Cette pratique de mendicité revient dans les trains CFF
Un quai CFF comme les autres, un samedi après-midi de fin février. Un homme sollicite de l'argent auprès des passagers qui attendent. Lorsque le train rapide en direction de Berne entre en gare, le mendiant monte dans le premier wagon à deux niveaux de la moitié arrière du train, accompagné d'un autre homme.
A peine le train a-t-il démarré qu'une femme, dans le wagon qui précède, distribue en hâte un paquet de mouchoirs en papier dans chaque compartiment et y dépose un billet blanc. Sur la photocopie, on peut lire:
Un phénomène par vagues, selon les CFF
Peu après, la femme fait demi-tour dans le wagon, sort son téléphone et récupère la marchandise auprès de tous ceux qui n'ont rien payé et quitte le train rapide. Il s'est avéré par la suite que, faute de personnel suffisant, aucun contrôleur des CFF n'était monté à bord de ce convoi.
La mendicité est interdite dans les trains et les gares des CFF, et une porte-parole le confirme. Le règlement le précise par ailleurs explicitement. La porte-parole indique:
Le fait que des messages écrits et des objets soient déposés à la vente n'est pas nouveau. Beaucoup pensent pourtant qu'on ne se retrouve confrontés à cette pratique qu'à l'étranger.
Des voyageurs signalent parfois de tels cas aux CFF. La porte-parole précise que le personnel écarte systématiquement les personnes qui mendient. En cas de récidive, une plainte est déposée.
Ce qu'il est possible de faire
Les CFF recommandent de signaler les personnes qui mendient à la police des transports. Cela vaut également pour les passagers qui se sentent mal à l'aise ou en danger. Le numéro de téléphone correspondant est affiché dans tous les trains des CFF: 0800 117 117. Pour assurer la sécurité de sa clientèle, les CFF collaborent étroitement avec différents corps de police et d'autres partenaires.
Actuellement, les CFF emploient à eux seuls quelque 26 000 caméras vidéo dans les trains pour protéger la clientèle et le personnel. A cela s'ajoutent des caméras de surveillance dans l'espace public.
Les données vidéo sont protégées contre l'accès de personnes non autorisées. Dans les cantons de Genève et d'Argovie, les caméras installées dans les gares concernées sont utilisées non seulement par la police des transports, mais aussi par les polices cantonales. Une convention d'exploitation commune a été conclue à cet effet.
Les trains modernes sont équipés de boutons d'urgence situés à l'entrée des wagons, qui feront partie de l'équipement standard à l'avenir. «En actionnant le bouton d'urgence, une connexion directe est établie avec la centrale d'intervention de la police des transports», précise la porte-parole.
