Les pays de l'Opep+ augmentent leur quotas de production de pétrole
L'Arabie saoudite, la Russie et cinq autres pays de l'Opep+ ont augmenté comme prévu leurs quotas de production de pétrole, une décision visant à afficher la continuité du groupe après le séisme du départ des Emirats arabes unis.
Ensemble, l'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie et Oman ont augmenté leurs quotas «de 188'000 barils par jour», pour le mois de juin, selon le communiqué publié sur le site de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Pas de production supplémentaire
Cette augmentation sur le papier ne pourra très probablement pas se matérialiser en production supplémentaire: les principales capacités inexploitées de l'Opep+ se trouvent dans les pays du Golfe dont les exportations sont obstruées par le blocage du détroit d'Ormuz, orchestré par l'Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le choc est essentiellement réparti entre l'Arabie saoudite, l'Irak, le Koweït, et bien sûr les Emirats arabes unis, dont la production ne sera plus comptabilisée parmi celle de l'alliance (l'Iran est membre de l'Opep+ mais n'est pas soumis à des quotas).
La Russie est gagnante
C'est à la Russie, le deuxième plus gros producteur du groupe, que profite le plus la situation avec des prix très élevés de l'énergie, mais elle semble avoir déjà bien du mal à produire au niveau de ses quotas actuels.
Pour l'Opep+, le risque est aussi que d'autres pays soient tentés de partir: le Kazakhstan et l'Irak ont par exemple souvent été pointés du doigt pour avoir dépassé leurs quotas. (btr/ats)
