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La chronique RTS d'Anne-Sophie de Rous devient virale en France

Anne-Sophie de Rous dans les Beaux-Parleurs, le 22 février 2026.
Anne-Sophie de Rous dans les Beaux-Parleurs, le 22 février 2026.image: capture RTS

Cette chroniqueuse RTS fait un carton en France

La dernière chronique d'Anne-Sophie de Rous aux Beaux-Parleurs, consacrée à la mort violente du jeune Quentin Deranque en France, a tapé dans l'œil de la droite libérale outre-Jura. Des sollicitations et invitations commencent à arriver pour la jeune femme.
27.02.2026, 18:4427.02.2026, 20:16

«Quelqu’un sait qui elle est?», demande un dénommé Nicolas Moreau, dont la photo de profil est un célèbre autoportrait du peintre Gustave Courbet, le Désespéré. Visiblement conquise, cette personne ajoute:

«C'est tellement bien écrit et ça tape tellement juste que ça mérite une écoute»
Nicolas Moreau, sur X

Il est 9h36 du matin ce mercredi 25 février sur le réseau social X. Nicolas Moreau et une partie des Français découvrent Anne-Sophie de Rous, photographe à Vevey et chroniqueuse aux Beaux Parleurs, l’émission de débats du dimanche midi sur la RTS, avec Jonas Schneiter à la baguette.

Quelque chose de spécial s’est passé trois jours plus tôt sur le plateau. Mise de maîtresse de cérémonie, école gothique, touche asiatique, «l’influence du Londres excentrique où j’ai vécu», nous dira-t-elle, la jeune femme s’apprête à livrer sa chronique. Elle se lance. Il est question de «Quentin», Quentin Deranque, le jeune identitaire de 23 ans mortellement blessé par des antifascistes le 12 février à Lyon – le chef de meurtre est retenu.

Voix légèrement sourde mais posée, les yeux sur son texte, Anne-Sophie de Rous dit tout le mal qu’il faut penser de ceux qui ont tué Quentin. Les tueurs sont les «figli di papa que fustigeait déjà Pasolini», dit-elle à l'antenne, des «privilégiés de l’ordre établi (…) mués en meute meurtrière frappant à six contre un». De faux vertueux, de vrais diaboliques, comprend-on.

Et soudain Thomas Sowell fut

Dans le studio, l’assistance écoute, figée, comme au pied de la croix – Pasolini, là encore. La charge est puissante. Irrésistible. Pour sa démonstration, Anne-Sophie de Rous fait appel à un maître, comme on disait dans les humanités classiques: Thomas Sowell, un intellectuel américain. Elle ne le sait pas encore, mais ce nom va faire le tour de la Toile les jours suivants. Elle le présente au micro de la RTS:

«Cet ancien marxiste grandi dans la pauvreté à Harlem pour devenir figure tutélaire de l’Ecole de Chicago (vision libérale de l’économie) démontre dans ses ouvrages que nos conflits découlent de l’affrontement entre deux visions, la vision tragique qui accepte l’imperfection humaine (…) et la vision de l’oint, qui, au contraire, croit l’humanité perfectible par décret.»
Anne-Sophie de Rous

Les «oints» sont ces personnes qui, se croyant élues pour faire le bonheur de l’humanité, font son malheur. On l’a deviné, Anne-Sophie de Rous, qui se dit de «droite libérale», n’aime pas les antifas, ses adversaires du jour. La fin de sa chronique est assassine pour ces derniers.

Quelques jours passent et voilà que la Veveysanne est en train de se faire un nom en France. Son refus intégral du relativisme, quitte à occulter le profil idéologique de Quentin Deranque – «mais en quoi ce qu’il pense autorisait à le lyncher?», objecte-t-elle auprès de watson –, remporte tous les suffrages dans sa famille politique.

La revue Eléments, classée à droite, à l’extrême droite par ses détracteurs, salue «une excellente chronique d’Anne-Sophie de Rous sur RTS».

Le sondeur Paul Cébille, familier du système politique suisse, se réjouit que «des gens découvrent jour après jour la qualité du journalisme et des intervenants à la RadioTéléSuisse».

Sur X toujours, le directeur du site Atlantico, Jean-Sébastien Ferjou, recommande: «à écouter absolument!»

L’essayiste libéral franco-américain Alexis Karklins-Marchay, note «la pertinence du propos, la qualité des mots, la justesse de l’analyse», affirmant:

«Les délires gauchistes français, ce sont les Suisses qui en parlent le mieux»
Alexis Karklins-Marchay

Un autre essayiste, Ferghane Azihari, dont le livre L’Islam contre la modernité fait actuellement couler beaucoup d’encre, se réjouit, lui, qu’«on cite Thomas Sowell à la télévision publique. Qu'Allah bénisse ce pays.»

Anne-Sophie de Rous a manifestement remis à l’honneur sinon au goût du jour le philosophe américain. Un troisième essayiste, Samuel Fitoussi, un libéral lui aussi, que watson avait interviewé pour son livre Pourquoi les intellectuels se trompent, cite à son tour Thomas Sowell le 25 février dans une interview au site Atlantico, où, dans le contexte de la mort de Quentin Deranque, il reproche à l’extrême gauche une «réécriture idéologique de l’histoire» pour se disculper de ses fautes.

Et maintenant? Anne-Sophie de Rous indique avoir reçu «des sollicitations et des invitations en France» à la suite de sa chronique aux Beaux Parleurs. De qui? Motus et bouche cousue.

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