Examens pendant le G7: «Des itinéraires alternatifs pour les étudiants»
Cantons de Vaud et Genève réunis, ce sont environ 50 000 étudiants qui se retrouvent dans l’œil du G7 d’Evian, lequel se tiendra du lundi 15 au mercredi 17 juin. Pile la période pendant laquelle se déroulent habituellement les examens aux universités de Genève (Unige) et de Lausanne (Unil), ainsi qu’au Poly de Lausanne (EPFL). Les rectorats ont pris les devants, anticipant de possibles, sinon probables perturbations qui pourraient affecter le bon déroulement des passations d’examens.
C’est surtout pour les examens écrits que les rectorats se sont inquiétés. Egalité devant l’épreuve oblige, impossible en effet d’organiser plusieurs sessions pour un même écrit. A Genève, où une manif anti-G7 redoutée par les autorités est prévue le 14 juin, l’Unige a pris la décision d’organiser l’ensemble des écrits avant le sommet d'Evian, indique à watson le directeur de la communication de l’alma mater de la cité de Calvin, Marco Cattaneo. «Des écrits ont lieu en ce moment», explique-t-il. «Seuls les examens de l’avocature sont reportés après le G7», ajoute-t-il.
Des oraux sont eux maintenus pendant le raout des puissances occidentales. Chaque étudiant héritant d’un thème particulier, il n’est pas nécessaire d’organiser des sessions communes pour ce type d’examen.
Le directeur de la communication de l’Unige ne s’attend pas particulièrement à ce que l’Université de Genève soit prise pour cible par les anti-G7. Le syndicat étudiant CUAE (gauche radicale) est signataire de la coalition «NoG7». D'autres associations de l'Unige, engagées dans le climat, par exemple, ont aussi un regard critique sur la réunion d'Evian.
Tout comme à l’Unige, l’organisation des examens, à l’Unil, côté vaudois, sont de la responsabilité des facultés. Le rectorat n’en est pas moins sur le pont, telle la vigie scrutant les menaces à l’horizon. Contrairement à l’Université de Genève, celle de Lausanne a décidé de maintenir les sessions d’examens écrits aux dates habituelles, soit du 8 juin au 4 juillet.
Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Unil:
«Nous devons aussi compter avec la diminution attendue durant le sommet d’Evian du nombre de liaisons par bateau, le moyen de transport des étudiants de l’Unil venant de la rive sud du Léman», explique-t-elle. L’Unil se prépare à toute éventualité: à des perturbations comme à du temps calme.
A l’EPFL, son porte-parole Emmanuel Barraud indique que les dates de sessions d’examens restent en place malgré le G7. Les étudiants sont appelés à restituer leurs connaissances du 15 juin au 4 juillet.
