Une parole rassurante de William, un murmure d’initié, l’éclat d’une mèche de cheveux bruns, l'ombre d'une fossette. Le moindre indice est bon pour raviver les rumeurs d'un retour imminent de notre princesse adorée.
La semaine passée, il aura suffi de deux mots. «Très bientôt». Une formule vague, mais porteuse d'espoir. Deux mots piochés dans une lettre de la princesse de Galles adressée à son régiment, les Irish Guards, pour s’excuser de son absence prévue de longue date à la répétition générale de Trooping the Colour, le 8 juin.
Il n'en fallait pas plus pour faire bondir les fans et les réseaux sociaux. «Très bientôt»... Ce samedi au balcon du palais de Buckingham, par exemple? La princesse pourrait-elle gratifier le public d'un coucou de la main surprise, à l'issue de la cérémonie annuelle la plus importante du calendrier royal? C'est du moins ce que pense la spécialiste royale du magazine Point de vue, Maud Garmy, sur X. «Ça sent le teasing pour le balcon», note-t-elle avec espoir. «Ce serait un come-back de dingue!» renchérit un internaute.
Difficile d'en vouloir aux amateurs transis de royauté. Après tout, la monarchie britannique est une fabrique à rêveries et à fantasmes. Kate nous manque. Moi la première. En l'absence d'informations claires, d'un «non» catégorique, d'un «circulez, y'a rien à voir» dont la Firme s'est fait une spécialité, il semble tout naturel de douter.
La faute est plutôt à chercher du côté du palais.
Un flou artistique intolérable. D'autant qu'on sait désormais le palais capable de communiquer. Il l'a parfaitement démontré, en tenant le public informé à l'avance de l'absence de la princesse de Galles à la répétition générale du 8 juin.
L’espoir vit mal la contrariété. En particulier de dernière minute. Le vide laissé par Kate samedi prochain au balcon de Buckingham menace d'être aussitôt comblé par l'inquiétude fiévreuse de ses sujets. Si le roi Charles, 75 ans, également atteint d'un cancer, peut assister à la cérémonie, pourquoi pas elle? Fait-elle si peur à voir qu'une apparition publique de quelques secondes serait pire qu'une disparition prolongée?
Sans parler de la nouvelle vague de rumeurs et de théories du complot que ne manquera pas de prendre le relais. Les conspirateurs ne sont jamais bien loin. Sauvages, affamés, prêts à bondir. La future reine d'Angleterre a été aperçue officiellement pour la dernière fois il y a plus de six mois. Nombreux sont ceux à remettre en doute la véracité de la vidéo du 22 mars, dans laquelle elle annonce son diagnostic de cancer. Le soi-disant résultat d'une intelligence artificielle, d'un hologramme, ou que sais-je.
Evidemment, il n'en est rien.
En attendant, plusieurs experts et initiés ne laissent guère de place au doute. Il est «incroyablement improbable» que la princesse de Galles assiste à Trooping the Colour, a réitéré mardi l'auteure royale Ingrid Seward. Quand une autre source proche du couple a déclaré au Daily Beast que la note adressée aux Irish Guards ne devait pas être «suranalysée».
«Ce serait merveilleux, bien sûr, mais plus que bizarre étant donné qu'elle s'est retirée de la revue du colonel», achève un autre. Patience. Le grand retour viendra. Très bientôt.
La princesse a insisté sur son désir de gérer sa maladie dans l'intimité, en privé, loin des projecteurs. Et elle y a droit. S'il est désormais du devoir du palais de la protéger, d'ériger des barrières, de dire «non» aux amateurs gourmands en manque de nouvelles, il n'a pas le droit de jouer avec nos nerfs et de maintenir un suspense inutile.