Viol, somnifères et vidéos: le procès du fils de la princesse de Norvège continue
Une troisième victime présumée a expliqué vendredi devant le tribunal d'Oslo qu'elle était épuisée, ivre et sous l'emprise de somnifères au moment du viol dont est accusé Marius Borg Høiby, le fils de la princesse héritière de Norvège.
Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon en 2001, Høiby, 29 ans, doit répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences sur d'ex-compagnes.
Le jeune homme conteste les accusations les plus graves, notamment les viols présumés, passibles au total de jusqu'à 16 ans de prison.
Pas en état de résister
Vendredi, la troisième victime présumée de viol, luttant contre les larmes, est revenue sur son état aux petites heures du 24 mars 2024 quand, après une fête, elle a invité l'accusé chez elle à Oslo.
Après un rapport sexuel consenti, Høiby est accusé d'attouchements sur la jeune femme alors qu'elle n'était pas en état de résister et de l'avoir filmée à son insu, un autre chef d'inculpation.
«Je n'aurais jamais accepté»
En proie à des insomnies, elle dit avoir pris des somnifères cette nuit-là.
Høiby, vu en train de dessiner sur un cahier au début de l'audience, doit donner sa version des faits dans l'après-midi.
Cinq vidéos saisies
La Cour a visionné cinq vidéos saisies chez lui: selon le parquet, la première montre des rapports consentis et les quatre autres le viol dont le fils de la princesse est accusé.
Déclenchant le pire scandale que la famille royale norvégienne ait jamais connu, Høiby avait été arrêté le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne la nuit précédente.
L'enquête, notamment l'exploitation des photos et vidéos retrouvées sur les différents téléphones et ordinateurs de l'accusé, avait conduit la police à l'inculper également pour viols sur des femmes qui n'étaient pas en état de résister.
Trois témoignages à ce jour
Les trois victimes qui ont témoigné à ce jour n'ont réalisé qu'elles avaient, selon l'accusation, été violées qu'ultérieurement, lorsque la police leur a montré les images et leur a expliqué leur caractère potentiellement répréhensible.
Høiby a martelé ces derniers jours ne pas avoir «pour habitude d'avoir des rapports sexuels avec des femmes qui dorment». (sda/ats/afp)
