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Un train sur cinq est en retard en Suisse: voici les solutions des CFF

Image: sda
Le trou de Tolochenaz n'est pas le seul problème auquel sont confrontés les CFF. Ces derniers mois, l'ex-régie fédérale doit faire face à une baisse de la ponctualité. De nouvelles solutions sont à l'étude.
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13.11.2021, 15:5414.11.2021, 10:00
stefan ehrbar / ch media

Pénurie de mécaniciens, pannes, portes défectueuses: les trains sont moins ponctuels ces derniers temps. En octobre, leur niveau de ponctualité, qui indique le nombre de véhicules circulant avec un retard de moins de trois minutes, était de 90,6% sur l'ensemble du réseau. C'est nettement moins par rapport à l'année passée.

Mais comment expliquer cette situation, et que fait l'ex-régie fédérale pour y remédier? CH Media a posé la question à David Fattebert, chef du programme ponctualité chez les CFF.

«Les causes des retards sont nombreuses et variées», déclare-t-il. «En 2021, le niveau de ponctualité a été plutôt bon. En novembre, cependant, nous avons eu des problèmes en raison des conditions météorologiques». En effet, l'humidité peut entraîner plusieurs conséquences, explique-t-il, et notamment:

  • L'activation du système anti-blocage des roues de certaines locomotives
  • La productivité sur les chantiers ferroviaires diminue

Le point de la situation sur la ligne Lausanne-Genève 👇

Une autre approche

Les trains défectueux, les pannes électriques ou les portes qui se bloquent sont à l'origine d'environ 7% des retards. Ces problèmes doivent être limités, reconnaît David Fattebert. Mais pour rendre les trains plus ponctuels, les CFF veulent changer d'approche:

«D'un point de vue structurel, il n'y a pas grand-chose à améliorer. Le chemin de fer est un environnement technique. Une exploitation ferroviaire sans faille n'est pas possible»
David Fattebert, chef du programme ponctualité chez les CFF

Plutôt qu'intervenir au niveau technique, Fattebert souhaite donc améliorer le service et la planification des trains. Plus de 20% des trains des CFF ont entre une et trois minutes de retard. Ils ne sont pas officiellement considérés comme retardés, mais les conséquences de ces retards sont immenses.

«Si un train a déjà 60 secondes de retard, cela peut avoir un impact immédiat sur l'ensemble du système ferroviaire», explique-t-il.

20 ans de planification

Mais la mise en place d'un réseau plus robuste est complexe. Les horaires, la programmation du personnel, les caractéristiques du matériel roulant et la disponibilité des infrastructures jouent un rôle. A ce stade, les CFF ne savent pas comment tous ces facteurs interagissent.

Autre problème, les investissements dans la ponctualité ne sont pas particulièrement populaires. «Construire de nouvelles lignes coûte beaucoup d'argent. Il faudrait repenser la politique dans ce domaine», déclare Fattebert. «Nous devons être très convaincants».

Pourtant, des exemples positifs existent. Dans le canton de Zurich, les trains régionaux sont nettement plus ponctuels qu'ailleurs en Suisse, parce que des investissements massifs y ont été réalisés. Jusqu'à présent cette année, 96,9% des trains circulent à l'heure. Pour David Fattebert, c'est le résultat de 20 ans de planification.

Le canton de Zurich n'a pas seulement investi dans l'infrastructure et la planification. Il a également ajusté les temps de parcours en tenant compte «de la réalité du terrain». La durée de plusieurs trajets a notamment été allongée. Avec le nombre croissant de clients, l'horaire devenait de plus en plus difficile à respecter.

Pour David Fattebert, cette solution pourrait s'appliquer partout en Suisse. L'ensemble de l'horaire des CFF est en cours d'analyse et de nouveaux temps de parcours pourraient voir le jour à partir de 2024.

Augmenter la vitesse

L'inconvénient est que si les trains quittent une grande gare une minute plus tôt afin d'avoir plus de temps de parcours sur l'ensemble de la ligne, certaines correspondances ne sont plus garanties. C'est pourquoi les CFF analysent également d'autres pistes:

  • Des offres différenciées selon le jour de la semaine. Le week-end, les trains pourraient emprunter d'autres itinéraires. Les excursionnistes auraient alors moins à changer de train pour se rendre à la montagne, par exemple, ce qui minimiserait le risque de correspondance manquée.
  • Plus d'arrêts dans les agglomérations. Si les trains Interregio s'arrêtaient également dans des centres plus petits, moins de personnes devraient changer de train et moins de correspondances pourraient être perdues.
  • Des vitesses plus élevées. Il est parfois possible d'augmenter la vitesse des trains, mais les CFF ne disposent pas encore d'assez de données.

La ponctualité des CFF est de 95,1% depuis le début de l'année, ce qui n'est pas un mauvais chiffre. Les différences sont importantes. Dans la Suisse occidentale, ce taux se monte à 92,4%, alors qu'il est de 94,6% entre Lucerne, Berne et Bâle et de 96,9% à Zurich et dans la Suisse orientale.

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