Contrôle CFF: cette règle méconnue suscite des critiques
Début avril à Genève, Agnès* voyage sans titre de transport valide lorsqu’un contrôle a lieu dans sa rame. Pensant encore bénéficier d’un demi-tarif, elle tente d’en discuter avec l’agent, en vain, relaie 24 heures.
Quelques jours plus tard, la facture reçue lui réserve une surprise: 25 francs s’ajoutent à l’amende de base. En cause? un supplément lié au temps consacré au contrôle, estimé entre «une et quatorze minutes». La voyageuse assure pourtant que l’échange n’a duré qu'«au maximum deux minutes».
La trentenaire dénonce un coût «caché» et «injuste»: selon elle, les passagers se retrouvent à payer eux-mêmes le temps passé à être verbalisés. Elle s’interroge aussi sur les conséquences pour des profils comme les touristes ou les personnes âgées, susceptibles de poser des questions en cas d'amende.
Contactés par notre confrère, les CFF renvoient à l’Alliance SwissPass, qui fixe les règles tarifaires. Sa porte-parole indique que ces frais supplémentaires existent de longue date, mais ne s’appliquent pas aux cas ordinaires. Lorsque le voyageur décline simplement son identité sans pépins, la procédure standard n’est pas facturée.
Règle peu connue du grand public
En effet, d'après les explications des Chemins de fer, ce supplément vise uniquement les situations où le comportement du passager entraînerait une charge de travail nettement plus élevée pour le contrôleur, par exemple en cas de refus de décliner son identité.
SwissPass insiste: il ne s’agit pas de chronométrer chaque contrôle, mais de distinguer les cas générant un surcroît réel de travail. L’organisation ne se prononce pas sur d’éventuels abus de la part des contrôleurs dans un tel contexte.
Agnès assure quant à elle avoir bel et bien coopéré: elle conteste aujourd’hui ce supplément auprès des CFF. Peu connue du grand public, selon notre confrère, cette règle peut en effet surprendre les usagers. (dag)
