux Jeux olympiques, il pourra en plus évoluer avec son partenaire habituel en défense, Devon Toews, un spécialiste du jeu défensif aussi fiable qu’efficace.
Autour de ce duo d’élite gravitent des patineurs et meneurs de jeu de très haut niveau comme Josh Morrissey ou Thomas Harley, ainsi que des défenseurs plus physiques, taillés pour faire le ménage devant le but, à l’image de Travis Sanheim et Colton Parayko. Un mélange de talent, de mobilité et de puissance qui a de quoi intimider.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐⭐
Attaquants:
C'est une véritable armada! Onze des quatorze attaquants de l’équipe à la feuille d’érable tournent à plus d’un point par match cette saison en NHL. Connor McDavid (75 points en 43 matchs), Nathan MacKinnon (74 points en 42 matchs) et Macklin Celebrini (64 points en 42 matchs) sont même bien plus proches des deux points par rencontre.
A ce trio s’ajoutent des profils complets de classe mondiale comme Mitch Marner et Nick Suzuki, capables d’influencer le jeu dans toutes les zones. Et pour compléter le tableau, Tom Wilson et Brad Marchand apporteront ce supplément de «sale boulot» indispensable dans les grands tournois. Du talent pur, du caractère et une profondeur de banc presque indécente: difficile de faire mieux.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐⭐
Note globale: 14/15 ⭐
Etats-Unis
Défenseurs: Brock Faber (Minnesota), Noah Hanifin (Vegas), Quinn Hughes (Vancouver), Seth Jones (Florida), Charlie McAvoy (Boston), Jake Sanderson (Ottawa), Jaccob Slavin (Carolina), Zach Werenski (Columbus).
Attaquants: Matt Boldy (Minnesota), Kyle Connor (Winnipeg), Jack Eichel (Vegas), Jake Guentzel (Tampa Bay), Jack Hughes (New Jersey), Clayton Keller (Utah), Dylan Larkin (Detroit), Auston Matthews (Toronto), J.T. Miller (NY Rangers), Brock Nelson (NY Islanders), Tage Thompson (Buffalo), Brady Tkachuk (Ottawa), Matthew Tkachuk (Florida), Vincent Trocheck (NY Rangers).
Gardiens:
Le sélectionneur Mike Sullivan a l’embarras du choix. Connor Hellebuyck, Jake Oettinger et Jeremy Swayman font tous partie de l’élite des gardiens de NHL. Sur la dynamique actuelle, c’est sans doute Swayman qui se montre le plus convaincant, lui qui a retrouvé un très haut niveau à Boston.
Mais difficile d’ignorer Connor Hellebuyck. Le meilleur gardien de la saison passée, également sacré MVP, reste une référence absolue à son poste. Sauf énorme surprise, il sera compliqué de lui barrer la route pour le statut de numéro un.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐⭐
Défenseurs:
Individuellement, le Canadien Cale Makar est sans doute le meilleur défenseur du tournoi. Mais collectivement, la défense américaine semble légèrement supérieure. Quinn Hughes a une forme étincelante et évolue à un niveau très proche de celui de Makar. A ses côtés, Zach Werenski et Jake Sanderson apportent eux aussi une énorme contribution offensive depuis l’arrière.
Pour équilibrer l’ensemble, les Etats-Unis peuvent compter sur des profils plus défensifs et extrêmement fiables. Brock Faber, Charlie McAvoy ou encore Seth Jones, souvent critiqué mais précieux dans ce registre, offrent une stabilité essentielle et ont les armes pour faire déjouer les stars adverses. Un mélange de talent offensif et de rigueur défensive qui rend cette défense particulièrement redoutable.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐⭐
Attaquants:
Sur le papier, les Etats-Unis alignent une collection de très grands noms: Jack Eichel, Auston Matthews ou encore Jack Hughes. Mais dans les faits, nombre de ces stars sont loin de leur meilleur niveau. Seuls quatre attaquants américains dépassent la barre du point par match cette saison en NHL, contre onze côté canadien. Auston Matthews a certes montré un léger mieux ces dernières semaines, sans toutefois se rapprocher de sa forme optimale. Jack Hughes, lui, est de retour après sa blessure, mais il apparaît encore clairement limité.
A cela s’ajoutent des choix de sélection qui interrogent: la présence de joueurs comme Brock Nelson ou Vincent Trocheck surprend, tandis qu’un Jason Robertson pourtant très productif (52 points en 43 matchs) a été laissé de côté. De quoi alimenter les débats.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐
Note globale: 14/15 ⭐
Suède
Défenseurs: Rasmus Andersson (Calgary), Philip Broberg (St. Louis), Jonas Brodin (Minnesota), Rasmus Dahlin (Buffalo), Oliver Ekman-Larsson (Toronto), Gustav Forsling (Florida), Victor Hedman (Tampa Bay), Erik Karlsson (Pittsburgh).
Attaquants: Jesper Bratt (New Jersey), Leo Carlsson (Anaheim), Joel Eriksson Ek (Minnesota), Filip Forsberg (Nashville), Pontus Holmberg (Tampa Bay), Alexander Wennberg (San Jose), Adrian Kempe (Los Angeles), Gabriel Landeskog (Colorado), Elias Lindholm (Boston), William Nylander (Toronto), Elias Pettersson (Vancouver), Richard Rakell (Pittsburgh), Lucas Raymond (Detroit), Mika Zibanejad (NY Rangers).
Gardiens:
Jacob Markström vient tout juste d’encaisser neuf buts lors d’un match avec les New Jersey Devils. Un accident spectaculaire, certes, mais sans réelle conséquence pour la sélection suédoise. Son entraîneur Sam Hallam – qui rejoindra Genève-Servette la saison prochaine – peut en effet s’appuyer sur un duo de luxe composé des deux gardiens du Minnesota Wild. Jesper Wallstedt a déjà signé quatre blanchissages cette saison, Filip Gustavsson en compte trois.
Avec une telle profondeur et deux portiers en pleine confiance, la Suède n’a clairement aucun souci à se faire devant son filet.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐⭐
Défenseurs:
Les très grands noms de la défense suédoise suscitent davantage de questions que d’enthousiasme. Erik Karlsson semble avoir dépassé son apogée, Victor Hedman est blessé et Rasmus Dahlin ne se trouve pas à son meilleur niveau pour des raisons personnelles. Autant de facteurs qui relativisent le prestige de cette défense.
A cela s’ajoute la présence de Philip Broberg, d’Oliver Ekman-Larsson et de Gustav Forsling, trois défenseurs solides mais qui n’appartiennent pas – ou plus – à la crème de la crème de la NHL. Résultat: une arrière-garde respectable, mais loin d’être aussi dominante que par le passé.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐
Attaquants:
Les Suédois aussi peuvent compter sur de belles individualités en attaque. A Toronto, William Nylander reste une valeur sûre, tandis que Lucas Raymond tourne à plus d’un point par match à Detroit. Et à seulement 21 ans, Leo Carlsson est en train de vivre sa première vraie saison de révélation.
A cela s’ajoutent des stars sur le retour comme Filip Forsberg, Mika Zibanejad ou Gabriel Landeskog, ainsi que toute une série de solides titulaires de NHL. Résultat: l’attaque suédoise évolue globalement à un niveau comparable à celle des Etats-Unis.
Evaluation: ⭐⭐⭐⭐
Note globale: 13/15 ⭐
Finlande
Défenseurs: Miro Heiskanen (Dallas), Henri Jokiharju (Boston), Mikko Lehtonen (ZSC Lions), Esa Lindell (Dallas), Nikolas Matinpalo (Ottawa), Niko Mikkola (Florida), Olli Määttä (Utah), Rasmus Ristolainen (Philadelphie).
Attaquants: Sebastian Aho (Carolina), Joel Armia (Los Angeles), Mikael Granlund (Anaheim), Erik Haula (Nashville), Roope Hintz (Dallas), Kaapo Kakko (Seattle), Oliver Kapanen (Montréal), Joel Kiviranta (Colorado), Artturi Lehkonen (Colorado), Anton Lundell (Florida), Eetu Luostarinen (Florida), Mikko Rantanen (Dallas), Teuvo Teräväinen (Chicago), Eeli Tolvanen (Seattle).
Gardiens:
La Finlande ne peut pas vraiment se targuer d’aligner un gardien superstar pour ces Jeux olympiques. Juuse Saros l’a été un temps, mais à 30 ans, le portier de Nashville traverse déjà une troisième saison consécutive marquée par un sérieux manque de constance. Malgré cela, c’est probablement lui qui héritera du rôle de numéro un.
Une décision qui se discute, car Ukko-Pekka Luukkonen, à Buffalo, apparaît comme l’option la plus fiable. A 26 ans, il a récemment été l’un des grands artisans d’une série de victoires étonnamment longue des Sabres.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Défenseurs:
Miro Heiskanen est un défenseur star en NHL, mais derrière lui, le vide se fait vite sentir. Esa Lindell et Niko Mikkola apportent de la solidité sur le plan défensif, sans pour autant faire partie du gratin. En revanche, Henri Jokiharju ou Olli Määttä sont loin de l’élite de la ligue.
A noter aussi que le défenseur des ZSC Lions Mikko Lehtonen est le seul joueur de l’effectif finlandais à ne pas évoluer en NHL.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Attaquants:
On peut réellement qualifier deux attaquants finlandais de stars: Mikko Rantanen (59 points en 42 matchs) et Sebastian Aho (43 points en 43 matchs). Derrière eux, la Finlande dispose encore de bons éléments de NHL comme Artturi Lehkonen, Roope Hintz ou Anton Lundell.
Mais l’effectif compte aussi des joueurs au rôle bien plus discret dans la meilleure ligue du monde, à l’image de Joel Kiviranta, Kaapo Kakko ou Joel Armia.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Note globale: 9/15 ⭐
République tchèque
Défenseurs: Radko Gudas (Anaheim), Filip Hronek (Vancouver), Michal Kempny (Brynäs/SWE), Tomas Kundratek (Trinec/CZE), Jan Rutta (Genève), Radim Simek (Liberec/CZE), David Spacek (Iowa/AHL), Jiri Tichacek (Kärpät/FIN).
Attaquants: Roman Cervenka (Pardubice/CZE), Radek Faksa (Dallas), Jakub Flek (Brno/CZE), Tomas Hertl (Vegas), Ondrej Kase (Litvinov/CZE), Dominik Kubalik (Zoug), David Kämpf (Vancouver), Martin Necas (Anaheim), Ondrej Palat (New Jersey), David Pastrnak (Boston), Lukas Sedlak (Pardubice/CZE), Matej Stransky (Davos), David Tomasek (Färjestad/SWE), Pavel Zacha (Boston).
Gardiens:
Dan Vladar réalise une très bonne saison à Philadelphie. A 28 ans, il est l’une des raisons pour lesquelles les Flyers occupent actuellement une place en play-offs relativement confortable.
En revanche, Lukas Dostal n’a pas encore vraiment réussi à confirmer sa belle saison passée à Anaheim. Et pour Karel Vejmelka, l’exercice s’annonce à nouveau compliqué à Utah.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Défenseurs:
La qualité de la défense tchèque est régulièrement pointée du doigt… y compris par ses propres supporters dans les commentaires en ligne. Aucun véritable défenseur star de NHL à l’horizon. Une bonne partie du jeu offensif devrait ainsi passer par Filip Hronek, à Vancouver.
Pour le reste, Radim Simek (33 ans), Michal Kempny (35), Jan Rutta (35, sous contrat avec Genève-Servette) et Tomas Kundratek (36) sont tous des joueurs évoluant en Europe, et déjà âgés. Une recette qui pose question quand, en face, se dressent des monstres comme Connor McDavid ou Nathan MacKinnon.
Evaluation: ⭐⭐
Attaquants:
Le plus grand nom de la sélection tchèque, c’est évidemment David Pastrnak (48 points en 38 matchs). L’attaquant des Boston Bruins a déjà brisé le cœur des fans suisses en inscrivant le but décisif lors de la finale du Mondial 2024. Cette fois, il mènera l’attaque tchèque aux côtés de Martin Necas (53 points en 42 matchs) et de Tomas Hertl (32 points en 41 matchs).
Mais autour de ce trio, on retrouve aussi des joueurs au rôle plus effacé en NHL, comme David Kämpf ou Ondrej Palat, ainsi que des mercenaires de National League, à l’image de Matej Stransky (Davos) ou de l’attaquant de Zoug Dominik Kubalik.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Note globale: 8/15 ⭐
Suisse
Défenseurs: Tim Berni (Genève), Michael Fora (Davos), Roman Josi (Nashville), Andrea Glauser (Lausanne), Dean Kukan (ZSC Lions), Christian Marti (ZSC Lions), Janis Moser (Tampa Bay), Jonas Siegenthaler (New Jersey).
Attaquants: Sven Andrighetto (ZSC Lions), Christoph Bertschy (Fribourg), Kevin Fiala (Los Angeles), Nico Hischier (New Jersey), Ken Jäger (Lausanne), Simon Knak (Davos), Philipp Kurashev (San Jose), Denis Malgin (ZSC Lions), Timo Meier (New Jersey), Nino Niederreiter (Winnipeg), Damien Riat (Lausanne), Sandro Schmid (Fribourg), Pius Suter (St. Louis), Calvin Thürkauf (Lugano).
Gardiens:
La Suisse ne compte pas de gardien star de NHL dans ses rangs. Mais elle peut tout de même s’appuyer sur Akira Schmid, un portier qui a disputé la majorité des matchs avec son équipe en NHL. Et bien sûr, Leonardo Genoni est de retour: le meilleur gardien et MVP du dernier Championnat du monde. Certains supporters suisses s’inquiètent toutefois du niveau affiché cette saison par le gardien de Zoug et se demandent s’il mérite vraiment une sélection.
La vérité, c’est que Genoni évolue cette saison à peu près au même niveau que l’an dernier. Et cela ne l’a pas empêché de porter l’équipe de Suisse jusqu’en finale du Mondial. Le dernier rempart zougois a d’ailleurs déjà prouvé qu’il savait s'interposer face aux plus grandes stars. En quart de finale du Championnat du monde 2018 contre le Canada, il avait notamment rendu la vie infernale à Connor McDavid à plusieurs reprises.
Evaluation: ⭐⭐
Défenseurs:
La défense est la grande force de cette équipe de Suisse. Roman Josi reste une star de NHL, même si des pépins de santé l’ont freiné ces deux dernières années et l’ont empêché d’exprimer tout son potentiel sur la glace. Ses qualités offensives et son leadership n’en demeurent pas moins essentiels: ils pourraient faire la différence dans le parcours de la Nati.
Cette saison, la véritable vedette suisse de NHL, c’est Janis Moser. Le Biennois est en pleine bourre et s’impose même comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. En l’absence de Victor Hedman, blessé, il a endossé le rôle de leader avec une évidence impressionnante. Défensivement, Moser fait partie du gratin cette saison, tout en continuant à marquer régulièrement des points.
A cela s’ajoutent Jonas Siegenthaler, titulaire en NHL, et Dean Kukan, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs évoluant en Europe. Christian Marti et Michael Fora, eux, sont appelés à apporter la dureté et l’impact nécessaires au niveau international.
Evaluation: ⭐⭐⭐
Attaquants:
Bien sûr, sur le papier, Nico Hischier, Kevin Fiala, Timo Meier ou Nino Niederreiter ont le statut de stars NHL côté suisse. Mais à y regarder de plus près, ils ne méritent pas vraiment ce qualificatif cette saison, du moins en comparaison internationale. Aucun attaquant helvétique n’affiche ne serait-ce qu’un point par match.
Fiala a certes retrouvé un peu de rythme dernièrement, mais ses performances restent inégales. Hischier et Meier peinent eux aussi à trouver de la constance. Quant à Niederreiter, avant ce vendredi et son assist lors de la victoire de Winnipeg contre Los Angeles, il n’avait pas marqué de point pendant 17 matchs. Pius Suter et Philipp Kurashev, eux, sont actuellement à l’infirmerie.
Ce qui donne de l'espoir du point de vue suisse: lors des Championnats du monde, les joueurs de la NHL ont presque toujours réalisé de bonnes performances, quelle que soit la façon dont la saison s'était déroulée auparavant. Et Hischier et ses compatriotes sont soutenus par une solide base de joueurs de National League.
Denis Malgin et Sven Andrighetto apportent leur expérience de la NHL et savent à quoi s'attendre aux Jeux olympiques. Calvin Thürkauf est le centre de quatrième ligne idéal pour un tel tournoi: fort au face-à-face, physique et habile devant le but. Sandro Schmid et Simon Knak ont également montré qu'ils ne se laissaient pas intimider au niveau international.
Evaluation: ⭐⭐
Note globale: 7/15 ⭐
Adaptation en français: Yoann Graber
