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Initiative SSR balayée: deux claques, ça suffit?

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Deux claques, ça suffit?

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Image: montage watson
Après avoir été humiliés une première fois en 2018 avec No Billag, les opposants à la SSR ont subi un second camouflet ce dimanche. Il est temps d'écouter le peuple: il ne veut pas d'un service public au rabais. On peut même se demander si la baisse de 335 à 300 francs se justifie.
08.03.2026, 16:1808.03.2026, 16:38

L'adage biblique invite à tendre l'autre joue. C'est ce qu'ont fait les opposants à la SSR ce dimanche, l'UDC en tête. En 2018, l'initiative No Billag avait été refusée par 71,6% des Suisses et l'ensemble des cantons. Huit ans plus tard, «200 francs, ça suffit» fait à peine mieux (sans doute parce qu'elle est moins extrême). Le texte a été refusé par tous les cantons et 62% des votants.

Est-ce assez clair cette fois-ci? Le peuple ne veut pas d'un service public au rabais. Même si les fins de mois sont parfois difficiles, même si les journalistes de la RTS ne sont pas toujours irréprochables, les Suisses sont prêts à soutenir leur SSR. Ils apprécient son offre, du moins en partie, et ce qu'elle représente pour la cohésion nationale.

Mais tout n'est pas parfait. Tout en se réjouissant du rejet de l'initiative, le PLR précisait ce dimanche:

«Le résultat du jour ne doit toutefois pas être interprété comme un chèque en blanc. La SSR doit veiller à sa neutralité politique et continuer sa mue afin de s’adapter au nouveau cadre financier qu’il lui est imposé par le contre-projet indirect.»

Effectivement, la SSR doit continuer à se réorganiser, elle doit poursuivre ses réflexions sur son avenir et son mandat. Mais pour pouvoir prendre des décisions fortes, elle a besoin de calme et de sérénité. Elle ne peut pas constamment trembler parce que son futur est suspendu à un scrutin populaire.

Alors de grâce, chers opposants, acceptez votre défaite. Par deux fois, le peuple vous a dit non. Soyons encore plus clairs: par deux fois, le souverain vous a mis une claque. Remballez votre ego et ne revenez pas dans cinq ans avec une initiative «250 francs, ça suffit» ou No Serafe.

La Suisse est un pays de droite, il suffit de regarder la composition du Conseil fédéral pour s'en persuader. Mais ne confondons pas la droite qui a le soutien du peuple et celle qui fait du bruit sur les réseaux, cherchant à provoquer, souvent avec des arguments un peu faciles aux relents de trumpisme.

Ce qui fait la force de la Suisse, surtout dans le chaos mondial actuel, c'est notre bon sens, notre tradition du consensus et notre aptitude à échanger, même avec ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord. Reconnaître sa défaite et aller de l'avant de manière constructive fait partie du système démocratique que de nombreux pays nous envient.

Au vu du résultat de ce dimanche, on peut même se demander si la baisse de 335 à 300 francs d'ici 2029, décidée unilatéralement par le Conseil fédéral et l'UDC Albert Rösti se justifie encore. Ueli Schmezer, conseiller national socialiste (BE) compte d'ailleurs interpeller le gouvernement à ce sujet dès lundi.

Qui sait si le peuple, s'il venait à être consulté à ce sujet, n'aurait pas une dernière petite claque en réserve.

Les Internautes sont persuadés que Jim Carrey a un sosie
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Pourquoi le PLR jubile après les résultats de ce dimanche
Après le scrutin de la journée, la coprésidente du PLR suisse, Susanne Vincenz-Stauffacher, est ravie. En cette année électorale, son parti est sur de très bons rails.
Lorsque la nette approbation de l’imposition individuelle est annoncée, la coprésidente du PLR, Susanne Vincenz-Stauffacher, a les larmes aux yeux. Elle nous raconte cette journée historique et replace ce résultat dans son contexte.

👉 Le déroulé complet de cette journée de votations 👈

L’imposition individuelle va passer. Vous avez remporté une victoire historique et portez la responsabilité de la plus grande réforme fiscale de ces dernières décennies. Que ressentez-vous?
Susanne Vincenz-Stauffacher: J’ai délibérément essayé de rester très détendue. Mais c’est une journée chargée d’émotion et absolument merveilleuse, une journée où l’histoire s’écrit. Et cela tombe justement le jour de la Journée internationale des femmes.
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