Un «retour historique» se prépare aux Paralympiques
Les Jeux Paralympiques, qui s'achèvent ce dimanche, auront rassemblé 612 participants mais aucun en situation de handicap mental. Ce n'est pas une première: cela fait près de 30 ans que le sport adapté n'est plus présent aux Jeux Paralympiques d'hiver.
Il figurait pourtant au programme de Nagano en 1998 mais deux ans plus tard, un scandale a éclaté aux Jeux de Sydney, où une partie des basketteurs espagnol a simulé un handicap intellectuel. Le Comité international paralympique (CIP) a décidé ensuite d’écarter tous les sports adaptés. Ils ont été réintégrés en 2012 à Londres mais seulement dans trois disciplines: para-athlétisme (quatre épreuves), para-tennis de table (une) et para-natation (cinq).
«C’est injuste, d’autant que le quota d’athlètes n’est pas atteint pour les Paralympiques d’hiver, on pourrait avoir des places», fustige Christian Gianese, délégué technique national du ski nordique et ski alpin au sein de la Fédération française du sport adapté (FFSA). Le dirigeant, cité dans Le Monde, ajoute:
Le sport adapté pourrait toutefois être réintégré au programme des Jeux paralympiques en 2030 dans les Alpes françaises. C'est ce qu'espère très fort Virtus, la fédération des athlètes déficients intellectuels, qui représente 500'000 sportifs d'élite de 90 nations. C'est aussi ce que réclame Marc Truffaut, le président de la Fédération française du sport adapté (FFSA), cité dans Le Figaro:
Dans un article consacré au sujet, Le Temps rappelle que «parmi les freins principaux à la réintégration des athlètes déficients intellectuels aux Paralympiques d'hiver, on évoque souvent la classification, c'est à dire l'évaluation du degré de handicap». Mais ce problème aurait été réglé depuis 2009 selon Marc Truffaut, cité précédemment. Il estime ainsi qu'une quatrième catégorie pourrait être créée en ski alpin et en ski de fond, à côté des déficients visuels, des skieurs debout et assis.
La décision finale revient à la Fédération internationale de ski (FIS), qui doit soumettre une demande auprès du Comité international paralympique (CIP). Selon un porte-parole du CIP, toute proposition de nouvelles épreuves pour les athlètes ayant une déficience intellectuelle sera examinée et évaluée d’ici 2027.
(jcz)
