Voici l'«histoire importante» de Nathalie Baye avec la Suisse
L'actrice Nathalie Baye, décédée vendredi soir, avait «une histoire assez importante» avec les réalisateurs suisses, estime le directeur de la Cinémathèque suisse Vinzenz Hediger. Un de ses premiers grands rôles au cinéma, c'était dans «La Provinciale» de Claude Goretta.
Elle a également travaillé à deux reprises avec Jean-Luc Godard, pour «Sauve qui peut (la vie)» en 1981 et «Détective» en 1985. «Donc il y a ce lien assez important», a déclaré M. Hediger à la RTS. L'actrice a d'ailleurs reçu son premier César, celui du meilleur second rôle féminin, pour sa prestation dans «Sauve qui peut (la vie)».
«C'est une des rares actrices qui a collaboré à la fois avec Jean-Luc Godard et Steven Spielberg», ajoute le directeur de la Cinémathèque suisse. Cela montre «ce dont elle était capable de faire», de la télévision au film policier et des comédies aux grands drames.
«Du cinéma commercial, mais aussi expérimental»
«Les films de Godard dans les années 90 étaient vraiment du cinéma commercial, mais aussi expérimental», ajoute Vincenz Hediger. Et de souligner sa capacité à «s'adapter à des genres différents et des scénarios différents». Selon lui, «c'est vraiment une carrière étonnante».
Plus récemment, Nathalie Baye a tourné à deux reprises sous la direction d'un autre Suisse, Frédéric Mermoud, pour «Moka» en 2016 et pour la série «Criminal: France» en 2019. Le Valaisan a salué une actrice «protéiforme» et «libre»: elle «n'avait pas peur de faire un premier film ou un deuxième film, et ensuite d'enchaîner avec une production beaucoup plus importante», a-t-il déclaré.
Nathalie Baye était aussi quelqu'un de «très accessible», a-t-il relevé.
Mais plutôt une actrice «qui était au service d'un projet. Elle avait un peu cet esprit presque de troupe de théâtre», a-t-il ajouté, saluant «son goût ou son éthique de l'effort». (sda/ats)
