Alcaraz a une méthode insolite pour bosser son service
Carlos Alcaraz fera tout pour remporter un premier Open d'Australie (12 janvier au 1er février), où il n'a jamais fait mieux qu'un quart de finale. Un paradoxe quand on sait que l'Espagnol a remporté tous les trois autres Grand Chelem à deux reprises et qu'il est très à l'aise sur surface dure.
Pour se donner toutes les chances d'être sacré à Melbourne, le numéro 1 mondial peaufine sa préparation à l'entraînement (il ne jouera pas de tournoi avant l'Open d'Australie), où il soigne les détails. Un en particulier: son lancer de balle au service. Et Alcaraz a une méthode très originale.
Une vidéo fait le buzz sur les réseaux sociaux où on voit son désormais unique coach Samuel Lopez (après la séparation d'avec Juan Carlos Ferrero, il y a deux semaines) tenir un mini panier de basket au bout d'une perche. Celui-ci sert de repère visuel.
La vidéo en question
Carlos Alcaraz doit lancer la balle dedans avec sa main gauche, sans frapper avec sa raquette. En visant le panier, l'Espagnol reproduit le lancer de balle parfait (il joue un rôle crucial dans la réussite d'un service). En l'occurence, ici, il s'agit de premières balles (frappes puissantes, sans effet) car le lancer est très en avant du corps et retombe dans le terrain. Après quelques répétitions, Alcaraz sert pour de vrai, sans le panier, en tentant de reproduire ce lancer parfait.
Au-delà de cette technique insolite, le site Tennis Temple a relevé une nouveauté dans le service de l'Espagnol:
Sur cette vidéo, on voit qu'Alcaraz a fait un gros changements par rapport à la saison passée: dans sa position de départ, avant d'effectuer la boucle, il tient la balle loin, sur le tamis de sa raquette. Celle-ci est tenue particulièrement haute. Presque exactement comme Novak Djokovic (le Serbe tient même la balle au bout de sa raquette).
La saison dernière, Carlos Alcaraz entamait son service avec la raquette nettement plus bas et la balle posée sur le triangle. On verra à l'Open d'Australie si le vainqueur du dernier US Open maintient son «service à la Djoko».
L'hiver dernier, le service avait déjà été le grand chantier de Carlos Alcaraz. Il avait notamment modifié sa gestuelle, en fluidifiant son mouvement (suppression d'un temps d'arrêt juste avant la frappe). Ces changements lui ont plutôt bien convenu: il a remporté deux nouveaux titres du Grand Chelem, à Roland-Garros et à New York.
Cette volonté perpétuelle de petites améliorations nous rappelle la soif de victoire des champions de la trempe d'Alcaraz.
