Hantavirus: trois évacuations prévues sur le navire sous surveillance
Deux membres d'équipage malades et une personne cas contact vont être évacués dans les prochaines heures via le Cap-Vert d'un navire suspecté d'être un foyer d'hantavirus. Le bateau devrait ensuite repartir vers les Canaries ou les Pays-Bas, a indiqué mardi une représentante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le MV Hondius pourra quitter l'archipel du Cap-Vert après l'évacuation médicale de ces trois personnes au port de la capitale, Praia. Les malades et le cas-contact seront conduits par ambulance à l'aéroport, proche de la ville, d'où elles seront évacuées par avion, a précisé Ann Lindstrand.
Le MV Hondius reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert, avec actuellement à bord 88 passagers et 59 membres d'équipage de 23 nationalités. Depuis dimanche, le navire de croisière mouille au large du port de Praia où il n'a pas été autorisé à accoster.
L'OMS a fait état dimanche de trois morts liés à ce possible foyer d'infection à hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur ce navire. Ann Lindstrand a ajouté que des discussions étaient toujours en cours sur la destination finale du bateau.
Des échanges ont lieu entre les différentes autorités de santé d'Espagne, des Pays-Bas, du Cap-Vert et l'OMS.
De son côté, le gouvernement espagnol a fait savoir que si les «cas symptomatiques ainsi que les contacts à haut risque» étaient évacués via le Cap-Vert, «il n'y aurait, à (son) avis, aucune raison clinique d'effectuer une escale aux îles Canaries, sauf si de nouveaux cas symptomatiques apparaissaient pendant le trajet entre le Cap-Vert et les îles Canaries». «Dans ce cas, en vertu du principe de port secours, une prise en charge serait justifiée», a déclaré le gouvernement espagnol à la presse.
Selon la responsable de l'OMS, «deux membres d'équipage (sont) malades avec des symptômes et ils feront partie des personnes qui seront évacuées médicalement» du bateau, a-t-elle affirmé. Leur état est stable. Les équipes médicales qui les ont examinés «plusieurs fois» ont estimé qu'ils «n'avaient pas besoin d'être hospitalisés», a-t-elle dit.
La troisième personne, qui a été en «contact proche» avec l'un des malades gravement atteints, doit également être évacuée. «Cette personne est désormais en bonne forme et asymptomatique; cependant, elle a développé une légère fièvre il y a deux jours et il a été considéré plus sûr de l'évacuer», a-t-elle ajouté.
L'agence de presse néérlandaise ANP, citant le ministère néerlandais des Affaires étrangères, a indiqué que ces trois personnes parmi lesquelles un ressortissant néerlandais seraient acheminées aux Pays-Bas pour une prise en charge médicale.
Passagers recherchés
L'OMS a par ailleurs annoncé effectuer des démarches pour retrouver les plus de 80 passagers à bord de l'avion dans lequel une croisiériste néerlandaise contaminée à l'hantavirus a été transférée depuis l'île de Sainte-Hélène vers Johannesburg où elle est décédée à l'hôpital.
Cette Néerlandaise de 69 ans, dont le mari de 70 ans est décédé à bord du bateau, avait été débarquée à Sainte-Hélène le 24 avril «avec des symptômes gastro-intestinaux» pour ensuite embarquer le lendemain pour Johannesburg, en Afrique du Sud indique l'OMS.
«Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers» de l'avion qui effectuait cette liaison, a ajouté l'organisation dans un communiqué. Il s'agit d'un vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril, avec 82 passagers et six membres d'équipage à bord, a indiqué la directrice des ventes et du marketing chez Airlink. (mbr/ats)
